Les essentiels de cette actualité
- Découvrez les invités de La Matinale : Claude Janvier, Xavier Moreau et Claude Meunier-Berthelot, experts en géopolitique et éducation, discutent en direct sur Géopolitique Profonde.
- L’Union européenne s’enfonce dans une guerre sans fin contre la Russie, finançant l’Ukraine au détriment de ses propres citoyens. Une stratégie belliciste et supranationale.
- Le centre de gravité mondial bascule à l’Est avec l’Organisation de coopération de Shanghai, incarnant un monde multipolaire. L’Occident perd en influence.
- L’Occident mène une guerre totale contre la multipolarité, refusant l’altérité et imposant son modèle. Un conflit géopolitique et civilisationnel.
Le 1er septembre à 7h, Claude Janvier, Xavier Moreau et Claude Meunier-Berthelot sont les invités de La Matinale animée par Nicolas Stoquer en direct sur Géopolitique Profonde.
Claude Janvier est un écrivain et essayiste français connu pour ses prises de position tranchées sur des sujets de société et de politique. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages qui explorent les dynamiques de pouvoir et les influences cachées au sein des structures étatiques et supranationales. Son dernier livre s’intitule « L’État Profond Français ».
Xavier Moreau est un analyste français spécialisé dans les relations internationales. Diplômé de Saint-Cyr et ancien officier parachutiste, il est titulaire d’un DEA en relations internationales de Paris IV Sorbonne, où il s’est spécialisé dans les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Résidant en Russie depuis 24 ans, il dirige la société LinkIT Vostok. Installé à Moscou depuis de nombreuses années, il se consacre à la géopolitique russe et a fondé le centre d’analyse Stratpol. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont « Nouvelle Grande Russie » et « Pourquoi la Russie a gagné ? ».
Claude Meunier-Berthelot est une juriste diplômée de Paris II, consacrant sa vie professionnelle à l’Éducation nationale. Elle est une auteure engagée, dénonçant des évolutions qu’elle juge dangereuses dans le système scolaire français — notamment à travers plusieurs ouvrages percutants qu’elle a publiés depuis les années 2000.
Europe guerre éternelle contre la Russie
L’Union européenne s’enferme dans une logique de confrontation sans fin avec la Russie. Lors de leur dernière réunion, les ministres des Affaires étrangères n’ont pas dissimulé leur stratégie : prolonger et amplifier la guerre en Ukraine. Les décisions portent sur de nouvelles sanctions énergétiques, sur la captation illégale d’avoirs russes et sur l’injection de milliards d’euros pour soutenir l’effort militaire ukrainien.
L’objectif n’est pas la paix mais bien la perpétuation d’un conflit devenu vital pour le projet bruxellois. Comme l’a reconnu un ministre européen lucide, « Bruxelles et la plupart des États membres se préparent à une longue guerre, et non à la paix ! ». Cette fuite en avant traduit la nécessité pour l’Union de s’ériger contre un ennemi qui justifie sa cohésion et son existence.
Le choix de financer sans limite un État étranger au détriment des populations européennes traduit la soumission de Bruxelles à une logique supranationale et belliciste. Les États membres sont contraints d’accepter un alignement sur une politique décidée hors de leurs frontières. L’Union veut assurer les salaires des soldats ukrainiens, l’achat de drones, l’armement et même le fonctionnement de l’État.
Cette stratégie révèle un projet plus large : celui d’une Europe qui ne vit que par la guerre, par l’escalade, et qui transforme le conflit en matrice de sa survie institutionnelle. La Commission agit comme une administration au service de Kiev, sacrifiant sans scrupule les intérêts vitaux des peuples européens.
Le basculement vers l’Est
Pendant que Bruxelles s’enlise dans une logique destructrice, le centre de gravité mondial se déplace à l’Est. La réunion de l’Organisation de coopération de Shanghai à Tianjin démontre cette dynamique irréversible. Plus de la moitié de l’humanité était représentée, un chiffre écrasant comparé à l’insignifiance démographique et économique de l’Union européenne.
L’OCS incarne une vision multipolaire du monde, fondée sur la souveraineté, l’équilibre et la coopération. Cette structure, arrimant la Russie à l’Asie et consolidant l’axe avec la Chine et l’Inde, marque la consolidation d’un bloc qui échappe à la domination occidentale. L’Occident ironise, mais les faits sont implacables : le poids de ce regroupement dépasse déjà largement celui de l’Union européenne.
Ce mouvement stratégique renforce la marginalisation de l’Occident, prisonnier de son unipolarité et de son arrogance. En s’attaquant à la Russie, en cherchant à isoler la Chine, en multipliant les pressions sur l’Inde et le reste du Sud global, l’Empire américain a accéléré le rapprochement des puissances orientales. Trump, en particulier, a facilité le rapprochement sino-indien en menant une guerre commerciale aussi brutale que maladroite.
L’Orient ne cherche pas à imposer un modèle unique mais à créer un ordre équilibré. L’Europe et les États-Unis, en revanche, veulent imposer leurs normes, leur conception de l’homme et leur vision civilisationnelle à des nations qui refusent désormais ce diktat. Le choc est frontal, total, et il redessine l’avenir du monde.
L’Occident en guerre contre le monde
L’Occident ne mène pas seulement une guerre contre la Russie, il mène une guerre contre toute perspective de multipolarité. Son projet repose sur l’imposition d’un modèle unique, fondé sur l’universalisme abstrait, l’ingérence permanente et la contrainte économique.
Les sanctions, les pressions, les menaces militaires ne visent pas uniquement Moscou mais l’ensemble du Sud global. Cette logique impériale est vouée à l’échec car elle se heurte à une alliance d’États qui refusent désormais la soumission. Le sommet de Tianjin en est la démonstration éclatante : les grandes puissances du Sud choisissent de se rassembler et d’édifier une architecture politique et économique autonome.
Face à ce basculement, l’Europe s’accroche à une logique suicidaire. Les discours sur la « guerre éternelle » et le financement illimité de l’Ukraine confirment qu’il s’agit d’une fuite en avant. De nouvelles sanctions sur l’énergie russe, une adhésion accélérée de l’Ukraine à l’UE et plusieurs milliards supplémentaires pour l’armement sont désormais présentés comme des évidences.
Cette obstination ne traduit pas seulement une hostilité géopolitique, elle exprime un refus civilisationnel de l’altérité. L’Occident ne veut pas reconnaître que son modèle n’est plus universel. En refusant le multipolarisme et en imposant une guerre sans fin, il révèle une vérité brutale : l’Europe et ses alliés mènent une guerre totale, à la fois géopolitique et civilisationnelle, contre l’Orient et le reste du monde.
IMPORTANT - À lire
Vous voulez approfondir les analyses sur la guerre en Ukraine, le basculement du monde vers l'Est et la confrontation entre l'Occident et le reste du monde ? Notre revue papier mensuelle vous offre des analyses géopolitiques poussées, avec des regards croisés d'experts reconnus.
Chaque mois, plongez au cœur des enjeux internationaux avec des dossiers fouillés, des entretiens exclusifs et des décryptages inédits. Abonnez-vous dès maintenant pour recevoir votre exemplaire et accéder à une information de qualité, loin des discours dominants.









