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perlseb (---.---.19.59) 5 mai 2011 17:46

J’ai peut-être fait une confusion avec le "epapel" d’Agoravox que vous n’êtes peut-être pas, mais il m’avait clairement dit que le travail n’était pas un gâteau que l’on partage.... Or cette affirmation qui veut que plus on travaille, plus on gagne et plus on donne du travail aux autres, est une affirmation de libéral qui veut que les salariés rentrent en concurrence entre eux pour le peu de travail qui existe (ce qui a tendance à faire baisser les salaires en augmentant le chômage).
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Et tous ceux qui affirment ça n’ont aucune explication concrète à donner sinon des chiffres macroéconomiques (et c’est votre spécialité). Or on fait dire ce qu’on veut aux chiffres macroéconomiques : on extirpe, de milliers de paramètres, 2 ou 3 qui vous intéressent sur une période choisie où leur évolution vous arrange et hop, CQFD, ignorant tous les autres paramètres, jugés négligeables pour la pseudo-démonstration.
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Encore des perles de votre raisonnement macroécomiques :
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Le nombre de fonctionnaires et les dépenses de l’État et des collectivités locales n’ont pas cessé d’augmenter entre 1973 et 2001.
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C’était en réponse au fait que la loi de 1973 avait grévé le budget de l’état. Avez-vous entendu parler du baby-boom ? Si la population active augmente fortement, le nombre de fonctionnaires, à proportion constante, aussi. Quant à savoir si en relatif, le nombre de fonctionnaires à augmenté ou baissé, il faudrait aussi voir l’évolution des prélèvements obligatoires (population active, taux de prélèvements obligatoires : ces paramètres sont importants)... Donc je maintiens mon affirmation, même si mon raisonnement était simpliste : pour un même taux d’imposition sur la période, le nombre de fonctionnaires auraient pu augmenter plus si on n’avait pas été obligé de donner aux riches à travers la loi de 1973 qui a forcément grévé le buget de l’état. Et donner aux riches n’est jamais dans l’intérêt général : ils peuvent délocaliser à l’étranger, ou spéculer, il vaut mieux taxer moins les petits commerçants ou artisans qui pourront créer des emplois en France. Je ne suis pas pour la création d’emplois de fonctionnaires improductifs mais plutôt pour la baisse des impôts des plus modestes qui ne vont pas utiliser leur argent ailleurs qu’en France. Et sans la loi de 1973, on aurait moins prélevé les gens pour un même budget.
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transformer des travailleurs en retraités, multiplier les emplois aidés et mettre en place les 35h n’ont pas fait reculer le chômage que je sache.
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Qu’est-ce que vous en savez ? Quel aurait été le chômage s’il n’y avait pas eu les 35h ? Encore une affirmation gratuite à partir d’un pseudo-raisonnement macroéconomique qui n’a aucune valeur. Nous serions peut-être à 20% de chômage officiel (comme en Espagne) si nous n’avions pas pris ces mesures là en leur temps et personne ne peut me contredire, puisqu’on n’en sait rien.
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Je suis pour le partage du travail utile et je n’ai jamais parler de subventionner des emplois non productifs. Mais nous n’aurions pas besoin de créer des emplois bidons à la pelle pour occuper les jeunes diplômés si le peu de travail utile et bien rémunéré était partagé. Dites-moi pourquoi il est très compliqué (voire impossible) pour les gens bien payés de travailler à mi-temps (quand financièrement, cela serait tout à fait possible), alors que le mi-temps devient la règle pour les emplois mal rémunérés (caissières, services à domicile,...), justement là où il n’est pas possible de vivre avec un mi-temps ? Je propose de partager les emplois bien payés, de favoriser le travail à temps partiel pour les bon salaires et d’éliminer les emplois mal payés ou de les rendre à temps complets : que chacun puisse vivre de son travail.
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Je crois que, comme l’auteur, vous n’avez pas pris la mesure de la disparition du travail utile. Forcément, si la productivité augmente avec les machines, si on veut travailler autant, il va falloir consommer plus (donc plus de gadgets, plus de destruction de la planète mais surtout, il faudrait augmenter les salaires pour permettre cette surconsommation). La seule solution viable sur le long terme est de diminuer le temps de travail. J’ai travaillé dans de nombreuses boites privées et connu 2 rachats, un changement de statut (les jeunes avaient des contrats de travail moins intéressants que leurs ainés), pour ces 3 cas et pour toutes les autres expériences, les boites connaissaient toutes des restructurations où tous les employés craignaient pour leur propre emploi... La réalité du monde privée, elle est là. Le travail est précarisé à l’infini (boites d’intérim, SSII), les boites n’ont presque plus d’effectif stable. Et en plus, on crée beaucoup de travail improductif (et privé) par complexité arbitraire (fiscalité, lois sociales, harmonisation comptable,...). Le travail utile est simplement très très rare.
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Si vous et l’auteur ne comprenez pas qu’on peut avoir le même niveau de vie en travaillant moins quand la productivité augmente, alors vous êtes incapable d’expliquer les 200 dernières années d’évolution sociale. Et comme la productivité continuer d’augmenter, il est parfaitement suicidaire (chômage massif en vue) de chercher à augmenter à nouveau le temps de travail. Le progrès c’est bien la diminution du temps de travail avec une absence complète de travail comme limite (temps intégralement occupé en loisirs, arts, musique, sport, recherche,...) les machines travaillant pour nous avec une qualité irréprochable. Mais le capitalisme n’autorise pas un tel progrès puisque seul le travail permet d’avoir un revenu pour celui qui ne possède aucun moyen de production (capital). Le progrès passera forcément par le remplacement du capitalisme et tout ce que ces chers économistes auront appris (capital, création monétaire, banques, bourse,...) n’aura plus aucun sens... Mais on peut choisir de régresser aussi, pour garder ce bon vieux capitalisme, en tout cas, c’est ce que l’on fait en ce moment...




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