@ffi "La Royale Society a publié récemment un papier de 2 chercheurs du MIT, 2 français, JJ Slotine, et W lhomiller."
Merci pour l’information, j’étais passé à côté de cet article, mais la formulation est brillante.
Les auteurs partent du principe de moindre action de Maupertuis pour aboutir à l’équation de Schrödinger, par la détermination de plusieurs chemins ou trajectoires possibles, modélisés en densité de flux classique.
Cette reformulation élégante de la théorie quantique a le mérite d’éviter l’artifice de passage à la limite classique de la constante de Planck tendant vers zéro, qui part du particulier pour généraliser et obtenir l’équivalent quantique de la théorie classique.
La nouvelle théorie est une résolution exacte de l’équation de Schrödinger utilisant uniquement la physique classique, sans aucun artifice.
On dirait une combinaison de l"onde pilote" de David Böhm, théorie brillante sauf que son potentiel quantique non local est difficile à décrire dans le monde réel, avec la théorie de l’intégrale des chemins de Feynman (sauf que l’intégration ne se fait que sur les chemins extrêmes, obéissant au principe de moindre action, et non sur la totalité des trajectoires possible comme en électrodynamique quantique.)
À l’heure actuelle, il est impossible de déterminer laquelle de la physique quantique ou de la nouvelle reformulation décrit le monde réel, puisque elles donnent les mêmes résultats. Cependant, il faut avouer que la nouvelle formulation est plus rationnelle.
En effet :
- elle évite les artifices mathématiques du passage de la physique classique à la physique quantique par passage à la limite de la constante de Planck tendant vers zéro, on résout exactement l’équation de Schrödinger par la physique classique.
- elle élimine le concept de fonction d’onde, un objet mathématique, un nombre imaginaire décrivant un objet quantique. C’est beau sur le plan mathématique, mais très obscur sur le plan physique, parce que on ne voit pas ce que représente dans le monde réel une fonction d’onde.
- elle élimine le phénomène de "réduction du paquet d’onde" après la mesure d"un objet quantique par un appareil classique. C’est pareil, la réduction de paquet d’onde qui se fait instantanément sans tenir compte de la vitesse de la lumière (vitesse du propagation du signal) est un mystère sur le plan de la réalité physique.
Pour la nouvelle théorie, la particule suit une trajectoire déterminée, et la mesure est l’application d’un pic de Dirac sur la densité de flux qui "dévoile" la trajectoire de la particule.
- elle élimine l’aspect de non localité. Un sacré casse-tête pour les physiciens sur tout le XXème siècle, puisque la physique quantique admet que des particules intriquées et éloignées sur de très grandes distances conservent une relation de leurs propriétés qui serait instantanément résolue lors de la mesure, indépendamment de la vitesse de la lumière.
La nouvelle théorie admet des "variables cachées" (des spineurs quaternioniques classiques). Donc, c’est finalement Einstein qui aurait le dernier mot sur la résolution du paradoxe EPR ! Les inégalités de Bell sont également violées dans le contexte de ces nouvelles variables cachées
- concernant les atomes, ce sont bien des électrons qui tournent sur des orbitales de Kepler (et non des fonction d’onde de la mécanique quantique), la densité de flux calculée montre deux chemins pour chaque électron définis en rotation inverse l’un de l’autre, et donc empêchant l’effondrement de l’électron sur le noyau, les champs magnétiques produits se compensant parfaitement.
C’est juste brillant.