Le pétrole ?
C’est en août 1859 qu’un aventurier de Pennsylvanie, Edwin L. Drake, allait découvrir le premier puits de pétrole du monde. Depuis, le monde a été secoué par deux guerres mondiales dont la seconde a élargi ses fronts à la terre tout entière. Durant ces deux guerres mondiales, des conflits larvés, des guerres civiles, des coups d’État, aux conclusions curieuses, ont régulièrement déchiré les pays riches en ressources énergétiques. Tout cela ne signifie pas que la course à ces ressources est seule à l’origine de tant de malheur dans le monde depuis près de deux siècles. Néanmoins, sous couvert d’idéologies diverses, elle est l’une des raisons réelles de nombreux conflits et coups d’États.
Près de 300 000 produits divers sont tirés du pétrole : sans le pétrole plus de caoutchouc, asphalte, plexiglas, jouets, électricité, boîtes et bouteilles diverses, ameublement, fil, cordages, films, sacs d’emballage ou de poubelles, casque de motos, bidon, biberon, verre de sécurité, feux clignotants, adhésif, encre, vitrage, verres de lunettes, lavabo, baignoire, cabine de douches, revêtement des poêles Tefal, nylon, fibres d’habillement, vernis, peintures, tuyaux d’arrosage ou de gouttières, gaines électriques, brosse à dents, crème de beauté, rouge à lèvres, noir pour les yeux, vernis à ongle, lessive… mais aussi plus de moteur d’avions de guerre, plus de blindé, plus de casque en Kevlar, plus de gilet pare-balles… et donc, plus de « Ministère de la guerre » possible.
La catastrophe provoquée en Occident par le manque de pétrole serait inimaginable. Alors, lorsque les nations ne sont plus en état de guerre, les grands trusts rivaux, l’Américain (Standard Oil “Chevron-Mobil-Exxon”, Texaco, Gulf) et le Britannique (Shell, British Petroleum), utilisent d’autres méthodes pour contrôler la manne énergétique.
Rappelons que c’est au moment où la « Royal Dutch Shell » prenait pied au Sahara, en 1954, que la rébellion allait naître en Algérie. Souvenons-nous également qu’en 1967 le président de la République Française déclarait : « La guerre du Vietnam et celle du Proche-Orient sont étroitement liées ». On sait aujourd’hui que la guerre des Six Jours fut largement une guerre du pétrole. On sait moins que la guerre du Viêt-Nam en est une autre. Dans leur ouvrage « La guerre secrète du pétrole », Jacques Bergier et Bernard Thomas rappellent que « Malgré les liens privilégiés qui les unissent, les Britanniques ont toujours été de dangereux rivaux pour les États-Unis. Les grands “Maîtres du pétrole” des deux pays se sont de tout temps livrés une guerre acharnée. ».
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