@maQiavel
Petite précision sur la définition.
Le transhumanisme se caractérise non pas par une finalité d’orienter l’évolution humaine, mais par la finalité de transformer l’espèce humaine.
C’est donné par le terme lui-même : notre espèce, c’est l’humanité. Le préfixe "trans" signifie "au-delà". Le transhumanisme, c’est vouloir aller au-delà de l’humanité.
De notre nature humaine, nous tirons un certain nombre de capacités, qui sont un potentiel. Ce potentiel est réalisé à un certain degré, selon la diversité des hommes. Augmenter une capacité, ce n’est qu’augmenter le degré de réalisation d’une faculté déjà présente dans l’espèce. Ce n’est donc pas du transhumanisme.
Le transhumanisme, ce serait apporter de nouvelles facultés à l’homme, facultés non présentes dans le potentiel de l’espèce. Ce serait, par exemple, faire un homme avec 4 estomacs, qui puisse ainsi ruminer, afin qu’il puisse brouter de l’herbe.
A mon humble avis, je ne vois pas cette faculté corporelle qui manque à l’homme, puisque, grâce son intelligence, et via l’utilisation d’outils, le potentiel de l’homme ne se limite pas à celui de ses facultés corporelles. Le potentiel de l’homme dépasse celui de sa biologie, du fait de son intelligence.
Comme tu l’as dit, l’idéologie transhumanisme vient du matérialisme : Dans le matérialisme, toutes les dimensions de l’homme sont réduites à sa biologie. Pour transformer les capacités de l’homme, il faudrait donc transformer sa biologie...
Or, toute l’histoire montre que l’humanité a pu transformer ses capacités par l’intelligence. C’est donc que :
- 1° le postulat matérialiste est trop réducteur.
- 2° le transhumanisme est basé sur une incompréhension de la nature humaine.
Sachant que, de toute façon, la biologie recèle encore bien des mystères, les « transhumanistes » ne seront que des apprentis sorciers.
ET je puis m’y opposer en cela que ce mouvement vise à atteindre à l’espèce humaine. Or cette humanité, je la partage. Nous la partageons tous. C’est un Bien commun. En atteignant à l’humanité, le transhumanisme m’atteint. Ça me concerne, j’ai mon mot à dire.