ce monsieur nous dit implicitement que quelqu’un qui n’est pas dans la doxa est incapable de penser par lui-même ; a contrario, être dans la doxa c’est penser par soi-même.
Vu qu’il est incapable de penser cette chose simple, penser comme lui c’est penser comme un idiot, autrement dit ne pas penser du tout.
Résumons : les complotistes ne pensent pas par eux-mêmes et les autres ne pensent pas du tout. Ils sont dans le prêt à penser.
L’information truquée et la fabrique du prêt-à-penser Philippe Joutier (Auteur)
Paru le 30 mai 2020
« Résumé
Attention ! Si vous êtes sûr que la terre est plate,
que personne n’est allé sur la Lune, que la seule médecine efficace est
la médecine ayurvédique, que Nostradamus a été capable de prédire
quelque chose, que l’énergie du vide ou l’économiseur d’essence nous
sont délibérément cachés, que le complexe d’Œdipe est indiscutable et
que l’on peut faire confiance à l’éducation, alors surtout, n’achetez
pas ce livre ! Entre la crédulité des complotistes, et l’excès de
confiance des naïfs, facilement manipulables, comment conserver le juste
recul réflexif ? Comment garder l’esprit curieux, mais pouvoir aussi
résister à la séduction des discours pseudoscientifiques qui en jettent ?
ou à l’intox politique ? L’auteur s’est intéressé à l’évolution de la
narration politique, éthique ou scientifique dans le discours éducatif,
dans les médias et aujourd’hui dans les réseaux sociaux. Il prend pour
exemple l’évolution de la morale et sa conséquence la plus spectaculaire
: la transformation de la guerre en produit commercial. Dans le même
ordre d’idées, l’auteur s’est également interrogé sur l’inflation des
impostures scientifiques ou sur le paradoxe de ces avancées
indiscutables, pourtant réalisées à partir de démonstrations fausses ou
truquées. Et de rappeler les bienfaits supposés de la radioactivité et
du radium dont on enveloppait les bébés et que l’on introduisait dans
les dentifrices ou les crèmes de beauté, il n’y a pas si longtemps.
Entre le doute qui dérange et la certitude qui rassure, nous choisissons
la certitude, faute de perdre du temps à douter. Nous nous faisons
ainsi manipuler commodément, victimes consentantes de cette absence de
vérification, alors que paradoxalement, par les vertus du net,
l’humanité n’en a jamais disposé d’autant de possibilités. Trouvant de
plus en plus insupportable le discours moralisateur dominant, l’auteur
tente d’y résister par une réflexion décapante qui met en garde contre
les affirmations faciles et tout ce qui parait aller de soi, quitte au
passage à démonter certaines prétendues évidences. »
Résumé :
« Dans
un ouvrage percutant, Jean-Emmanuel Ducoin distille un bouquet
d’aphorismes qui aident à résister au consensus mou de la bien-pensance
médiatico-politique en vogue.
Il
est mal vu de...petit inventaire des interdits quotidiens. de
Jean-Emmanuel Ducoin, Éditions Michel de Maule, 2010, 100 pages,
10euros. Il est mal vu de… Petit inventaire des interdits quotidiens,
Une pensée fine sous un phrasé ciselé. Ainsi pourrait-on définir le
dernier opus de Jean-Emmanuel Ducoin, rédacteur en chef de l’Humanité et
bloc-noteur hebdomadaire impénitent du même journal. L’auteur nous
livre avec talent un bouquet d’aphorismes qui vous rebrousse le poil
consensuel, un petit florilège de pensées, certes, mais sauvages, dans
la latérite du désert de la pensée dominante. Et l’ouvrage vous fait du
bien tant il démange, rabote, tourneboule, gueule à votre place quand
vous ne supportez plus le consensus mou de la bienpensance
médiatico-politique… »