• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > La Russie a gagné : l’Occident perd la guerre économique et politique

La Russie a gagné : l’Occident perd la guerre économique et politique

Le 14 décembre à 9h, Sergueï Kolessnikow est l’invité de Nicolas Stoquer et Lara Stam, dans le Libre Journal de Géopolitique Profonde.

Sergueï Kolessnikow, professeur agrégé d’économie, explore les bouleversements de l’ordre mondial à travers le prisme des BRICS, notamment dans son ouvrage Le Choc Russie-Occident (Éditions RIC). Dans ses travaux, il décrypte sans parti pris les logiques économiques et géopolitiques qui redessinent les équilibres de pouvoir, en particulier face au déclin relatif de l’Occident. Son approche pédagogique permet de mieux comprendre les choix stratégiques qui s’imposent aux grandes puissances dans ce nouvel environnement multipolaire.

Lara Stam est chroniqueuse et animatrice, passée par Radio Courtoisie avant de rejoindre Géopolitique Profonde et GPTV. Spécialiste des questions de souveraineté et d’indépendance géopolitique, elle décrypte avec un ton incisif les crises internationales et les rapports de force mondiaux. Elle traite notamment des conflits oubliés (Arménie-Haut-Karabagh) et des enjeux multipolaires. Sur GPTV, elle a animé une émission nocturne, « Un Soir avec Lara », et contribue à d’autres formats comme « La Grande émission » sur GPTV et « Le Libre Journal de Géopolitique Profonde » sur Radio Courtoisie.

Russie la revanche de la puissance réelle

La Russie vient de pulvériser un mythe occidental : celui de sa prétendue faiblesse économique. En PIB en parité de pouvoir d’achat, Moscou s’impose désormais comme la 4ᵉ puissance mondiale, devant l’Allemagne et le Japon. Voilà le résultat de vingt ans de réindustrialisation et de souveraineté énergétique, quand l’Europe se saborde au nom de ses dogmes climatiques. On se souvient des rodomontades de Bruno Le Maire promettant de « mettre la Russie à genoux » : c’est l’Europe bruxelloise qui est aujourd’hui à terre. L’arrogance technocratique se heurte à la réalité du terrain : un État russe qui maîtrise ses ressources, son or, son énergie, et qui avance dans la stabilité pendant que la zone euro s’effondre dans la dette et la stagnation.

La croissance russe, autour de 4 % par an, repose sur le concret : production, exportations, agriculture, armement. Rien de spéculatif, tout de stratégique. À l’inverse, la zone euro végète à moins de 1 %, étranglée par la bureaucratie et l’austérité. Les sanctions ont été un suicide collectif, un aveuglement moral transformé en effondrement économique. Tandis que Bruxelles punit ses propres peuples par idéologie, Moscou tisse de nouveaux liens, notamment avec l’Asie et les BRICS, pour consolider un monde où la richesse repose sur la production réelle, pas sur la dette et les illusions comptables.

L’OTAN piégée par sa propre guerre

Sur le terrain militaire, la Russie n’affronte plus seulement l’Ukraine : elle défie tout l’appareil de l’OTAN, ce conglomérat arrogant d’États qui ont cru pouvoir imposer leur hégémonie. Deux ans plus tard, c’est la Russie qui tient ses positions, modernise son armement et impose son tempo. L’armée russe n’est pas affaiblie : elle est aguerrie, renforcée, pragmatique. Les pertes ukrainiennes sont colossales, les livraisons d’armes occidentales se perdent dans la corruption et le chaos, et l’opinion publique européenne se retourne contre la guerre. La stratégie américaine d’épuisement de Moscou a tourné court : c’est l’Occident qui s’épuise.

Le conflit ukrainien a révélé l’impuissance d’une Europe vassalisée. Aucun plan de paix, aucune autonomie diplomatique : tout passe par Washington. Pendant ce temps, la Russie avance sur le plan technologique et industriel, tandis que les pays européens désindustrialisés découvrent qu’ils ne produisent même plus leurs propres obus. Cette guerre censée isoler Moscou a isolé Bruxelles. Le mythe d’une “coalition des démocraties” s’est brisé : la majorité du monde refuse désormais l’unipolarité américaine et regarde vers Moscou, Pékin et New Delhi pour un nouvel équilibre.

Les BRICS et la fin du règne du dollar

L’avenir économique mondial ne se joue plus à Davos, mais à Samarcande, Pékin et Moscou. Les BRICS, sous impulsion russe, incarnent aujourd’hui la marche vers un monde multipolaire où les nations coopèrent sans obéir. Ce bloc, élargi à plus de dix pays majeurs, représente désormais plus de 40 % du PIB mondial et contrôle la majorité des ressources énergétiques. Ce n’est plus un simple groupement économique : c’est un projet de civilisation qui repose sur la souveraineté, l’énergie, la démographie et le refus de la domination monétaire du dollar.

La Russie y tient un rôle central : puissance énergétique, militaire et diplomatique, elle fédère les résistances face au néo-impérialisme occidental. Pendant que l’Union européenne s’enlise dans l’idéologie et l’endettement, Moscou prépare le passage à une économie de règlement en monnaies locales et à un système financier dédollarisé. Cette révolution silencieuse renverse les fondements du pouvoir occidental. Un monde nouveau naît sous nos yeux : celui des nations souveraines, capables de commercer, de défendre et de décider sans permission. La Russie, loin d’être à genoux, en est le pivot.

IMPORTANT - À lire

Pour aller plus loin que cet article, découvrez notre revue mensuelle qui décrypte en profondeur les enjeux géopolitiques et économiques de notre époque. Chaque mois, nos analyses approfondies explorent les coulisses du nouvel ordre mondial, des BRICS à la Russie en passant par les défis énergétiques et monétaires.

Plongez au cœur des rapports de force qui redessinent la carte du monde, avec des perspectives uniques et des révélations exclusives. Notre revue papier vous offre un regard éclairé sur les bouleversements qui façonnent notre avenir, pour mieux comprendre et anticiper les grands enjeux stratégiques de demain.

Découvrir la revue mensuelle Géopolitique Profonde →

https://youtu.be/pX7tG0G_wo4

https://geopolitique-profonde.com

Tags : Russie




Réagissez à l'article

2 réactions à cet article    


  • vote
    nono le simplet ( Jean Desmaison ) nono le simplet ( Jean Desmaison ) 15 décembre 2025 14:01

    crotte ! pendant ma sieste j’ai été téléporté dans un univers parallèle complètement différent du mien ... je veux rentrer chez moi !!! 


    • vote
      nono le simplet ( Jean Desmaison ) nono le simplet ( Jean Desmaison ) 15 décembre 2025 14:06

      @nono le simplet ( Jean Desmaison )
      d’un autre côté il n’est pas dit que la Russie a gagné la guerre contre l’Ukraine ... le monde parallèle n’est peut être pas si loin du mien ... j’veux quand même rentrer ...



Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Publicité





Palmarès