@Qaspard Delanuit
J’ai l’impression que vous avez des difficultés à comprendre le sens de cette phrase :
Croire, c’est un état intellectuel, globalement affirmatif, où l’affirmation est dominante, mais néanmoins mâtinée de doute.
Si je doute, je ne crois pas : c’est un état intellectuel purement interrogatif. Si je sais, je ne crois pas : c’est un état intellectuel purement affirmatif. Est-ce ma propre conception, ou bien le magistère de l’église l’entend-il ainsi ? Reportons-y nous :
-------------------------------------------------------------------------------------
PREMIERE PARTIE LA PROFESSION DE LA FOI
- PREMIERE SECTION "JE CROIS" – "NOUS CROYONS"
- CHAPITRE PREMIER L’HOMME EST "CAPABLE" DE DIEU
- IV. Comment parler de Dieu ?
40 Puisque notre connaissance
de Dieu est limitée, notre langage sur Dieu l’est également.
[...]
--------------------------------------------------------------------------------------------
Le fait de croire, qui est défini ici par le magistère comme « avoir une connaissance limitée », se montre clairement différent du fait de savoir, qui est défini comme « Appréhender par l’esprit, avoir la connaissance complète de, pouvoir affirmer l’existence de. ». Or une connaissance limitée laisse la place à des questionnements, tandis qu’une connaissance complète n’y laisse aucune place. Donc croire, pour l’église catholique, c’est une affirmation incluant questionnement, un savoir incluant le doute.