Sorry mais j’ai 4 enfants entre 31 et 6 ans desquels je me suis énormément occupé et avec lesquels on a toujours, depuis la naissance, été très complice et dans une relation de respect, de confiance et d’amour réciproque. J’ai depuis toujours entre autres, le poste "bouffe" : J’achète si possible bio, je cuisine plutot bien et varié, je fais la vaisselle, au moins un repas complet par jour car mes enfants ne mangent pas à la cantine de l’école. On est dans un partage très équitable des taches et responsabilités avec la (les, en fait) mère(s).
Mes adultes de fils me sont très reconnaissants des valeurs et du savoir que je leur ai inculqué, des promesses tenues et du soutien que j’ai pu et peux encore leur apporter. Ils sont équilibrés en tant que mec avec un esprit critique et du discernement. Leur mère et moi nous sommes séparés alors qu’ils avaient 4 et 7 ans, on a partagé la garde une semaine sur deux. Mes filles sont beaucoup plus jeunes et mon expérience de père a rendu leur venue au monde et leur petite enfance très sereine car j’ai pu apaiser toutes les angoisses maternelles en faisant preuve d’une grande attention au langage/signes des bébés qui semble-t-il, échappe aux commun/nes des mortel/les... La mère de mes petites (6 et 9 ans) a du s’absenter un mois au début de cette année, il aura fallu trois semaines avant que la grande ne dise qu’elle sera quand-mème contente de retrouver sa maman...
Tous mes enfants reconnaissent en moi une certaine autorité à laquelle ils et elles choisissent plutot de se fier et j’évite au maximum l’autoritarisme auquel je préfère l’humour et la mise en perspective satyrique, ce qui marche en fait très bien. J’ai à-coté de ça beaucoup à faire pour abaisser les tensions que mes filles ont avec leur mère alors qu’avec moi ça roule.
Bref, ça ne veut pas dire que je suis féminisé, j’affirme et confirme bien mon genre et en assume le rôle comme protecteur, comme guide et comme garde-fou, je suis bricoleur et je répare énormément tout ce qui lâche, je ne vois pas comment on peut donner plus en tant que père ! Et j’en connais d’autres, parmi mes potes, qui sont des bons pères. J’en connais des nuls aussi mais j’ai l’impression que la généralisation à laquelle renvoi le titre est plus limitée qu’elle ne le revendique.