@micnet
Il y a certes un universalisme juif (on en avait parlé ailleurs et vous étiez le seul à être d’accord avec moi) mais bien moindre à mon sens que l’universalisme chrétien.
@pégase : la trinité républicaine, liberté égalité fraternité, est d’inspiration chrétienne, mais elle a été décapitée de sa Transcendance et est devenue totalement immanente et liée à l’individu. Et cela est devenu toxique.
Pour rappel : la liberté chrétienne est de faire la volonté du Père. La maçonnique est de pouvoir faire ce que je veux (parce que je le vaux bien). Elle flatte le narcissisme.
L’égalité chrétienne est en Dieu. Aux yeux du Père (et uniquement lui), tout le monde est égal, le Pape comme le Saint, comme le paysan ou le prisonnier. Elle n’exclut donc pas l’aristocratie terrestre. L’égalité maçonnique rend cela immanent et il n’y a plus de possibilité d’aristocratie (elle a été décapitée d’ailleurs en 1793). Tout le monde se vaut et vaut tout le monde mais en mode immanent. Le crétin a le même droit de vote que le brillant universitaire. Cela aboutit à la culture des droits individuels, tout le monde ayant les mêmes et à l’explosion de toutes sortes de revendication de type communautaristes et même tendant vers l’individualité.
La fraternité dès lors devenue potentiellement impossible par la déviation immanentiste des deux premiers concepts est maintenue par la richesse des nations, l’équilibre de la terreur pour ce qui est de l’extérieur, par l’obligation d’un personnel policier de plus en plus invasif… Elle est aussi devenue une quasi religion obligatoire avec le mythe de l’Europe créatrice de Paix, l’accueil obligatoire de populations avec tentative de culpabilisation si on est contre, des officines comme SOS racisme, chargées de veiller à maintenir l’ordre de cette "fraternité" de moins en moins fraternelle… On communique "fraternellement" par Internet et Facebook avec une pléthore d’"amis" mais, on ne parle plus à ses voisins de palier..
La fraternité chrétienne elle n’est possible qu’en Dieu. Là aussi transcendance d’abord. Commandement 1 : Aimer Dieu. Commandement 2 : aimer son prochain.
Le commandement 1 implique de s’oublier soi-même, de se défaire de son égo. Cela a été rendu impossible par l’immanentisme de nos deux devises précédentes.
Puisque le narcissisme et l’individualisme sont devenus la norme.
La fraternité dès lors est maintenue artificiellement. Et éclatera tôt ou tard.