Machiavel tu parles d’honnêteté, et encore une fois tu n’es absolument pas honnête. Les mots ont un sens, et ton emploi de termes fallacieux est tout sauf honnête.
Mélenchon ne va pas "s’unir au PS au second tour". S’unir, ça a un sens, et ce n’est pas ce qui va arriver.
Mélenchon ne participera pas à un gouvernement PS. Mélenchon et le PG sont plus que frileux sur un accord aux législatives avec le PS. Une partie (MINORITAIRE) du PC, a soutenu la candidature Chassaigne, qui ne cachait pas son désir d’alliance avec le PS au second tour, voire dès le premier tour. La motion Chassaigne a été écrasée, tout comme la motion des vieux Stal.
L’enjeu est de faire le plus gros score possible au premier tour pour que la dynamique de souveraineté vis à vis du PS l’emporte sur les tentations d’une partie du PC de fricoter avec le PS. Il n’y absolument aucun doute sur les manoeuvres présentes et futures de la tendance minoritaire de Chassaigne, qui a PERDU au sein du PC. Même parmi ceux qui avaient voté pour lui ou l’autre Stal (qui curieusement est assez en phase avec les discours du FN sur l’Islam et l’immigration), il y a de nombreux militants qui ont été séduits par la perspective proposée par Mélenchon.
Donc puisque vous répétez inlassablement vos même mensonges et simplifications (qui arrangent bien votre vision fantasmatique de la réalité politique), je répète inlassablement la vérité : seule une partie minoritaire du PC est pour une alliance gouvernementale avec le PS et surtout pour des arrangements qui les préservent dans les départements. Mais la tendance qui va dominer la dynamique du front de gauche dépend du score de Mélenchon au premier tour : un score élevé favorisera le courage politique et l’indépendance vis à vis du PS aux législatives, tandis qu’un score mitigé favoriserait le repli sur les ambitions à courte vue : ce premier tour va être déterminant pour l’avenir du FdG.
Évidemment que Mélenchon voterait Hollande si ce dernier était opposé à n’importe quel candidat de droite (y compris Bayrou). Mais si la dynamique porte le FdG à faire un gros score au premier tour et aux législatives, le PS va devoir gouverner sans majorité, et donc composer avec l’opposition du FdG, et la politique menée ne sera certainement pas la même que celle de Sarko. Comment le PS pourrait-il gouverner s’il n’a pas les votes suffisants à l’assemblée ou au congrès ? La force du FdG dans une telle configuration serait énorme même si ce serait aussi une position très compliquée : en période de crise, une telle instabilité pourrait ouvrir des horizons insoupçonnés... Mais encore une fois, tout dépend du score de Mélenchon au premier tour.