Les Celtes auraient le "seum"

Cette vidéo, est la dernière et peut-être la meilleure, d'un colloque tenu à Erdeven, Bretagne, par la revue Keltia magazine, samedi 25 octobre (vous trouverez toutes les autres vidéos là, en colonne de droite) :
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Bon.
En dehors de cette dernière et peut-être meilleure conférence ci-dessus - car focalisée sur les éléments valorisants l'héritage celtique - on trouve, tout au long de ce colloque, divers éléments socioculturels intéressants, sur l'Histoire plus ou moins récente des Celtes.
Seul bémol à mon sens : le besoin de Fabien Régnier, dès la première, introductive, de parler de "martyrologue celte", et les autres de continuer diversement à se plaindre, certes sur la base d'éléments vérifiables et d'autres - non mentionnés durant ce colloque - atroces.
C'est-à-dire que se déroule une forme ordinaire de nombrilisme paranoïde, auquel j'ai moi-même pu être sujet dans ma vie privée, inhérent à des biais de perspective et d'attachement.
Aussi objectif se fait-on - or il y a bien des éléments objectifs dans ces conférences, à n'en pas douter, elles ont chacune leurs intérêts... -
... eh bien, aussi objectif se fait-on, notre sensibilité passionnelle - inhérente audit nombrilisme paranoïde ordinaire (ou biais de perspective et d'attachement : c'est la même chose) - a tendance à surévaluer la nocivité volontaire du monde, et donc sous-évaluer le facteur-hasard ainsi que les facteurs intentionnels autres, qui parfois ne ciblent "la bretonnité" qu'à raison qu'elle leur semble un obstacle...
... bien que ce ne soit pas elle, qui soit visée.
Un seul exemple : quand les premiers Républicains en veulent aux Bretons, ils ne leur en veulent pas pour leur "celtitude" en tant que telle, mais avant tout à cause du royalisme chouan.
C'est-à-dire que le propre nombrilisme paranoïde révolutionnaire - or, il fut grand, pour ne pas dire paranoïaque en tant que tel, au plan sociatrique, avec la Terreur et pas que la Terreur, sûrement jusqu'à nos jours jacobins toujours (nombrilisme paranoïde inhérent à ses propres biais de perspective et d'attachement, avec ses ignorances, comme partout) - voyait avant tout les langues régionales comme un héritage féodal à éliminer, à cause des habitudes locales, méconnues des Franciliens révolutionnaires puis républicains.
Les Républicains se comportent donc comme les Mérovingiens qu'ils semblent restés, prônant un autre mythe identitaire.
Nietzsche aurait parlé là de volontés de puissance par l'innocence du Devenir... sur une base héraclitéenne où "Conflit est le Père du Devenir".
Ce recul est d'autant plus important à développer, que la première carte diffusée lors du colloque, étand le domaine maximal de l'antique celtisme même en Gascogne jusqu'aux Pyrénées, rejetant les Proto-Basques/Aquitano-Vasconiens, à un crottin hispanique le long d'une frontière qui n'existait pas...
... alors que la Gascogne fut signalée pour apparentée ibère, par Jules César.
C'est-à-dire, en somme, que nos celtisants infligent aux autres ce qu'ils refusent qu'on leur inflige, et selon le même motif : leur propre volonté de puissance ré-expansive.
Dans cette dynamique, on compte et on brasse large : on les comprend...
... mais qu'ils ne se la jouent pas alors, "à l'israélienne" !
Or, c'est ce qu'ils font, à parler de celtophobie dans un pays - la France - dont les habitants sont prêts à dépenser des milles et des cents, à la sortie du moindre Astérix, Uderzo et Goscinny auraient-ils disparu de la surface de la Terre. Sans parler des derniers animés d'Alain Chabat sur Netflix ni d'Alexandre Astier au cinéma.
Certes, bien entendu, Astérix reste une uchronie IIIe République, composant avec notre époque, mais tout de même.
Pourtant, nos conférenciers n'hésitèrent pas à parler de "celtophobie", au moment même où ils se réjouissent d'une forme de succès populaire du renouveau celtique.
S'ils se ratent ainsi à se prétendre faibles, ils tombent sous le coup de cet autre nietzschéisme, déclarant "Périssent les faibles et les ratés, premier principe de notre amour des hommes. Et on doit même les y aider !"
Mais pourquoi suis-je si méchant ?
Parce que les Celtes n'ont jamais hésité à l'être, "à l'israélienne" aussi ! Car : Vae Victis, malheur aux Vaincus !
Un cri qu'ils prononcèrent en investissant Rome, deux-trois siècles avant César. Ce n'étaient que "de bonnes guerres", pour l'époque !
L'irénisme, ça suffit.
Les Celtes sont comme la Vie : par-delà bien et mal - et ce n'est pas en commençant à se plaindre qu'on va défendre le celtisme.
Sinon, autant signer tout de suite un partenariat PaganTV avec Oleg de Normandie, les zamis.
La placidité d'un Morvan Coarer vaut mieux - je ne dis pas cela qu'au titre du Rassemblement Celto-Druidique 2025 - et devrait inspirer tout le monde.
Les Celtes auraient-ils le "seum" ? Autrement dit le fiel ?
Seulement s'ils veulent cultiver le felisme (du latin fel pour bile, donnant notre fiel, mais aussi l'ancien français félon) ?
Ce serait un comble, alors que - merci Nietzsche toujours - seul le monothéisme, est religion du ressentiment.
Que le celtisme n'y tourne jamais : c'est tout le mal que je lui souhaite... quoi que je ne sois pas dupe de tous les fielleux qui l'habitent.
Sur ce.
Tags : France Europe Société Recherche Histoire Religions Racisme Israël Spiritualité Philosophie Culture Bretagne Psychologie Mythologie Psychiatrie
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