Spinoza : la liberté et la pensée critique
"Amsterdam, 1656. Un jeune homme de vingt-trois ans lit la Bible hébraïque avec les yeux d'un philosophe. Ce qu'il découvre va le faire excommunier, condamner, attaquer au couteau. Trois siècles plus tard, l'histoire lui donnera raison."
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Tags : Religions Liberté d’expression
20 réactions à cet article
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On ne rendra jamais assez hommage à ce grand bonhomme, pourfendeur des religions coercitives.. à l’époque, aussi bien catholicisme que protestantisme ou judaïsme...
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Philosophe juif hébraïsant éduqué par des rabbins, Spinoza est un kabbaliste dont la doctrine descend directement de Maïmonide, niant l’identité chrétienne de la France pour la fondre dans un multiculturaliste cosmopolite. C’est fondamentalement le retour à l’Un, avec en arrière-plan un processus magique de la nature, un panthéisme moniste oriental qui mène en politique au socialisme collectiviste totalitaire ("la volonté de la multitude" chez Spinoza) en confrontation avec l’État.
"Par droit et institution de la nature, je n’entends rien d’autre que les règles de la nature de chaque individu, selon lesquelles nous concevons chaque être comme déterminé naturellement à exister et à agir d’une façon précise. Par exemple, les poissons sont déterminés par nature à nager, les gros mangent les petits, et c’est donc par un droit naturel souverain que les poissons sont maîtres de l’eau et que les gros poissons mangent les petits poissons. Car il est certain que la nature, considérée absolument, déteint un droit souverain sur tout ce qui est en sa puissance, c’est-à-dire que le droit de la nature s’étend aussi loin que s’étend sa puissance. […] Tout ce que chacun fait selon les lois de sa nature, il le fait d’un droit souverain puisqu’il agit selon la détermination de la nature et ne peut agir autrement."
Spinoza - "Traité théologico-politique" chap. XVI, 2, p. 505L’homme ne recherche plus la contemplation, ni le Salut, donné par la Vérité et la Justice Divine, il agit juste pour préserver "les règles de la nature", à laquelle il doit être soumis, comme n’importe quel autre animal, ce qui amène conflit, et la guerre de tous contre tous.
Un compromis peut alors être trouvé pour obtenir une paix, par la loi de la multitude qui doit s’imposer :
"Nous voyons donc que chaque citoyen relève non de son droit mais du droit de la Cité dont il est tenu d’exécuter tous les ordres, et qu’il n’a aucunement le droit de déterminer ce qui est juste ou injuste, pieux ou impie ; mais au contraire, puisque le corps politique doit être conduit comme par une seule âme, et par conséquent la volonté de la Cité doit être tenue pour la volonté de tous […] Et donc, même si un sujet considère comme iniques des décrets de la Cité, il n’en est pas moins tenu de s’y conformer."
Spinoza - "Traité politique" chap. III, 5La logique totalitaire de Spinoza, c’est la multitude qui détermine ce qui est juste ou injuste, bon ou mauvais, et formule les lois en conséquences. La justice, la vérité, ne seraient issues que du collectivisme numérique, la force du nombre, ce qui est fondamentalement faux et surtout dangereux, et qui sur le long terme ne peut fonctionner sans spiritualité et sans transcendance.
Spinoza n’est qu’un des nombreux représentants des penseurs juifs de ce qui sera la haskala, reprise d’ailleurs encore aujourd’hui par nos élites juives (BHL, Alain Minc, Jacques Attali, Denis Olivennes, ...) pour noyer la France sous l’immigration de masse, d’un collectivisme cosmopolite, une multitude sans âme, sans direction, sans projet.
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@ezechiel
hahaha, j’étais sûr qu’on aurait droit pavé de jugements catho-intégriste probablement chopé sur un pauvre site conspi dans les tréfonds du web.
votre spiritualité et transcendance pourrie vous pouvez vous les garder ainsi que votre rituel cannibale d’eucharistie. -
@yoananda2
J’adore comme il pontifie du haut de sa grandeur, de sa "compétence", il comprend rien à rien mais il a un avis sur tout.. C’est à ça qu’on le reconnait...Quand il pond un pavé on dirait qu’il fait un exorcisme..
Je suis MDR..

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@ezechiel
hébraïsant éduqué par des rabbins
Archi faux. Il critique le judaïsme et c’est pour ça qu’il a été exclu et déclaré anathème (herem en hébreu)..
L’état d’israel n’a d’ailleurs jamais voulu revenir sur ce herem.
Sinon suffit de lire l’Ethique pour comprendre que votre diatribe est complètement conne.
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@Gollum
il pontifie du haut de sa grandeur, de sa "compétence", il comprend rien à rien mais il a un avis sur tout..
comme si recopier des inepties du net qui sonnent bien suffisait.
il n’a jamais lu Spinoza, mais ça ne l’empêche pas de venir la gueule enfarinée nous donner des leçons dessus...
comme tu dis, c’est à ça qu’on le reconnait.
Je me souviens encore quand il accusait le Pape de compromission avec l’Islam, il est clair qu’il n’avait pas lu le texte qu’il commentait, il se contentait de calomnie, comme à chaque fois.
et puis après ça pleurniche "vous n’avez pas d’arguments"...
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@yoananda2
comme si recopier des inepties du net qui sonnent bien suffisait.
C’est en plus habilement sélectionné et tronqué pour faire dire ce que ça ne dit pas. La méthode des pervers.
Quand il sélectionne les poissons qui se bouffent les uns les autres en suivant leur nature, on voit bien où il veut en venir. Alors que Spinoza ne prône pas du tout que les hommes se bouffent entre eux..
Bon c’est un exemple parmi d’autres...
Ce type est profondément malhonnête comme tous les endoctrinés.
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@Gollum
Bon c’est un exemple parmi d’autres...
bah oui il le fait même avec moi. Quand il calomnie le pape j’ai défendu le pape. Quand il a calomnié la Merluche, j’ai défendu la merluche. Il m’a accusé de rouler pour l’islamo-gauchisme. Moi ! lol mais il s’est bien gardé de faire de moi un catho parce que j’ai défendu le pape.
Ce sont des procédés profondément malhonnêtes en effet. Et c’est systématique dans ses posts. Pareil récemment avec Giordano Bruno, mais tout y passe.
Par contre jamais un mot d’amour ou de compréhension. Toujours de la calomnie, parfois du mensonge pur et dur, de la manipulation.
Tel Dieu, tel fidèle.
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@Gollum "hébraïsant éduqué par des rabbins
Archi faux. Il critique le judaïsme et c’est pour ça qu’il a été exclu et déclaré anathème (herem en hébreu)..’
Oui, tout est vrai.
Spinoza est un kabbaliste, donc n’appartient pas au courant judaïque traidtionnel de la Torah.
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@ezechiel
Spinoza est un kabbaliste
Gros mensonge comme d’hab... Je le cite ici :
ils admettent que, par une providence singulière, Dieu a préservé la Bible entière de toute corruption ; pour eux les leçons différentes sont les signes de très profonds mystères ; ils discutent au sujet des astérisques, au nombre de 28, qu’on trouve au milieu d’un paragraphe ; les dessins mêmes des lettres leur semblent contenir de grands secrets. Est-ce là l’effet de la déraison et d’une piété de vieille dévote ? N’est-ce pas plutôt par arrogance et malice qu’ils ont dit cela, pour qu’on les crût les seuls dépositaires des secrets de Dieu ? Je ne sais. Ce que je sais, c’est que je n’ai jamais rien trouvé qui sentît le mystère dans leurs livres ; je n’y ai vu que de laborieuses puérilités. J’ai lu aussi quelques Cabalistes et pris connaissance de leurs billevesées et j’ai été confondu de leur démence.
TTP chap 9, 13.
CQFD
Mensonges, mensonges et encore mensonges... Ad nauseam.
Calomniez, calomniez.. il en restera toujours quelque chose..
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Calomniez, calomniez.. il en restera toujours quelque chose..
---> En plus c’est pas une calomnie, il n’y a aucun mal à avoir été influencé par la Kabbale éventuellement, il se trouve que c’est faux, dixit Spinoza lui-même..
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@Gollum "Quand il sélectionne les poissons qui se bouffent les uns les autres en suivant leur nature, on voit bien où il veut en venir. Alors que Spinoza ne prône pas du tout que les hommes se bouffent entre eux.."
Pas que les "hommes se bouffent entre eux", mais sont soumis à la violence, au désir de cupidité, à des lois naturelles qui ne les distinguent pas des animaux.Spinoza l’explique clairement dans son "Traité politique" :
"Les hommes sont nécessairement soumis aux affects, et sont ainsi constitués qu’ils plaignent les malheureux, envient les heureux, et inclinent à la vengeance plus qu’à la pitié, chacun aspirant en outre à ce que les autres vivent selon sa propre complexion, approuvant ce qu’il approuve et réprouvant ce qu’il réprouve ; et ainsi, aspirant tous pareillement à être les premiers, ils en viennent à des conflits et, autant qu’ils le peuvent, cherchent à s’écraser les uns les autres, le vainqueur enfin tirant gloire d’avoir été nuisible à autrui plutôt qu’utile à soi." -
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@Gollum
Même si lui même ne le dit pas ouvertement, les sources et influences de Spinoza sont kabbalistiques, puisque élevé dans la culture rabbinique, lire par exemple :
"Spinoza et la Kabbale" — Élie Benamozegh
"The Influence of Abraham Cohen de Herrera’s Kabbalah on Spinoza’s Metaphysics" — Miquel Beltrán
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@Gollum "Et donc ?"
Et donc, j’ai déjà expliqué ci-dessus.
L’homme ne recherche plus la contemplation, ni le Salut, donné par la Vérité et la Justice Divine, il agit juste pour préserver "les règles de la nature", à laquelle il doit être soumis, comme n’importe quel autre animal, ce qui amène conflit, et la guerre de tous contre tous.
Un compromis peut alors être trouvé pour obtenir une paix, par la loi de la multitude qui doit s’imposer. Pour Spinoza, c’est par les tensions et les conflits que l’État est créé, ce qui en fait une structure fondamentalement mauvaise, alors qu’’il devrait être orienté vers la finalité du Bien, du Beau, de la Vérité et de la Justice. -
@ezechiel
puisque élevé dans la culture rabbinique,
ça c’est complètement con. Effarant de voir que vous voyez une suite logique là dedans...
Quant à l’ouvrage de Benamozegh c’est un truc vieillot datant du XIX siècle, tombé en désuétude, jamais réédité jusqu’à aujourd’hui, probablement pour la bonne raison qu’il doit être complètement fantaisiste..
Je préfère nettement la fin de non recevoir émis par Spinoza lui-même sur l’absurdité de la Kabbale.
D’ailleurs les différences sautent aux yeux. Pas de procession des Séphiroth, pas de mystique des nombres et des lettres, aucune référence à l’AT que Spinoza considère comme pure superstition.
Bref, c’est pas parce que deux clampins ont écrit un bouquin sur une supposée influence kabbalistique que cela est vrai.
Tout montre l’inverse, les différences sautant aux yeux.
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@ezechiel
L’homme ne recherche plus la contemplation, ni le Salut,
Toute la philosophie et la démarche même de l’Ethique dit le contraire de vos affirmations mensongères..
c’est par les tensions et les conflits que l’État est créé, ce qui en fait une structure fondamentalement mauvaise
Non. Vous comprenez de travers. Et avec malveillance sournoise. Mais on a l’habitude...
C’est sûr que l’Eglise de Rome qui abusait des bûchers et de la chasse à la liberté de pensée et aux hérétiques n’était pas une structure fondamentalement mauvaise... La bonne blague.
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@ezechiel
comme n’importe quel autre animal, ce qui amène conflit, et la guerre de tous contre tous.
ben oui l’homme est comme n’importe quel autre animal et les animaux ne sont pas en "guerre de tous contre tous". De toute manière les chrétiens avec leur belle morale et leur belle contemplation se sont fait une guerre civile atroce pendant 30 ans au moyen age, la fin des siècles d’age sombre chrétien dont on s’est extirpé grâce aux lumières.
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@Gollum
Non. Vous comprenez de travers. Et avec malveillance sournoise. Mais on a l’habitude...
la quasi totalité de ses écrits sont de la malveillance sournoise, c’est juste hallucinant. Il n’a jamais lu Spinoza mais il peut écrire des pavés pour le salir, ses écrits et sa personne.
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ORIGINE DE LA RELIGION
Faire l’histoire des religions et des systèmes philosophiques qui ont surgi autour d’elles, c’est faire l’histoire de la psychologie humaine.
L’évolution religieuse, c’est l’évolution psychique de l’homme déroulée à travers les siècles. Elle répond à des lois aussi certaines que celles qui régissent les phénomènes physiques et les phénomènes biologiques.
L’état psychique de l’homme jeune a eu comme résultat de faire naître la manifestation sentimentale, qui dure depuis les temps les plus reculés, qui durera éternellement, et qu’on appelle, dans les temps modernes, la Religion.
LA RELIGION PRIMITIVE
En remontant dans le passé pour chercher l’origine de la Religion primitive, nous découvrons qu’elle était basée sur les lois de la Nature, qu’elle était naturelle. Et c’est en cela qu’elle diffère des religions modernes qui, toutes, sont basées sur la violation de la Nature, qui sont surnaturelles.
« Aimez la Religion : défiez-vous des religions », tel est le premier précepte de l’antique philosophie chinoise.
L’histoire des religions, c’est l’histoire des luttes de sexes, des luttes de la vérité et de l’erreur, du bien et du mal, de la justice et de l’injustice. C’est parce que c’est l’histoire des luttes de sexes que si peu d’hommes consentent à chercher et à dire toute la vérité dans cette question réputée dangereuse.
Elle contient un grand danger, en effet, pour les prêtres de tous les cultes qui s’appuient sur le mensonge, puisqu’elle lève entièrement le voile qui cachait la Vérité.
Leur sécurité relative vient de ce qu’ils s’appuient sur l’ignorance universelle. C’est que, pour faire l’histoire vraie des religions, il faut connaître l’évolution de la pensée humaine et l’évolution des sentiments, et cette histoire complexe restait à faire.
La nature fondamentale de l’humanité a toujours été la même ; il n’y a de différences que suivant les âges et le sexe. Et c’est justement cette différence sexuelle qu’il importe de connaître pour comprendre l’histoire...
Il y a entre toutes les orthodoxies de la Terre une somme de dogmes communs qui représentent la Religion naturelle primitive, un résidu des croyances qui ont subi des déviations locales. Mais, comme ces altérations sont différentes chez les différents peuples, ce sont justement elles qui sont les causes de luttes, de guerres, de persécutions ; le fonds primitif disparaît, on ne le discute pas, on ne le comprend plus. Si on le connaissait, on verrait que tous les peuples ont le même fonds commun de croyances. Les doctrines naissent les unes des autres, mais d’abord elles ne sont toutes qu’une seule doctrine.
Ce sont les diverses formes dissidentes qui, pour les hommes, sont devenues « l’orthodoxie ».
Nous qui venons à la fin des temps, nous avons sous les yeux la multitude innombrable de débris dont l’histoire est jonchée : débris de livres, débris de monuments, de traditions, de langues, de rites et d’institutions. Notre tâche est d’en comprendre la signification morale et d’en extraire la Science des Religions qui n’a pas été faite jusqu’ici.
Et c’est cela qui remettra la paix dans le monde, car c’est autour du mot « Religion » que toutes les passions humaines se sont déchaînées. Les discussions, les luttes, les guerres ont, presque toutes, été provoquées par un mot dont, aujourd’hui, on ne comprend plus la signification.
LE PREMIER CULTE DE LA RELIGION NATURELLE
Maintenant, cherchons ce qu’a été le premier culte, et nous comprendrons que ces deux manifestations qui sont restées au fond de toutes les religions, sont la représentation exacte des facultés psychiques des deux êtres humains.
La vérité est la manifestation de l’Esprit féminin ; le Culte est la manifestation des sentiments masculins.
Le premier culte, c’est l’hommage que rend l’homme à la Femme, ce sont les prévenances qu’il a pour Elle, les précautions qu’il prend pour éviter de lui déplaire, l’effort qu’il fait pour se rendre aimable, c’est-à-dire digne d’être aimé.
C’est la loi naturelle des devoirs de l’homme, dictée par sa conscience et par ses sentiments, c’est-à-dire par ce qu’il y a de plus fort dans la nature humaine.
Le culte comprend quatre manifestations principales :
- L’Adoration
- La Prière
- L’Offrande
- La Communion
L’Adoration
Le culte spontané et instinctif que les premiers hommes ont rendu à la Femme a été la plus haute expression du sentiment religieux. Sa première manifestation est l’adoration exprimée par des louanges, par des prières, manifestée par des dons, par des actes.
La Divinité était adorée quand le mot « Déesse » désignait la Femme vivante. La « Dulie » était une sorte de culte d’affection et de société que l’homme trouvait naturel de rendre à la Femme.
Si le mot « Dulie » a fini par signifier « le culte des Anges », c’est parce que le symbolisme antique a couvert sa personnalité réelle de figures idéales, dont le surnaturel plus tard s’est emparé.
Le mot dévotion, resté dans les religions, vient de Dévaïté, qui vient de Dévâ. Dévotion voulait dire : « Culte pratiqué avec amour ». Les dévots étaient les fervents serviteurs et adorateurs de la Déesse. Le mot dévoué dérive de Dévaïté. Il est toujours employé par l’homme comme l’expression de son hommage. Celui qui termine une lettre en disant à la Femme qu’il respecte : « Je suis votre dévoué serviteur » continue l’ancien culte théogonique.
Parmi les dérivés du mot « Dévaïté » se trouve « vovere », d’où vouer, aveu, avouer, ex-voto, qui tous ont un peu gardé leur signification primitive. En effet, vouer son amour, en faire l’aveu, avouer ses sentiments, ses désirs, les représenter par des objets (ex-voto), ce sont toujours là les phases diverses de l’adoration ; aussi le culte naturel est-il resté dans la vie de l’homme, son atavisme le lui restitue quand il traverse l’âge ontogénique, qui représente, dans sa vie actuelle, l’époque des temps primitifs.
C’est la manifestation spontanée de ces sentiments qui fait la vie morale de l’adolescent. Retrouver l’état d’âme de ses ancêtres de l’Âge d’Or est l’idéal, le rêve de sa vie, sa Religion. C’est ce dévouement atavique qui le grandit en le mettant au-dessus des mauvais instincts. Et c’est ainsi que la Religion naturelle est le principal facteur du progrès moral des sociétés.
La Prière
Après l’adoration, le premier acte de tous les cultes, c’est la Prière.
Quelle est son origine ? À quelle Divinité l’homme s’adresse-t-il pour obtenir ce qu’il désire ?
Et d’abord qu’est-ce qu’il désire ?
La réponse est facile. L’homme désire la Femme, et c’est à Elle que, dans son adoration fervente, il adresse ses prières ; c’est Elle qu’il implore à genoux, une supplication passionnée dans le regard : c’est à Elle qu’il demande des faveurs et des grâces.
La prière cherche à être l’expression des ardeurs secrètes de l’âme. C’est d’abord un acte intérieur de la pensée qui peut se passer des formules du langage, mais l’homme a besoin d’épancher son âme et la première forme de la prière fut le soupir. Il est resté dans les traditions religieuses. Le mot qui le traduit est le « aom » (« Aum » ou « Om ») des Hindous, cette aspiration pleine de désirs, devenue pour eux un mystère.
Le « aom » se retrouve dans le « Amen » des Hébreux, que les catholiques ont adopté.
Ce sont ensuite des invocations faites en un tendre langage d’où résultera le tutoiement, cette forme intime du discours qui, dans certaines langues, comme l’anglais, reste consacrée à la parole adressée à la Divinité.
Les Offrandes
En même temps que l’homme adresse à la Femme sa prière, il lui offre des présents. L’amour le rend généreux, il est heureux de se dévouer pour celle qu’il aime et de lui offrir ce que la Nature produit de plus beau, des fleurs, des fruits ; et si, pour les atteindre, il doit faire un effort, accomplir un travail, cela n’aura que plus de prix.
A une époque où la culture de la terre et la domestication des animaux occupait surtout l’activité humaine, il est naturel que les offrandes faites à la Femme par l’homme aient été d’abord les fruits de la terre et les animaux capturés.
Suivant une tradition rapportée par Porphyre (Traité de l’Abstinence, L. II), les premiers hommes n’offraient sur les autels des dieux que des fleurs, des fruits et des touffes d’herbes.
La galanterie fut rustique au début, elle est toujours un peu pastorale, parce qu’elle rapproche l’homme de la Nature. C’est la générosité, le dévouement, l’abnégation de cette belle jeunesse primitive qui reparaît, par atavisme, dans le désintéressement de notre jeunesse actuelle, dans sa tendance vers l’idéal.
Ces beaux sentiments, antérieurs à l’invention de la monnaie, ont été altérés ou détruits par l’amour de l’argent qui a tari la source de la générosité primitive.
La Communion
Ce chapitre de l’histoire des religions est celui dont on s’est le plus occupé et que l’on a le plus caché…Origine du Judaïsme : Le Judaïsme a remplacé l’Israélisme qui avait joui d’une extraordinaire faveur à cause de sa haute morale et de la simplicité grandiose de son dogme, résumés dans ces deux mots : la Femme ; le Bien.
Tout cela est remplacé par le Talmud qui discrédite la « race » juive.
Suite…
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J’adore comme il pontifie du haut de sa grandeur, de sa "compétence", il comprend rien à rien mais il a un avis sur tout.. C’est à ça qu’on le reconnait...
