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Les commentaires de O Scugnizzo



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 17 novembre 2013 20:12

    C’est clair ce que je voulais dire était plutôt que je ne vois pas en quoi l’instauration de la compétition pouvait permettre de se surpasser "dans le bon sens du terme", c’est-à-dire qualitativement et non pas seulement quantitativement, et donc je ne voyais pas en quoi un Samir Nasri qui se surpasserait le dimanche améliorerait ma qualité de vie. De manière générale, la compétition peut éventuellement être bénéfique en tant qu’elle permet la reproduction d’une structure sociale pertinente, mais n’est en aucun cas productrice elle-même de nouvelles structures potentiellement bénéfiques à la collectivité. Dit autrement, la compétition en tant que telle ne saurait permettre le saut qualitatif, alors que l’entr’aide, oui. Effort et compétition ne sont pas synonymes.



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 17 novembre 2013 19:51

    Dans l’absolu bien sûr je ne peux être que d’accord, mais il n’empêche que je ne vois pas en quoi se surpasser soi-même peut être bénéfique pour la collectivité, tu t’es surpassé et ça n’a pas servi à ton voisin. L’effort je vois, mais l’effort et la compétition ne sont pas forcément corrélés, d’autant plus que si chacun agit pour soi on perd la force collective (Proudhon), ce que Marx appelle en économie capitaliste la plus-value qui a tant enrichi les capitalistes. Le premier demandait si 100 hommes peuvent faire une pyramide en 2 jours, est-ce qu’un homme (fut-il en compétition avec les autres, pour rester dans le thème) peut construire une pyramide en 200 jours ? La compétition, j’en suis toujours plus convaincu, n’engage en rien le progrès. Elle peut servir à reproduire de la structure sociale, comme chez la plupart des sociétés améridiennes, où le plus généreux (qui doit également savoir parler) accède au statut de chef à partir d’une relation réciproque, c’est-à-dire empêcher le politique de transcender le social en restant dans la réciprocité, mais, en temps de paix, pas vraiment plus.



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 17 novembre 2013 11:22
    Albert Jacquard sait bien que comme dans toute réalité il y a du bon et du mauvais, je ne pense pas qu’il fasse de l’angélisme. Et faudrait prouver que la compétition puisse être bénéfique, en y réfléchissant autrement qu’idéologiquement (à partir de nos présupposés occidentaux), je n’y vois rien d’automatique. La compétition augmente la performance dans un domaine très précis d’un individu, et on estime que la somme de ces performances soient absolument bénéfiques pour la société (faudrait encore préciser si c’est sur du court ou long terme). C’est quoi ce raccourci ? Je prends le développement d’Adam Smith, comment appuie-t-il son argumentation ? De manière religieuse (théodicée) ! Alors que l’on explique l’existence du mal dans le monde du Très Généreux Dieu pour conférer aux hommes le libre arbitre - ainsi un mal particulier créera un plus grand bien pour autant que ceux-ci ne se détournent pas de la voie du Seigneur -, Smith dit qu’un mal particulier - l’égoïsme - créera un bien plus grand bien, pour autant qu’on suive les lois du libre marché. Kropotkine a assez montré comment la compétition est essentielle à la survie humaine, individuelle, mais qu’elle empêchait le progrès social, celui-ci étant fruit de l’entr’aide.

    On peut d’ailleurs dire que le sport est un très mauvais exemple, il est hyper canalisé, les gens n’ont aucun pouvoir, incomparable avec la compétition des élites d’une société. Les sportifs avant d’être concurrents envers autrui sont d’abord très coopératifs entre pairs. Au foot, on a déjà vu des équipes de champions se ridiculiser car les vedettes n’arrivaient pas à coopérer. Et est-ce que la véritable compétition se passe entre sportifs ? Ceux-ci servent simplement à rentabiliser le capital de ceux qui misent sur les premiers. L’économie compétitive a ruiné le sport, elle a ruiné des hommes (Maradonna entre autres personnes). Trop de compétition ruine le sport - pourtant un des domaines d’excellence compétitive - alors imaginons ce qu’elle fera de notre avenir social.

    La compétition ça sert surtout au dressage anthropologique néolibéral, pour qu’on laisse les grands s’enrichir en corporations et autres oligopoles en pensant qu’ils se font la guerre, et que c’est mérité, finalement, leur richesse infinie, et que c’est humain, finalement, leur cupidité historique.


  • O Scugnizzo O Scugnizzo 14 novembre 2013 10:12

    Ahaha excellent ! Ca c’est de la quenelle. C’est marrant quand même de comparer ce geste très technique, très réfléchi, effectivement, au salut hitlérien. Il faut vraiment être obsédé par la communauté en question, d’où l’on perçoit aussi que certaines tares attribuées à Dieudonné ne sont que le reflet des défauts de ceux qui le critique. La main qui vient se coller à l’épaule représente le système, le bras lui représente la quenelle, qui vient se loger sous la main-système, de manière à symboliser le glissement de notre emmerdement. Techniquement, c’est imparable, le bras ne peut se lever vu que le processus de glissement se fait par dessous, en douce, mine de rien. Et puis, rien que le sourire qui accompagne souvent le geste devrait dissiper tout doute. Hitler c’était pas vraiment un rigolo, il était plus tendu, il aimait pas trop glisser.


    Personnellement, je trouve ce salut beaucoup plus proche du salut nazi, et c’est marrant parce qu’il a été élaboré par la plus grande démocratie du monde, les amis des bobos d’Anal + et d’écharpe rouge ! C’est con quand même ! Comment on fait maintenant ? Sommes-nous contraints à cacher les vérités historiques ? Mais euhh !!


  • O Scugnizzo O Scugnizzo 12 novembre 2013 22:03

    C’est la comparaison entre Thuram et Finkie, c’est confondant smiley En outre, si l’on invoque Gourcuff, comment ne pas passer à côté du professeur Ribéry ? Après tout, lui aussi fait partie de l’élite du pays ; "j’ai revenu en coupe du monde" !



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 12 novembre 2013 18:14

    Elisabeth Levy semble moins préoccupée par la colonisation de la Palestine, quelque peu moins subtile ! Et même pas du tout préoccupée par la colonisation des médias par une certaine frange de la population - on peut parler de colonisation au sens premier du terme vu que ceux-ci réclament haut et fort un Etat-nation propre. La tarée n’est pas si folle, elle est peut-être anti-immigrationiste, mais tout à fait immigra-sioniste.



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 12 novembre 2013 18:05

    Le débat est de qualité mais surtout parce que les inepties de Finkielkraut permettent à Michéa de développer sans trop être contredit. On va dire que le mérite de Finkielkraut est d’avoir laissé parler son invité, plutôt que de vouloir lui voler la vedette comme c’est trop souvent le cas (trop habitués qu’ils sont à se prendre pour les élus). On sent que, contrairement à un BHL, Finkielkraut sait raisonner, et il atteint un plafond de pensée non pas à cause de ses limites mais du fait que ses bases le rattrapent. Et c’est toute la différence entre Michéa et Finkielkraut : alors que le premier a des bases solides, identifiées, expliquées, les bases du second ne sont constituées que d’idéologies. Michéa est cohérent, calme, sûr de lui, alors que Finkielkraut est contradictoire, ce qui lui empêche d’être sage, il restera impulsif jusqu’à la fin de sa vie. La meilleure illustration c’est le passage sur la démocratie. Alors que Michéa fait une genèse du libéralisme, de la modernité, différencie aspiration et logique, contextualise le premier dans une dynamique plus large qui est celle de la modernité en tant que phénomène social total et ensuite seulement construit son analyse, Finkielkraut pose en massue l’argument de la démocratie : la démocratie ceci, la démocratie cela, sans contextualisation, sans genèse, sans aucune réflexion profonde. Il a fallu 1mn à Michéa pour déconstruire le concept, faire deux trois liens pertinents, pour montrer la dangerosité intellectuelle de prendre des concepts si importants sans les définir (bien que Finkielkraut dit prendre la définition Toquevillienne, qui part d’une étude de cas, mais se faisant il réalise un bond de plus d’un siècle dans l’histoire (et quel siècle !) sans devoir se justifier)). Michéa inspire le respect d’à peu près tout le monde car il a construit son objet de réflexion, il est parti à sa conquête, tout le contraire de Finkie, qui croit qu’une locution approximative et des lunettes suffisent à être intelligent (en ceci, il n’est pas très loin d’un Lilian Thuram).



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 3 novembre 2013 01:15

    Ahah peut-on rire de ce reportage ? Et d’Erwanet ? Pourquoi ceux qui devraient se censurer pour le bien de l’humanité ne le font-ils jamais ? Quelle est cette loi diabolique ?


    1. Un reportage français sur la censure en France qui n’évoque même pas le cas Dieudonné, bref un reportage sur la censure qui se censure, quelle niveau on a atteint là ?
    2. C’est clair que ce sont les publicitaires qui souffrent le plus des batailles communautaires, les pauvres ! Séguéla for president !
    3. Erwanet, t’arrives pas à faire de lien avec le libéralisme comme mode d’organisation sociale ? Cette conception du monde qui lie une collectivité par le marché et le droit, où "ma liberté s’arrête où commence celle de l’autre" ? Tu penses pas que c’est symptomatique d’une guerre de tous contre tous où ceux qui ont le plus d’argent (position sur le marché) peuvent étendre leur liberté et diminuer celle des autres (position dans le droit au sens large, à savoir ce qu’on a le droit de faire, "après la loi, il y a les coups") ? Toute référence à une certaine communauté est presque totalement fortuite.




  • O Scugnizzo O Scugnizzo 3 novembre 2013 00:59

    Le capitalisme également est à l’agonie et pourtant on le subit (positivement ou négativement) tous au quotidien.


    Ah c’est beau le relativisme culturel radical, ça sent bon le libéralisme, la gauche caviar. On va bientôt nous dire que Booba et Baudelaire c’est bonnet blanc, blanc bonnet, du moment où le texte nous parle ; au fond, quelle différence entre le spleen et l’envie de niké la peaulice ? 


  • O Scugnizzo O Scugnizzo 31 octobre 2013 19:26

    Eh oui Odomar, vous feriez bien d’écouter un peu moins Clouscard et un peu plus Séguéla, vous y gagneriez en audience smiley Comme quoi !



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 30 octobre 2013 12:44

    Conférence d’une qualité très rare. Merci du partage et merci à Monsieur Lepage, des conférences comme ça ça se met pas sur pied en 1h, y a un gros travail de réflexion et de structure derrière, le rendu pédagogique est assez extraordinaire je dois dire, au vu de la complexité du sujet.



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 30 octobre 2013 12:40

    Gerfaut tu baignes dans l’idéologie de la méritocratie. J’aurai aimé aussi me noyer dans celle-ci, ça évite de se poser tout un tas de question. T’es aussi bas que la pensée du bon amerloc de base sur le self-made man. Non, on ne se fait jamais tout seul. L’école c’est papa et maman qui paient, et plus ils peuvent payer et plus tu peux réussir (mais on te fait croire que c’est un exploit individuel, chuut) c’est la société qui a existé avant ta naissance qui t’offre les institutions, des bâtiments élevés à la sueur d’étrangers mal payés (mais chuuut), ce sont des profs qui forment, et qui ont été formés par d’autres profs, qui lisent des livres d’autres personnes etc, je pense q’on a tous pigé. Ca s’appelle la force collective. Et c’est ce que veulent s’accaparer les assoiffés de pouvoir. C’est une des ironies dont le destin a le secret, mais tu tiens une position de petit bobo de gauche, libéral culturel niais : on va pas imposer de culture aux pauvres, les pauvres ont le droit à avoir "leur" culture, s’ils veulent regarder la téléréalité et qu’ils aiment ça, c’est leur droit ! Et pendant ce temps, on légitime l’abrutissement de masse et la seule légitimité par le fric. Si ça se vend, c’est que c’est bon ! Ah la belle unité libérale.



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 30 octobre 2013 12:22

    Pareil Machiavel, je m’ajoute à la liste de ceux qui te demandent un compte-rendu sur Cuba.



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 29 octobre 2013 12:29

    Il faut aussi comprendre que le café à Naples est une institution, ancré dans la culture, l’identité d’un peuple, on le prend debout, dans un geste quotidien, au milieu d’autres personnes. Il est la boisson d’accueil par excellence. Il est valorisé, magnifié. Un Napolitain qui ne peut pas prendre un café n’en est plus vraiment un. Bien sûr le café n’est pas cher (entre 60 et 80 cts d’euro) et permet donc la pratique, mais ce n’est pas simplement de la solidarité économique, c’est indissociable du lien collectif et de l’identité collective. L’un ne peut comprendre sans l’autre, je ne sais pas comment c’est en France, mais le seul facteur économique risquerait de faire passer le "Caffè sospeso" pour un effet de mode. Ceci dit c’est une excellente initiative qui me fait bien sûr chaud au coeur : cette ville somptueuse si souvent décriée prise pour une fois comme exemple. Ah et je dirai qu’en Suisse, à 4 euros le café douteux, la pratique ne risque pas de connaître un écho très large :)



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 28 octobre 2013 12:20

    "Déjà parce que dans ashkénaze, y a le mot naze"



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 27 octobre 2013 21:02

    Intéressant d’avoir le point de vue d’artistes sur la question, merci du partage. On sent l’apport en terme de connexion spirituelle et d’impact sur la créativité. Je crois qu’il est vraiment temps de prendre ses distances avec la religion de la science, qui n’est simplement pas capable d’aborder ces aspects, en ce qu’elle s’entête à analyser des "faits", des relations de cause à effet. L’homme est oublié, sa créativité, son énergie, son bien-être et sa production de sens en tant qu’individu participant à un collectif n’existe même pas. On arrive à un résultat où on attend de savoir si les scientifiques nous disent que c’est bien ou c’est pas bien de manger de la viande en terme sanitaire, en laissant de côté toute la subjectivité constitutive de notre espèce. En voulant créer l’homme rationnel parfait, l’homme nouveau qui oriente ses choix de manière optimale, scientifique, on crée en fait une masse d’enfants qui attendent qu’une petite élite expliquent ce qui est bien et ce qui est pas bien, sans compter que cette petite élite est sucrée par des lobbies multiples. Je trouve que d’en parler sans recourir à la science comme argument d’autorité suprême est vraiment constructif.



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 26 octobre 2013 13:46

    J’ai du coup mis un "moins" à l’article car je trouve qu’il pose les mauvaises questions. Est-ce que l’Union européenne est d’essence libérale ou marxiste ? Est-ce qu’elle est de gauche ou de droite ? Viande ou poisson ? Toutes des fausses questions (sans compter le manque de contextualisation capitaliste) qui ne font qu’épaissir le voile idéologique des Occidentaux. Ceux-ci feraient mieux de comprendre les bases du problème plutôt que de s’adonner à des batailles de coussin entre clochers dépassés. Gauche-droite, marxisme-libéralisme... tous des faux contraires. On voit bien que malgré leur alternance nous vivons dans un monde malade. Pourquoi ? Telle est la vraie question.



  • O Scugnizzo O Scugnizzo 26 octobre 2013 13:32

    Observation bien connue à tout (philo)anarchiste authentique (en existe-t-il seulement encore ? Je ne parle bien sûr pas de cette mièvre extrême-gauche moderne). Errico Malatesta, en faisant parler son bon sens habituel, nous avertissait il y a plus de 100 ans déjà que le communisme autoritaire (le marxisme orthodoxe) n’était rien d’autre que l’expression de la logique libérale poussée à bout. Observation bien entendu réversible : le libéralisme poussé au bout de sa logique (ultralibéralisme) devient du marxisme dans sa forme la plus pure (communisme autoritaire).


    Pourquoi ? Simplement car la dynamique libérale dans un contexte capitaliste a tendance à concentrer le capital accumulé entre les mains d’une classe toujours plus réduite et privilégiée. L’accroissement des inégalités que nous connaissons dans des contextes libéralisés actuellement en est la preuve empirique la plus parfaite. La bureaucratie toujours plus croissante Quelle différence y a-t-il entre une société où les moyens de production et de distribution sont concentrées entre les mains d’une petite classe politique et celle où les moyens de production et de distribution sont concentrées entre les mains d’une petite classe économique qui a le pouvoir politique ? Ce sont des effets de structure et Thatcher, qu’elle le veuille ou non, en fait partie. Ses déclarations ne font que montrer que l’expression "libéral conservateur" ne peut être qu’un oxymore et que toute la base politique sur laquelle repose notre société n’est qu’un leurre naïf au mieux, une manipulation historique au pire.


  • O Scugnizzo O Scugnizzo 23 octobre 2013 10:50

    Pour ceux qui osaient encore penser que ce guignol était un résistant, lui l’amoureux transis de l’Amérique frère et de la belle idéologie sioniste, représentant l’avant-garde de la lutte politique, lui, le Francis Lalanne de la politique, qui ne voit que l’ingérence si elle est barbue ou colorée (mais le soutien sioniste obligé n’est pas un problème), qui est moqué par tout l’UDC, qui voudrait la libre circulation des porte-monnaies sans les pantalons.


    Si les ennemis de nos amis peuvent être nos ennemis, les ennemis de nos ennemis ne sont pas nos amis.

    Si je peux comprendre que ce Sieur érige la pine des étrangers (donc des non-suisse ; on est tous l’étranger de quelqu’un, vous êtes ici les miens, vous venez prendre mon travail :) ) pour des affinités raciales, l’avis d’un type comme Loki sur la question m’intéresse ?


  • O Scugnizzo O Scugnizzo 21 octobre 2013 20:07

    C’est quoi un "prolo de base" ?