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Jésus une rencontre en Galilée

Jésus, une rencontre en Galilée 

 #Evangile #Histoire #Chrétienté #Jésus

Tags : Livres - Littérature Religions




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    Étirév 16 juillet 2025 08:50

    Il y a des pays qui sont des terres d’histoire. Tout l’intérêt qu’elles ont pour nous vient des événements dont elles ont été le théâtre. On ressent une vive émotion à la vue du cadre, témoin impassible, dans lequel un grand fait s’est accompli. En présence du ciel qui n’a pas changé, de la nature immuable, des pierres témoins muets des âges de l’humanité, on pense au résultat des choses accomplies.
    En Judée, on a cherché la trace de Jésus, on a essayé de ressaisir le souvenir ambiant que laisse une grande personnalité dans l’atmosphère où elle a vécu… On n’y a trouvé que l’ombre de David, la place de son palais, la porte de fer qui porte son nom : « NABI-DAUD ». Rien n’y atteste le passage du Galiléen, dont on a fait l’histoire avec la légende de la grande Reine.
    Et, en face de ce paysage, cette terre est celle sur laquelle elle a posé son pied divin ; c’est ici qu’elle a aimé les hommes qui l’ont tant fait souffrir ; les roses qui poussent dans ces jardins sont les rejetons des rosiers qu’elle a connus. Tous les Orientaux appellent Jérusalem la sainte et noble ville.
    Précisons que le nom de « David », dont on a fait un « Roi », est la traduction du nom hébreu « Daud », nom féminin qui était celui de la dernière souveraine, Reine et Mère de Salomon, qui fut martyrisée à Jérusalem après y avoir régné 33 ans.
    Le vrai motif de la Croisade ne fut pas du tout, comme le dit l’Église, la délivrance du Saint Sépulcre, mais l’idée de défendre le sanctuaire profané de Marie.
    C’est pourquoi on l’appelle la Déesse des Croisés, on lui adresse des chants d’amour et d’espérance.
    Le cri de guerre des chevaliers était : « En avant pour Dieu et Madame sainte Marie ».
    Lorsque Godefroy de Bouillon eut été proclamé roi de Jérusalem, Tancrède, dont le Tasse a chanté les hauts faits, fut nommé gouverneur de la Galilée. Ce prince fit de somptueuses offrandes à l’église de Nazareth, consacrée à Notre-Dame de Jérusalem.
    Donc, le but des Croisades fut complexe. Pendant que les sincères allaient protester contre la profanation du régime des Déesses, les prêtres de Jésus y allaient pour affirmer leur dieu et rechercher sa croix, qui n’avait jamais existé.
    Pierre Loti, qui a visité la Palestine, y a cherché le fantôme de Jésus, mais il avoue qu’après avoir forcé sa pensée par autosuggestion, après s’être efforcé de se remettre en présence des souvenirs du dieu chrétien, il n’a pas vu apparaître l’émotion que donnent les réalités, il est resté insensible et froid, et, s’en rendant compte, il s’en excuse au début de son livre sur la Palestine.
    Palestine. Ah ! s’il avait connu l’histoire de David, comme tout son être aurait tressailli dans ces lieux saints, quelle grande émotion vraiment religieuse il aurait ressentie ! S’il n’a pas « trompé » Jésus en Galilée et à Jérusalem, c’est parce que, bien réellement, jamais il n’y a été, aucun souvenir atavique n’en a conservé le souvenir vivant… Et l’un des critiques qui analysaient son livre disait dans le Journal des Débats :
    « Il a préféré être loyal, il n’a pas cherché à nous en imposer. Nous sommes prévenus. Les efforts que le voyageur a faits pour « se mettre au ton » ont été vains. Il a parcouru le pays sans en rien apercevoir que l’aspect extérieur. La Galilée qu’il nous peint est une Galilée sans Christ. »
    NB : Pierre l’Ermite organisa la première Croisade, à laquelle prit part Godefroy de Bouillon.
    Pierre l’Ermite ne parvint pas en Palestine. Il mourut avant d’y arriver, le 17 juillet 1095. Il était né dans le diocèse d’Amiens ; il avait guerroyé en Flandre.
    Godefroy de Bouillon fut plus heureux, il arriva jusqu’à Jérusalem et s’en empara le 15 juillet 1099, et y fonda un royaume passager.
    Pourquoi ne déclara-t-il pas Jérusalem la capitale du monde chrétien, la ville sainte, la ville sacrée ? Parce qu’à Jérusalem il ne trouva pas l’ombre de Jésus, il trouva le souvenir de la Reine Daud, la tradition féministe toujours vivante.
    On était mal à l’aise, dans cette ville où s’était déroulée la dramatique histoire de Daud (David), et où avaient régné les filles de Sion.
    Rappelons que Daud, dont on a changé le sexe, est devenue le roi David.
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