La virilité n’exclut bien
évidemment pas la peur.
Est-ce que j’ai eu peur ?
Bien évidemment, ma compagne est coutumière de la station de métro dans laquelle la bombe a
explosé , c’est là qu’elle descend et il y’a mois d’une année, elle passait par là avec nos jumeaux pour les déposer à une crèche à proximité. Il
faudrait être fou pour ne pas avoir eu peur.
Ce qui m’étonne, ce n’est
pas tant que les gens aient peur, c’est tout à fait normal d’avoir peur mais c’est
la manière de l’exprimer qui me sidère. Ce que je constate, c’est qu’elle s’exprime
de nos jours de façon complètement hystérique et panique au point de perdre tout contrôle de
soi , on est très loin du flegme anglo-saxon ou de la réserve spartiate (qui n’étaient
pas des qualités exclusivement masculine,
raison pour laquelle je n’ai pas parlé de virilité).
Il y’a dans le flegme et
la réserve chez un peuple quelque chose de digne qui relève de la force d’âme,
de la fermeté d’esprit et qui inspire le respect même chez ses pires ennemis.
Ce matin, en observant les
rues de Bruxelles dont les habitants étaient plongés dans l’effroi, je ne
pouvais m’empêcher de me figurer l’immense mépris mais aussi l’énorme joie que
pouvait ressentir ceux qui ont participé à ces attaques.