[Il serait
intéressant que nous arrivions les uns les autres à dépasser notre propre point
de vue pour voir les choses globalement !]
R/ Je crois que c’est ce que nous nous efforçons de faire en dialoguant ici, et ma fois, je trouve que, à quatre (Eric, machiavel, Gaspard et moi), nous avons avancé sur ce point.
Je suis notamment d’accord avec machiavel sur le fait que nous devons agir sur les trois domaines respectifs, car ils sont interdépendants.
Je rejoins également machiavel sur l’orientation politique dans le sens ou, vu le rapport de force (oligarchie 10 points, démocrates 0 points), nous devons au minimum introduire (le plus possible) de démocratie (vraie) dans le système politique. Sans cela, on ne fait que péter dans l’eau (cf. le "cause toujours" de Coluche).
Donc, priorité = action politique (gentil virus démocratique, pour résumer).
Néanmoins, je maintiens que même si nous parvenions (à court, moyen ou long terme) à une démocratie intégrale, si nous demeurons dans une logique d’économie de marché, nous replongerons dans d’inévitables luttes de classe.
Donc, sur le plan culturel, mon objet est l’instauration d’une culture scientifique (en lieu et place de la culture religieuse et de la culture marchande), celle-ci pouvant répondre aux contingences matérielles indispensable à notre condition de vivants. Nous aurions intérêt à sérieusement envisager la mise en application au domaine économique et politique (au sens politeia, gestion des ressources, pas au sens politikè, gestion des rapports de force) de la méthode scientifique, encore jamais éprouvée dans ces domaines : les débats philosophiques ou théologiques n’étant que des débats d’opinions (de croyances), ils sont inappropriés pour régler les problèmes concrets (économiques) et ont montré, au bout de deux à trois mille ans, leurs faiblesses. Passons à autre chose. Devenons, au moins sur le plan matériel, un peu plus Vulcain (cf. Mr Spock). Soyons rationnels et pragmatiques et évacuons de ces questions les domaines passionnels.
Donc, l’objet de l’action culturelle vise à renverser le paradigme économique pour qu’il passe de la gestion de la pénurie à la gestion de l’abondance.
Quand à la spiritualité, mon expérience ne cesse de montrer qu’elle ne peut qu’être personnelle, individuelle, et différente pour chacun : il ne s’agit donc pas d’une question collective. Mais il est difficile d’expliquer ce point de vue.
Morpheus