@yoananda
Faut
pas pleurer, je sais que tu critiques le libéralisme, moi aussi d’ ailleurs,
reste que toi et moi avons des catégories implantées dans notre esprit par la
modernité libérale et il est très difficile de s’en défaire.
Ton
commentaire en détail (je déclare forfait sur les biais que tu as mentionné, si
on entre là dedans ce sera trop long) :
-Je comprends mieux pourquoi tu refuses de
voir la réalité de la plus grande majorité
R /Yoananda,
je te rassure, je ne suis pas aveugle, toi et moi voyons la même chose. Mais de
là à universaliser ce que l’on voit et faire comme si il en est ainsi à tous endroit
et à tout moments, non, c’est trop simpliste. Il faut voir les processus
historique dans leurs globalités pour conclure que ce que l’on voit à l’
instant t a toujours été.
-Sur le darwinisme
La lutte de
tous contre tous, les plus fort survivant, les plus faibles étant subjugué,
chacun se préoccupant de ses intérêts bien compris est une réalité
incontestable le passé et le présent le démontrent assez bien !Sauf
que c’est
au niveau de l’échelle de ces guerres incessantes et perpétuelle que les
libéraux se gourent : ce ne sont pas des unités individuelle isolés qui se
livrent ces guerres, mais c’est bien au niveau de groupes fédérateurs
qu’elles ont lieu. Au sein de ces groupes fédérateurs, on retrouve de la
solidarité, du partage, du sacrifice, certains acceptant de mourir pour
l’intérêt du groupe .Je ne dis pas qu’au sein de ces groupes tout va bien, il
existe des antagonismes sociaux à des degrés différents et lorsqu’ils sont trop
exacerbés, le groupe implose.
Le darwinisme des individus des
libéraux est infondé, le darwinisme des groupes est lui une réalité observable
historiquement !
Cela s’explique par le fait que l’exigence de descendance
collective prime sur l’exigence de descendance individuelle.Malgré
ce que les idéologies individualistes modernes en disent, l’homme est fondamentalement social. Dans les sociétés
humaines, les individus ne
sont que des pièces jetables du système fédérateur. La conjonction de la nature
et de la culture pousse les êtres humains à rechercher non pas la propagation
de leur descendance mais celle du groupe auquel ils se rattachent (qu’est ce
que mourir à la guerre si ce n’est se sacrifier au nom du groupe ?).
Les individus ne comptent
pas, c’est le groupe qui est vainqueur ou qui est subjugué.
-En plus, ces histoires de communautés religieuses
ont très souvent un prix à payer
R /Il y’
a toujours un prix à payer. Les Spartiates ont rejeté la mollesse, le confort,
les commodités pour la rudesse, le partage, la fraternité, l’art de la guerre.
Mais pour eux, dans ce paradigme il était vital d’endoctriner rudement leurs
enfants et de réduire les hilotes en esclavage. Il n’empêche qu’entre eux, la
camaderie et le partage était de règle !
-Le "nous sommes amour et partage" c’est juste une vitrine
commerciale.
R /
Toujours le même problème : n’universalise pas ! Dans l’histoire on
peut voir que cela a existé et même de nos jour cela existe.
-Quand on parle d’un système économique — a
l’échelle mondiale qui plus est — (ce qui était le sujet il me semble) on ne
peut pas rétorquer qu’il y a quelques poches debisounours de ci de la qui subsistent.
R / C’est la raison pour laquelle il est important de comprendre
les processus historique et de comprendre comment nous en sommes arrivés là.
C’est lié à la dynamique capitaliste, le monde tel qu’il est
aujourd’hui n’a pas toujours été ainsi !C’ est long à expliquer mais je
peux revenir là-dessus !