"Le pire sur ta fixation sur orelsan est qu’elle semble
empreinte d’envie, et pour quelqu’un qui fait sa fierté d’être indépendant
c’est assez désolant. " le niveau est tellement bas... dire
ça pour Vaquette qui assume autant son désir de gloire sans fausse pudeur (et
qui en plus dit ici explicitement putain
il me pique la place de gros provocateur de mes rêves (rêves qu’il assume dans
la partie sur mort aux juifs comme dans celle sur le roman, t’es pas obligé de
tout te taper si ça t’intéresse pas, mais tu serais bien aimable d’au moins la
fermer quand tu ne sais pas de quoi tu parles), mais bon respect, il a des punchlines vraiment trop puissantes),
c’est juste rien dire et faire une allusion creuse, tu parles d’envie alors que
le rapport de Vaquette à son jeune collègue me semble à moi plein d’élégance,
et en même temps toi tu viens poster un commentaire déprimant (parce que vain
et plutôt malveillant) sans la
légitimité d’un vrai truc à dire, tu parles de "fixation" alors qu’il
énonce plein de bonnes raisons pour qu’Orel vienne à ce moment dans la vidéo
comme cas d’école pour son raisonnement, après Dieudo et avant Vuillemin et
Costes si t’as pas suivi le plan, tu es de mauvaise foi ou tu es bête, ça te
regardes, mais grossir les traits pour pouvoir la ramener et clasher, c’est
assez pitoyable.
Là où Vaquette est fier et indépendant, c’est que malgré ses
désirs de gloire, il a toujours refuser le moindre compromis. Et là où le cas
Orelsan est intéressant, c’est que Vaquette espérait quand même gagner à la fin (ou
en tout avoir cas une carrière beaucoup moins confidentielle) en étant exigeant,
je rappel que si aujourd’hui on encense Dieudo qui vaut pas grand chose pendant que Costes est presque un clochard, Reiser
a eu du succès de son vivant, le Café de la gare a eu un vrai public, les
Bérurier noir ont vendu des tonnes de disques... Bref qu’il faille aujourd’hui
absolument sucer des bites pour avoir du succès, ou crever dans l’underground,
c’est vrai, mais ça n’a pas toujours été le cas, en tout cas pas de manière
aussi radicale (peut être qu’Orel aurait fait moins de compromis en pleine
période de l’alternatif français ?), je rappel que le dernier spectacle de
Vaquette parle entre autre de ça, comment suite à une évolution historique où
la France est devenue de plus en plus vieille et sécuritaire le Hara-kiri de
l’époque ne serait plus possible (c’est Soral ou Dieudo qui sont possibles).
D’ailleurs, outre le manque d’originalité que ça suppose (et
l’absence de culture, en France y’a eu les Lucrate-Milk, Wampas avec une
période maxi crête sur scène, et toi tu vannes Vaquette avec M...), ton
intolérance à son look, et la haine de l’excentricité en général, rentre à mon
avis tout à fait dans l’évolution liberticide de la France telle qu’elle est dénoncée dans la conjuration de la peur.
Reprocher à Vaquette de manquer de cœur, faut oser, c’est
peut être justement parce qu’il est aussi viscéralement contre notre époque
qu’aussi peu de gens se reconnaissent dans son travail pour reprendre ta
formulation (encore que moi je ne cherche pas à me reconnaître dans Sade ou
Boby Lapointe, mais surtout que ce qu’ils ont de particulier m’enrichissent et m’ouvrent
des pistes). Vaquette ne s’en prend pas à un ennemi facilement identifiable qu’il suffirait de combattre pour que le monde tourne mieux, il pointe la bêtise et les petites lâchetés de chacun. Contrairement à Dieudo qui permet en permanence à son public
de s’auto-congratuler ("bravo, vous êtes tellement courageux de lutter en
rigolant à mes blagues de beauf, vous prenez tellement de risques"), ce qui est un bon moyen de faire des singes grégaires
suffisants, Vaquette cherche en permanence à élever son public (y’a un exemple
frappant dans cette vidéo), résultat tout ceux qui veulent se divertir en se
prenant pour des rebelles à peu de frais trouveront plus leur compte chez
Dieudonné ou Soral que chez Vaquette.