@yoananda2
Oui, sur le
choix de la société dans laquelle on veut vivre et du mode d’organisation
politique, il n’existe que des opinions subjectives, je ne vois pas comment il pourrait
en être autrement, il n’existe pas dans l’ordre politique des vérités absolues situées
en surplomb des subjectivités humaines ( ou alors il faut pouvoir dire lesquelles
et le prouver, bonne chance) qui permettrait de décréter qu’on a absolument raison
ou tort.
Le fascisme
sera souhaitable pour ceux qui désirent vivre dans une société fasciste mais il
sera à rejeter pour ceux qui ne pensent pas comme eux. Si la majorité des gens
sont fascistes et désirent vivre dans une société fasciste, oui, elle dira que c’est
très bien ainsi. Et la minorité qui s’oppose à ce régime dira le contraire. Si
la majorité estime que le fascisme est un régime pernicieux qui est à rejeter,
alors elle considérera qu’il faut changer de régime pendant que la minorité qui
soutien ce régime s’en réjouira. Et dans les deux cas, les minorités estimeront qu’elles ont raison sur la majorité mais c’est aussi le produit de leurs subjectivités.
Pour ce qui
est du bien commun, il est lui-même un concept très subjectif, il suffit d’en
faire l’archéologie pour se rendre compte qu’il a plusieurs significations
différentes en philosophie politique, le bien commun des aristotélicien n’est
pas celui des thomistes qui n’est pas non plus celui des rousseauistes, des communistes ou des fascistes.