La première question qui se pose, ce n’est pas de savoir si l’Islam est possible à réformer, mais par qui, ayant autorité sur qui ?
Quand l’Eglise catholique veut se réformer, elle organise un Concile. Il se réunit, discute, décide et communique ses décisions à une assemblée de fidèles, plutôt monolithique, si l’on fait abstraction de contestataires marginaux.
A l’opposé, on ne cesse de nous dire que l’Islam est un ensemble de branches hétéroclites n’ayant de comptes à rendre à personne, souvent hostiles les unes aux autres - la sommet étant atteint conjointement par les chiites et les sunnites -, ce qui fait qu’on ne voit très ni comment réformer ni comment universaliser les réformes.