@yoananda2
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Non, c’est un
constat. Un supervolcan qui se réveille, et paf, fini l’humanité comme les
dinosaures ont fait paf après une météorite. C’est très violent.
C’est un truisme
quand même. En physique, ce qui fait le cosmos dans le chaos, c’est la
néguentropie : la compilation des informations pour élaborer des systèmes
intriqués stabilisants, sachant que les caprices du chaos restent toujours présents.
Chez les humains la capacité à inventer a été fabuleuse pour transformer la
matière et organiser les existences contre le mauvais sort. Maintenant, si des
bombes sont des inventions bien plus avancées et efficaces que des cailloux et
bâtons, elles n’améliorent pas la
stabilisation des existences humaines. Parce que notre cerveau reptilien, système
de pensées programmé pour se protéger, se préserver, s’organiser avec les siens
en milieu naturel patine, est perdu avec le milieu culturel/artificiel que
l’humain s’est créé à la place.
Il y a beaucoup de pays qui se développent et pour qui les
conditions de vies s’améliorent (…).
Oui, c’est vrai, j’aurais dû cadrer géographiquement en France et
Europe occidentale. Depuis les années Reagan/Thatcher/Mitterrand, l’UE se fait
dépouiller industriellement et économiquement au profit du Grand Sud qui
développe son intelligence technologique en fabriquant moins cher. Après rien
ne dit que les sociétés post-industrielles vers lesquelles le Grand Sud avance ne
les mèneront pas aussi à la neurasthénie générale avec des violences vaines et les délires
mentaux pour lutter contre, dans laquelle l’Occident s’enfonce.
Non, ça c’est le
but de la conscience, diminuer la souffrance, la vie se moque de la morale.
Ça suit un
continuum : éviter la souffrance physique, la faim, la soif, l’exposition
aux intempéries, aux maladies, l’amélioration de la fonctionnalité du groupe …qui
sont les activités des créatures vivantes. La question morale : comment on vit ensemble, finit par advenir.
La vie, c’est la biologie : les créatures vivantes sont toutes mortelles.
La biologie renouvelle les créatures en maintenant une permanence entre la
coopération et la destruction. La voie de l’existence, pour se préserver, est
celle de la néguentropie, de la coopération aux mieux et au plus loin possible.
De toute façon, s’il existe un monde d’après, hors dystopie et/ou âges sombres,
ce sera avec de nouveaux concepts comme vous l’évoquez plus haut : un nouveau
paradigme avec un ensemble de valeurs articulant mieux les possibilités de l’écosystème
humain avec ceux biologique et physique. Un autre Great Reset, si on veut, mais en bottom-up libérant des société diverses, mais mieux inter-agissantes. Celui qu’on est en train de nous monter est totalement top-down à partir du point sommital.