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Franc-maçonnerie, révolutions, empire américain : le fil rouge du Temple ?

 Les essentiels de cette actualité

  • Découvrez comment le Temple de Jérusalem est au cœur d’un projet politico-mystique depuis trois millénaires, avec Pierre Hillard sur La Grande Émission.
  • Comprenez pourquoi la reconstruction du Troisième Temple est un objectif concret pour le pouvoir israélien et les courants ultra-religieux.
  • Explorez les liens entre la franc-maçonnerie, les révolutions et l’empire américain, et leur rôle dans la propagation d’un messianisme sécularisé.
  • Apprenez comment les nations libres résistent à l’instauration d’un gouvernement religieux global centré sur Jérusalem.

Le 20 novembre à 19h, Pierre Hillard est l’invité de La Grande Émission animée par Mike Borowski, en direct sur Géopolitique Profonde.

Pierre Hillard est docteur en sciences politiques, écrivain, spécialisé dans l’étude du mondialisme. Son dernier ouvrage s’intitule « Histoire politique et mystique des Temples de Jérusalem – Du roi David à Benyamin Netanyahou ».

Jérusalem centre du monde et matrice du pouvoir messianique

Depuis trois millénaires, Jérusalem n’est pas seulement un lieu de foi : c’est le cœur d’un projet politico-mystique dont le Temple est le symbole absolu. Pierre Hillard l’explique : du Roi David à Benjamin Netanyahou, la logique demeure identique, établir sur le mont Moriah une hiérarchie sacrée où le peuple «  élu  » administre le monde. Ce n’est pas une question de religion mais de domination spirituelle. Le Temple n’était pas une simple maison de prière, mais le centre du gouvernement théocratique où les offrandes assuraient le contrôle des nations. Sa destruction a nourri un ressentiment apocalyptique : rebâtir pour restaurer la «  Pax Judaïca  », cette paix universelle sous la loi des rabbins. Derrière la modernité israélienne, le messianisme ancestral n’a jamais disparu : il se digitalise, s’automatise et se globalise, à l’image du pouvoir que l’intelligence artificielle promet de centraliser à Jérusalem.

Les rabbins les plus influents, héritiers d’une tradition talmudique fermée, se vivent comme la continuité d’une race sacerdotale, gardienne du «  feu divin  » réservé à Israël. Dans leur doctrine, les non-juifs n’ont pas vocation à participer à la révélation, mais à l’observer, soumis aux sept lois noachides qui codifient une obéissance mondiale. Ce sentiment d’élection n’est pas une dérive mais un moteur : il justifie la supériorité spirituelle et politique d’un petit nombre sur l’ensemble de l’humanité. En ce sens, le Troisième Temple n’est pas une métaphore : c’est le projet concret d’un gouvernement religieux global, fondé sur une distinction ontologique entre «  les élus  » et «  les autres  ». Dans ce système, le mont Moriah devient le siège d’un empire moral et technologique, piloté par la Torah et exécuté par des instruments numériques.

Le Troisième Temple et la grande accélération messianique

L’obsession du Troisième Temple est aujourd’hui au cœur de l’alliance entre le pouvoir politique israélien et les courants ultra-religieux. Netanyahou, soutenu par Ben Gvir, Smotrich et les Loubavitch, se trouve au croisement de la politique et de la prophétie. Pour eux, chaque guerre, chaque provocation sur l’Esplanade des Mosquées, chaque avancée technologique n’est qu’une étape vers la reconstruction. Les plans architecturaux existent déjà, les fonds sont levés, les vêtements sacerdotaux tissés, les animaux sacrificiels préparés. Derrière la façade démocratique d’Israël, une dynamique messianique avance, méthodique. Les kabbalistes modernes veulent synchroniser la venue du Messie avec l’émergence d’un ordre mondial où Jérusalem deviendra le centre législatif, financier et moral.

Cette accélération n’est pas isolée. Depuis le XVIIe siècle, les courants sabbato-frankistes ont cherché à étendre ce messianisme à travers la franc-maçonnerie. Les «  lumières  » maçonniques n’ont jamais été un humanisme universel, mais un moyen de séculariser le projet du Temple. Les initiés, héritiers symboliques d’Hiram et de Salomon, ont transmis la mythologie de la reconstruction sous couvert de rationalisme. De la loge londonienne de 1717 aux révolutions modernes, tout fut orchestré pour déraciner le christianisme et imposer une spiritualité horizontale, sans transcendance, où l’homme se fait dieu. La Révolution française, l’indépendance américaine et même le Grand Sceau des États-Unis ne furent que des jalons dans cette entreprise de réécriture spirituelle du monde : «  Annuit Coeptis  » , «  Il approuve nos entreprises  », n’est autre qu’un appel à la bénédiction du projet temple-messianique.

La prophétie inversée et la résistance des nations

La franc-maçonnerie moderne n’a pas inventé le messianisme, elle l’a travesti pour en faire un moteur politique. En infiltrant les monarchies, les banques et les révolutions, elle a cherché à établir un ordre mondial préparant le retour d’un Messie non pas divin mais technocratique. Derrière l’idéal des droits de l’homme se cache la table de la loi noachide, un code universel censé remplacer les Évangiles. L’humanité, vidée de son ancrage spirituel, devient malléable, prête à accepter une gouvernance «  éthique  » pilotée depuis le Temple restauré. Ce n’est pas un fantasme : les symboles maçonniques du dollar, de la pyramide et de l’œil omnivoyant annoncent déjà la fusion entre finance, foi et domination. La religion du futur n’aura pas de Dieu mais une autorité numérique, et Jérusalem en sera la capitale mystique.

Mais tout projet d’usurpation a son revers. Si certains cercles cherchent à hâter la fin des temps pour provoquer le retour messianique, le calendrier divin n’appartient à aucun homme. Aucune date n’est révélée, car le mystère messianique échappe aux calculs. Les forces mondialistes veulent le forcer, croyant pouvoir manipuler Dieu comme un algorithme. Pourtant, les nations libres, la Russie, les BRICS, les peuples enracinés, incarnent la résistance à ce pouvoir sacerdotal global. La véritable «  fin des temps  » n’est pas la domination d’un Temple terrestre, mais le réveil d’une humanité spirituellement souveraine. Tant que subsiste la conscience du Christ, aucune Pax Judaïca ne pourra s’imposer. L’histoire du Temple n’est pas close : elle oppose à jamais la soumission des masses à la liberté des âmes.

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Tags : Politique Religions




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5 réactions à cet article    


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    Étirév 28 novembre 2025 20:52

    LES MYSTÈRES DE JÉRUSALEM…

    Celui qui aime son pays doit vouloir aussi le comprendre. Celui qui veut le comprendre doit essayer de le saisir partout dans son Histoire.
    Au verset 5 du Chapitre 23 du second livre de Samuel, il est dit : « Il n’en était pas ainsi de ma maison ; mais Elle m’a établi dans une alliance éternelle, bien ordonnée, et ferme en toutes choses. Elle est toute ma délivrance et tout mon plaisir, et ne fera t-elle pas fleurir ma maison ? »
    L’alliance éternelle et bien ordonnée dont parle le verset 5 fait allusion à la fondation d’une immense fraternité secrète qui a été éternelle en effet, puisqu’elle est devenue la Franc-Maçonnerie.
    La Franc-Maçonnerie est d’origine hébraïque, tous les mots de passe sont des vocables hébreux, ses légendes sont tirées de l’histoire du peuple d’Israël.
    C’est la Reine Daud qui fonda les Mystères de Jérusalem, Institution secrète qui devait se propager jusqu’à nous à travers la Franc-Maçonnerie. Précisons que le nom de « David », dont on a fait un « Roi », est la traduction du nom hébreu « Daud », nom féminin qui était celui de la dernière souveraine, Reine et Mère de Salomon, qui fut martyrisée à Jérusalem après y avoir régné 33 ans.
    Daud ne fut pas seule à fonder les Mystères de Jérusalem, elle eut deux collaboratrices : deux Reines-Mages, ou Magiciennes qui, avec elle, formèrent le Triptyque sacré que les trois points de l’Ordre ont représenté depuis. L’une est Balkis, Reine d’Ethiopie (appelée la Reine de Saba), l’autre est une Reine de Tyr, que l’on a cachée derrière le nom d’Hiram 1er.
    Rappelons avec Joseph de Maistre que « la Franc-Maçonnerie moderne, née aux XVIIIème siècle, est le produit corrompu et d’origine anglo-saxonne de cette tige ancienne et respectable »
    « C’est bien ainsi qu’il faut envisager la question, précise René Guénon qui ajoute qu’on a trop souvent le tort de ne penser qu’à la Maçonnerie moderne (ou « Maçonnerie spéculative »), sans réfléchir que celle-ci est simplement le produit d’une déviation, et une dégénérescence au sens d’un amoindrissement consistant dans la négligence et l’oubli de tout ce qui est « réalisation » du point de vue initiatique. Les premiers responsables de cette déchéance, à ce qu’il semble, ce sont les pasteurs protestants, Anderson et Desaguliers, qui rédigèrent les Constitutions de la Grande Loge d’Angleterre, publiées en 1723, et qui firent disparaître tous les anciens documents (Old Charges) de l’ancienne « Maçonnerie Opérative » sur lesquels ils purent mettre la main, pour qu’on ne s’aperçût pas des innovations qu’ils introduisaient, et aussi parce que ces documents contenaient des formules qu’ils estimaient fort gênantes. Ce travail de déformation, les protestants l’avaient préparé en mettant à profit les quinze années qui s’écoulèrent entre la mort de Christophe Wren, dernier Grand-Maître de la Maçonnerie ancienne (1702), et la fondation de la nouvelle Grande Loge d’Angleterre (1717). Cependant, ils laissèrent subsister le symbolisme, sans se douter que celui-ci, pour quiconque le comprenait, témoignait contre eux aussi éloquemment que les textes écrits, qu’ils n’étaient d’ailleurs pas parvenus à détruire tous, puisqu’on connaît une centaine de manuscrits sur lesquels ils n’avaient pu mettre la main et qui ont échappé à la destruction. Voilà, très brièvement résumé, ce que devraient savoir tous ceux qui veulent combattre efficacement les tendances de la Maçonnerie actuelle, bien qu’il y a eu ultérieurement une autre déviation dans les pays latins, celle-ci dans un sens antireligieux, mais c’est sur la « protestantisation » de la Maçonnerie anglo-saxonne qu’il convient d’insister en premier lieu. ».
    Jean-Théophile Desaguliers : pasteur presbytérien et physicien, élève de Newton, était un huguenot français exilé en Angleterre. Violemment antifrançais et anticatholique, il complota toute sa vie contre la France et y réalisa plusieurs voyages secrets, notamment à Bordeaux où il fut à l’origine de l’infiltration d’une loge opérative anglophile existante, qui fut le fer de lance de la Grande Loge de Londres (GLL) en France. Rappelons simplement que Bordeaux fut un des creusets où se forgea la Révolution française, ce qui explique encore que dans la première phase révolutionnaire ce furent les girondins, majoritairement francs-maçons « spéculatifs », qui dominèrent la situation.
    James Anderson : pasteur lui aussi, était avant tout un « voluptueux », au sens le plus baudelairien du terme, évoluant dans les milieux libertins et occultistes londoniens, et nous verrons que c’est grâce à ses relations avec l’un des plus grands débauchés du royaume, le duc Philippe de Wharton, qu’il va opérer la phase finale de sa subversion en 1723. Signalons la curieuse étymologie d’« Anderson » : « Ander » ou « Andros » qui signifie « mâle » ou « homme », et « son », « fils », ce qui donne « Fils de l’homme » qui prend le contrepied du « Fils de la Femme ».
    Rappelons qu’à l’époque où l’on inventa la légende de Jésus « Fils de l’homme », les anciennes coutumes gynécocratiques régnaient encore, et ceux qui étaient restés fidèles à l’ancienne Loi appelaient encore l’enfant du nom de sa Mère ; même à Rome, malgré les nouvelles lois, Mécène portait le nom de sa mère parce qu’il gardait les anciennes coutumes de l’Etrurie dont il était originaire. Avec « Anderson », on sent l’importance de donner une nouvelle impulsion au masculinisme contre lequel le mouvement des Cathares, les Troubadours, la Chevalerie et l’Ordre des Templiers avaient entamé la puissance.
    Dans son ouvrage « Initiation féminine et initiations de métier, Études Traditionnelles », René Guénon nous fait remarquer que dans la Franc-Maçonnerie moderne, nous trouvons l’existence d’une « Maçonnerie mixte », ou « Co-Masonry », comme elle est appelée dans les pays de langue anglaise, qui représente tout simplement une tentative de transporter, dans le domaine initiatique lui-même qui devrait encore plus que tout autre en être exempt, la conception « égalitaire », si chère au monde moderne, qui, se refusant à voir les différences de nature qui existent entre les êtres, en arrive à attribuer aux femmes un rôle proprement masculin »... et qui est d’ailleurs manifestement à la racine de tout le « féminisme » contemporain.
    NB : « Pour en revenir à Anderson, un journal, en annonçant sa mort en 1739, le qualifia de « très facétieux compagnon », ce qui peut se justifier par le rôle suspect qu’il joua dans le schisme spéculatif et par la façon frauduleuse dont il présenta sa rédaction des nouvelles Constitutions comme conforme aux documents « extraits des anciennes archives » ; A. E, Waite a écrit de lui qu’« il était surtout très apte à gâter tout ce qu’il touchait » ; mais sait-on que, à la suite de ces événements, certaines Loges opératives allèrent jusqu’à prendre la décision de n’admettre désormais aucune personne portant le nom d’Anderson ? Quand on songe que c’est là l’homme dont tant de Maçons actuels se plaisent à invoquer constamment l’autorité, le considérant presque comme le véritable fondateur de la Maçonnerie, ou prenant tout au moins pour d’authentiques landmarks tous les articles de ses Constitutions, on ne peut s’empêcher de trouver que cela n’est pas dépourvu d’une certaine ironie… » (R. Guénon, Études sur la Franc-Maçonnerie et le Compagnonnage, tome 2)
    LIEN


    • vote
      ezechiel ezechiel 29 novembre 2025 10:41

      "Cette accélération n’est pas isolée. Depuis le XVIIe siècle, les courants sabbato-frankistes ont cherché à étendre ce messianisme à travers la franc-maçonnerie. Les «  lumières  » maçonniques n’ont jamais été un humanisme universel, mais un moyen de séculariser le projet du Temple. "

      Le monument des droits de l’homme et du citoyen inauguré sur le champs de Mars à Paris par Jacques Chirac pour le bicentenaire de la révolution française en 1989, est une revanche satanique du serpent sur Dieu.

      C’est la reconstruction du Temple de Jérusalem qui avait été détruit par le Christ, pour que l’homme puisse vénérer le serpent de la géhenne.


      • vote
        Gollum Gollum 29 novembre 2025 12:06

        @ezechiel

        J’imagine que c’est vous l’auteur de cette vidéo. J’en conclus que vous êtes très jeune au son de la voix..

        Bravo pour le pseudo : Salazar... Cool...

        Sinon cette vidéo est intéressante, très mal filmée, ça va trop vite on n’a pas le temps d’observer... 

        Avec une lecture pré-formatée (pour ne pas dire pré-mâchée) et donc sujette à contestation..

        M’enfin bon je vais me pencher sur ce monument. Par curiosité. Avec d’autres grilles de lectures que les vôtres évidemment..

        Serpent oblige... ahahah smiley


      • vote
        Equus zebra Equus zebra 30 novembre 2025 13:25

        J’ai enquêté sur les Illuminati : société secrète ou théorie du complot ?

        https://www.youtube.com/watch?v=9uuE8wK2q3A

        14 sept. 2025

        Comme elle parle du Titanic, il faut connaitre ceci :

        Le vrai héros à bord du Titanic s’appelait Joseph Peruschitz !



        • vote
          Equus zebra Equus zebra 30 novembre 2025 22:17

          À propos des illuminatis :

          https://odysee.com/@anonyme:d3/IL666okgoetgijggg:5

          Jean-Jacques Goldman RÉVÉLATION ILLUMINATI 

          Il parait que ce ne serait qu’un sketch.

          Pourtant :

          https://odysee.com/@anonyme:d3/EF666geerlpkogt:7

          Les Enfoirées sont pire que des enfoirées tous des ordures sataniques on s’est touts fait avoir OUVREZ LES YEUX !



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