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Les agriculteurs arrachent le drapeau européen : non au Mercosur !

Les essentiels de cette actualité

  • L’Union européenne négocie des accords avec le Mercosur et l’Inde, sacrifiant les agriculteurs français à la concurrence déloyale sud-américaine au profit de l’industrie allemande.
  • Les paysans français, épuisés par la baisse des prix et les charges croissantes, préparent des blocages massifs à Bruxelles dès cette semaine.
  • Derrière cette révolte agricole bouillonne une fracture civilisationnelle entre technocrates déracinés et producteurs enracinés.
  • La colère rurale expose-t-elle la fin d’une Europe vassale inféodée au grand capital mondialisé ?

Le 17 décembre à 7h, Finn Andreen, Stéphane Bonard, Sébastien Quéré et Sébastien Béraud sont les invités de Nicolas Stoquer, en direct dans La Matinale de Géopolitique Profonde.

Finn Andreen est un entrepreneur et auteur suédois basé en France, spécialisé dans les questions géopolitiques et économiques. Connu pour ses analyses percutantes sur les rapports de force mondiaux, il intervient régulièrement dans des publications et médias pour décrypter les enjeux globaux et les dynamiques internationales.

Stéphane Bonard est un expert en géopolitique spécialiste de l’armement. Il a notamment servi au SGDN, Secrétariat Général à la Défense Nationale et anime une chaîne YouTube appelée « Réinformation sur le Monde. »

Sébastien Quéré est un essayiste français dont les travaux portent sur l’histoire contemporaine et ses grands tournants, et il est notamment l’auteur de 1979 : Une révolution de l’Histoire, un essai dans lequel il analyse l’année 1979 comme un moment décisif ayant profondément reconfiguré les équilibres politiques, idéologiques et culturels du monde actuel.

Sébastien Béraud est un éleveur laitier et agriculteur en Haute-Loire, non syndiqué. Il s’est fait connaître en publiant des vidéos sur les réseaux sociaux où il exprime sa colère et son désespoir face à la situation du monde agricole français. Il dénonce la baisse des prix de vente de ses produits, la concurrence déloyale, les accords de libre-échange, l’augmentation des charges, la répression du gouvernement et le manque de soutien des syndicats agricoles, notamment la FNSEA. Il a participé à plusieurs manifestations et blocages, dont celui des portes de Paris en janvier 2024. Il appelle à changer tout le système de l’industrie agricole et à lutter pour la démocratie. Il est également membre de la Coordination Rurale.

L’Europe technocratique trahit encore ses peuples

L’Union européenne s’apprête à franchir une nouvelle ligne rouge. En négociant simultanément des accords de libre-échange avec l’Amérique latine et l’Inde, Bruxelles s’aligne ouvertement sur les intérêts industriels allemands, sacrifiant une fois encore les agriculteurs français sur l’autel du mondialisme économique. La Commission Von der Leyen ne cherche plus à masquer sa préférence : elle agit comme une chambre d’enregistrement du patronat exportateur, ignorant la colère rurale qui monte. Derrière les discours lénifiants sur “la compétitivité” et “l’ouverture des marchés”, se cache une guerre de classe entre les producteurs enracinés et les technocrates déracinés. Les premiers défendent la terre, les seconds défendent leurs bilans. Et cette fracture pourrait bien embraser tout le continent.

Les accords avec le Mercosur et l’Inde ne sont pas de simples traités commerciaux : ce sont des armes économiques visant à imposer un modèle agricole standardisé, délocalisé et dépendant. En ouvrant les frontières à des produits sud-américains à bas coût ou à des intrants indiens, Bruxelles condamne des milliers d’exploitations françaises à la faillite. L’Allemagne, qui y voit une manne pour ses constructeurs automobiles et ses exportateurs de machines, pousse à l’adoption rapide. La France, isolée, subit. Ursula von der Leyen arbitre toujours en faveur des puissants, jamais des peuples. Ce n’est pas un débat économique : c’est un choix de civilisation.

Colère paysanne et déconnexion du pouvoir

Le gouvernement français vacille sous la pression d’une révolte agricole qui ne faiblit pas. Les producteurs, trahis, épuisés, savent désormais que les beaux discours de Paris ne valent rien face aux diktats bruxellois. La visite de Genevard n’a rien apaisé : sur le terrain, les agriculteurs l’ont reçue avec colère et ironie. Ils n’attendent plus rien des représentants d’un État qui a choisi la soumission au marché global contre la protection de ses paysans. Le pouvoir, en panique, tente de détourner l’attention avec des campagnes de “vaccination de masse” et d’autres mesures symboliques, espérant calmer la rue pendant que Bruxelles scelle la vente de nos filières.

Mais la France agricole ne se laissera plus anesthésier. Elle prépare une riposte d’ampleur, avec des blocages nationaux dès janvier et une démonstration de force à Bruxelles dès cette semaine. Le message est clair : si les technocrates persistent à livrer nos terres à la concurrence étrangère, les campagnes prendront le relais de la politique. Ce mouvement n’est plus corporatiste, il est civilisationnel. C’est la résistance des racines contre la finance mondialisée. Et chaque ferme qui se dresse aujourd’hui rappelle à Paris et Bruxelles que sans ses paysans, la France n’existe plus.

L’Europe au bord de la rupture souverainiste

Ce bras de fer révèle bien plus qu’un conflit agricole : il expose la fracture mortelle entre deux visions de l’Europe. D’un côté, l’Union de Von der Leyen et Scholz, centralisée, technocratique, inféodée à Washington et au grand capital. De l’autre, les nations enracinées, dont la France rurale, qui refusent de mourir pour le profit d’autrui. En soutenant ces accords, Berlin confirme son rôle hégémonique dans une Europe devenue marché captif de l’industrie allemande. Et Paris, en silence, laisse faire. C’est la quintessence du vassalisme politique : renoncer à défendre son propre peuple pour préserver un système en décomposition.

La colère paysanne n’est donc pas un simple cri social, c’est un signal d’alarme géopolitique. Elle annonce la fin d’un modèle européen fondé sur la soumission et la dilution des souverainetés. Ce qui se joue, ce n’est pas la “compétitivité agricole”, mais la survie même de notre civilisation nourricière. Face au rouleau compresseur du libre-échange mondialisé, la seule voie d’avenir est celle de la souveraineté intégrale : économique, alimentaire et politique. L’heure n’est plus aux compromis : elle est à la reconquête.

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Tags : Europe Allemagne Mondialisme






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