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    BA 24 avril 2021 01:47

    Inde : 330 000 nouveaux cas et 2000 morts en 24 heures, 187 000 morts au total.


    L’Inde submergée par la pandémie, état d’urgence à Tokyo à trois mois des Jeux Olympiques.


    L’Inde s’enfonçait vendredi dans une crise sanitaire majeure, ses hôpitaux submergés appelant à l’aide face à une explosion de l’épidémie de Covid-19, tandis que le Japon décidait un nouvel état d’urgence notamment à Tokyo à trois mois des Jeux olympiques.


    A New Delhi, confinée jusqu’à lundi, des hôpitaux manquant d’oxygène lancent des appels quotidiens au gouvernement indien pour qu’il fournisse d’urgence des réserves afin d’alimenter des centaines de patients placés sous respirateur.


    "Vingt-cinq patients sont morts au cours des dernières 24 heures. Plus que deux heures d’oxygène. Une crise majeure est probable. La vie de 60 autres patients est en danger, une intervention urgente est nécessaire", a averti le directeur médical de l’hôpital Sir Gangaram de New Delhi.


    "SOS - Moins d’une heure d’approvisionnement en oxygène au Max Smart Hospital et au Max Hospital Saket", a tweeté Max Healthcare, l’une des plus grandes chaînes d’hôpitaux privés, tôt vendredi.


    Après la mort de 22 malades dans un hôpital, en raison d’une coupure d’alimentation en oxygène, treize autres sont décédés vendredi dans l’incendie d’un hôpital de la banlieue de Bombay, la capitale économique de l’Inde.


    Le pays de 1,3 milliard d’habitants, au système de santé vétuste, a enregistré en 24 heures un nouveau record de contaminations, avec 330.000 cas et 2.000 décès.


    Près de 3,5 millions de contaminations ont été recensées en Inde depuis début avril, notamment imputées à une "double mutation" du virus et à des événements de masse, comme la fête religieuse hindoue Khumb Mela qui a rassemblé des millions de pélerins.


    Si la flambée enregistrée cette semaine en Asie est liée principalement à la situation en Inde, le Népal a aussi connu une progression fulgurante de l’épidémie (+ 242 %), avec 1.400 nouveaux cas quotidiens.


    A trois mois des Jeux olympiques, le Japon inquiète aussi : l’état d’urgence va être appliqué à Tokyo et dans trois autres départements (Kyoto, Osaka et Hyogo), à partir de dimanche et au moins jusqu’au 11 mai, a annoncé vendredi le Premier ministre Yoshihide Suga.


    Les établissements servant de l’alcool devront cette fois fermer leurs portes, ainsi que les grands magasins.


    La lenteur de la vaccination alimente aussi les doutes sur la capacité du Japon à organiser les JO dans moins de cent jours, 1,5 million de personnes ayant reçu une première dose à la date de mercredi et seulement 827.000 étant totalement vaccinées, soit moins de 0,7 % de la population.


    La détection du variant "indien" en Belgique inquiète en Europe, désormais orientée vers l’allègement des restrictions. 21 étudiants indiens arrivés mi-avril en Belgique, via l’aéroport parisien de Roissy, ont été testés positifs à ce variant et placés en quarantaine.


    Les Etats-Unis déconseillent les voyages en Inde, même pour les personnes vaccinées, et le Canada a suspendu pendant 30 jours dès vendredi les vols en provenance d’Inde et du Pakistan.


    Et si le Royaume-Uni a interdit d’entrée les voyageurs arrivant d’Inde, la France leur impose un isolement obligatoire de dix jours.


    https://www.lepoint.fr/monde/virus-etat-d-urgence-a-tokyo-a-trois-mois-des-jo-l-inde-s-enfonce-dans-la-crise-sanitaire-23-04-2021-2423498_24.php




  • 1 vote
    BA 23 avril 2021 20:40

    A propos du double mutant indien :


    Covid-19. La panique monte en Inde face à la nouvelle vague.


    La fulgurance de la deuxième vague de Covid-19 laisse désemparées de plus en plus de grandes villes d’Inde. Les hôpitaux sont saturés, l’oxygène manque, on meurt faute de soins… Reportage à Bangalore, la capitale du Sud du pays.


    Il y a encore un mois, les habitants de Bangalore savouraient un doux retour à l’insouciance, face à un virus en voie de disparition. Aujourd’hui, comme ailleurs en Inde, ils sont gagnés par la panique. « En une semaine, ma tante de 37 ans est morte, ma meilleure amie a attrapé le Covid, ainsi que ma boss ! » raconte Shweta, 29 ans. La designeuse dans une grande entreprise textile travaille chez elle, où elle vit seule. « Je n’ose plus sortir. Chaque jour, une connaissance tombe malade ! »


    La ville est comme foudroyée par une vague de Covid sans rapport avec celle du printemps 2020. « Le virus est hors de contrôle », a reconnu B.S. Yediyurappa, ministre en chef de l’État du Karnataka, qui vient d’être infecté pour la seconde fois, après avoir contracté le Covid l’été 2020, et malgré une première injection récente du vaccin…


    « On manque de tout : lits, soignants, oxygène, médicaments et même de places dans les crématoriums et les cimetières. Les hôpitaux sont débordés. On croule sous les patients et cela ne va faire qu’empirer car, contrairement à la vague de 2020, il n’y a plus de quarantaine, plus de traçage des contacts, plus de centre d’isolement », décrit le docteur Taha Mateen, directeur de l’hôpital privé HBS, où une centaine de malades sont hospitalisés. En mars, tous ses lits Covid étaient vides.


    « Il y a d’abord eu une pénurie de lits, puis de médicaments, et maintenant d’oxygène », témoigne un médecin d’un hôpital public qui veut rester anonyme sur ce sujet sensible. Sans les précieuses bouteilles, impossible de traiter les cas les plus critiques. On meurt faute d’oxygène. À court de ravitaillement, les hôpitaux tentent d’échanger des patients ou… le marché noir.


    En urgence, le Karnataka a demandé 1 500 tonnes d’oxygène au gouvernement central. En attendant, les proches de malades lancent des bouteilles à la mer, sur Internet. Des habitants leur répondent avec des listes de numéros à joindre pour récupérer, ici une bouteille, là des médicaments… Au total, Bangalore (12 millions d’habitants) comptait, jeudi 22 avril 2021, 87 000 malades du Covid.


    Ce chiffre est un minimum, car les tests manquent aussi. « Nous ne parvenons pas à faire face à l’énorme demande de tests, car nous sommes dépendants de matières premières du Japon », témoigne Charu Krishnamoorthy, qui travaille pour un producteur local de tests PCR.


    Bangalore est à l’image du reste de l’Inde. Mercredi 21 avril, 314 835 nouvelles contaminations ont été officiellement comptabilisées, record mondial. C’est six fois plus qu’il y a un mois, deux fois plus qu’il y a quinze jours, et sans doute en dessous de la réalité.


    Malgré cela, les autorités du Karnataka veulent éviter un nouveau reconfinement strict. Il y a un an, il avait provoqué un terrible exode des travailleurs migrants fuyant la ville faute de subsistance. Les restrictions décidées s’en rapprochent néanmoins de plus en plus. La ville est sous couvre-feu à partir de 20 h et sera confinée ce week-end.


    https://www.ouest-france.fr/monde/inde/covid-19-la-panique-monte-en-inde-face-a-la-nouvelle-vague-cfd1efc6-a376-11eb-b196-49a3371759cb




  • 1 vote
    BA 22 avril 2021 02:00

    Le « double mutant » indien est déjà arrivé au Royaume-Uni, en Irlande, Allemagne, Italie, Espagne, Belgique.


    Le variant indien, qui semble plus contagieux, comporte plusieurs mutations qui inquiètent les chercheurs

    Les médias indiens le surnomment le « double mutant ». Le variant indien est surveillé de très près par les autorités, alors que la situation sanitaire se dégrade rapidement en Inde avec près de 260 000 personnes contaminées en seulement 24 heures lundi et une moyenne de 233 000 nouveaux cas quotidiens depuis une semaine.

    Apparu en octobre 2020 près de Nagpur dans le centre du pays, ce variant appelé B.1.617 serait responsable d’environ 11 % des contaminations et d’une nouvelle vague en Inde. Il serait aussi très présent au Royaume-Uni et se diffuse en Allemagne, en Belgique ou en Irlande.


    Quelle dangerosité ?


    Ce variant est surnommé « double mutant » car il contient deux mutations : une mutation L452R, que l’on retrouve dans le variant californien et une autre E484Q, qui est proche de la mutation E484K présente dans les variants sud-africain et brésilien. Mais l’appellation de « double mutant » est controversée. La souche B.1.617 comporte aussi d’autres mutations qui préoccupent les chercheurs.

    Pour l’instant, ce virus reste majoritairement présent dans l’État du Maharashtra, où se situent les villes de Nagpur et de Bombay. La prévalence du variant serait de 55 % dans cet État, alors qu’elle oscille entre 2 et 10 % dans le reste du pays. « Il a l’air d’être particulièrement contagieux, mais les études ne disent pas si sa forme est plus grave que les autres », affirme l’épidémiologiste Catherine Hill à 20 minutes.

    « Certaines des mutations qu’il porte ont été décrites dans d’autres lignées de variants et pourraient être associées à une contagiosité plus élevée voire à un échappement immunitaire » précise au Huffington Post Samuel Alizon, directeur de recherche au laboratoire maladies infectieuses et vecteurs du CNRS.


    Quelle résistance aux vaccins ?


    Si la contagiosité du variant semble plus élevée, il faut encore rester prudent sur sa résistance aux vaccins. « Personne ne connaît à ce stade la dangerosité du B.1.617, ni sa résistance ou non aux vaccins », assure au Monde Rakesh Mishra, directeur du Centre de biologie moléculaire et cellulaire (CCMB). « A priori, l’immunité développée par une première contamination ou par le vaccin paraît à même de faire barrage à ce double mutant, mais cela demande confirmation « , ajoute-t-il.

    Si le variant indien comporte plusieurs mutations de virus, il n’est pas pour autant un recombinant de deux autres types de virus. Le variant comporte « une mutation qui le rend plus contagieux et une mutation qui le rendrait moins accessible au système immunitaire. C’est-à-dire à la protection vaccinale » explique à RFI le microbiologiste Patrick Berche. Là encore, il faudra attendre avant d’en savoir plus.


    Quelles mesures internationales ?


    Face aux inquiétudes, le Royaume-Uni vient d’interdire les voyageurs en provenance d’Inde, à l’exception de ses résidents. Le gouvernement français réfléchit pour sa part à mettre en place des restrictions. « Si nous devons prendre une mesure sur l’Inde, nous la prendrons », a affirmé Clément Beaune, Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes sur Franceinfo.


    https://www.sudouest.fr/sante/coronavirus/monde/covid-19-que-sait-on-sur-le-variant-indien-qualifie-de-double-mutant-2209216.php



  • 1 vote
    BA 22 avril 2021 01:58

    Le « double mutant » indien est déjà arrivé au Royaume-Uni, en Irlande, Allemagne, Italie, Espagne, Belgique.


    Le variant indien, qui semble plus contagieux, comporte plusieurs mutations qui inquiètent les chercheurs

    Les médias indiens le surnomment le « double mutant ». Le variant indien est surveillé de très près par les autorités, alors que la situation sanitaire se dégrade rapidement en Inde avec près de 260 000 personnes contaminées en seulement 24 heures lundi et une moyenne de 233 000 nouveaux cas quotidiens depuis une semaine.

    Apparu en octobre 2020 près de Nagpur dans le centre du pays, ce variant appelé B.1.617 serait responsable d’environ 11 % des contaminations et d’une nouvelle vague en Inde. Il serait aussi très présent au Royaume-Uni et se diffuse en Allemagne, en Belgique ou en Irlande.


    Quelle dangerosité ?


    Ce variant est surnommé « double mutant » car il contient deux mutations : une mutation L452R, que l’on retrouve dans le variant californien et une autre E484Q, qui est proche de la mutation E484K présente dans les variants sud-africain et brésilien. Mais l’appellation de « double mutant » est controversée. La souche B.1.617 comporte aussi d’autres mutations qui préoccupent les chercheurs.

    Pour l’instant, ce virus reste majoritairement présent dans l’État du Maharashtra, où se situent les villes de Nagpur et de Bombay. La prévalence du variant serait de 55 % dans cet État, alors qu’elle oscille entre 2 et 10 % dans le reste du pays. « Il a l’air d’être particulièrement contagieux, mais les études ne disent pas si sa forme est plus grave que les autres », affirme l’épidémiologiste Catherine Hill à 20 minutes.

    « Certaines des mutations qu’il porte ont été décrites dans d’autres lignées de variants et pourraient être associées à une contagiosité plus élevée voire à un échappement immunitaire » précise au Huffington Post Samuel Alizon, directeur de recherche au laboratoire maladies infectieuses et vecteurs du CNRS.


    Quelle résistance aux vaccins ?


    Si la contagiosité du variant semble plus élevée, il faut encore rester prudent sur sa résistance aux vaccins. « Personne ne connaît à ce stade la dangerosité du B.1.617, ni sa résistance ou non aux vaccins », assure au Monde Rakesh Mishra, directeur du Centre de biologie moléculaire et cellulaire (CCMB). « A priori, l’immunité développée par une première contamination ou par le vaccin paraît à même de faire barrage à ce double mutant, mais cela demande confirmation « , ajoute-t-il.

    Si le variant indien comporte plusieurs mutations de virus, il n’est pas pour autant un recombinant de deux autres types de virus. Le variant comporte « une mutation qui le rend plus contagieux et une mutation qui le rendrait moins accessible au système immunitaire. C’est-à-dire à la protection vaccinale » explique à RFI le microbiologiste Patrick Berche. Là encore, il faudra attendre avant d’en savoir plus.


    Quelles mesures internationales ?


    Face aux inquiétudes, le Royaume-Uni vient d’interdire les voyageurs en provenance d’Inde, à l’exception de ses résidents. Le gouvernement français réfléchit pour sa part à mettre en place des restrictions. « Si nous devons prendre une mesure sur l’Inde, nous la prendrons », a affirmé Clément Beaune, Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes sur Franceinfo.


    https://www.sudouest.fr/sante/coronavirus/monde/covid-19-que-sait-on-sur-le-variant-indien-qualifie-de-double-mutant-2209216.php



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    BA 22 avril 2021 01:57

    Le « double mutant » indien est déjà arrivé au Royaume-Uni, en Irlande, Allemagne, Italie, Espagne, Belgique.


    Le variant indien, qui semble plus contagieux, comporte plusieurs mutations qui inquiètent les chercheurs

    Les médias indiens le surnomment le « double mutant ». Le variant indien est surveillé de très près par les autorités, alors que la situation sanitaire se dégrade rapidement en Inde avec près de 260 000 personnes contaminées en seulement 24 heures lundi et une moyenne de 233 000 nouveaux cas quotidiens depuis une semaine.

    Apparu en octobre 2020 près de Nagpur dans le centre du pays, ce variant appelé B.1.617 serait responsable d’environ 11 % des contaminations et d’une nouvelle vague en Inde. Il serait aussi très présent au Royaume-Uni et se diffuse en Allemagne, en Belgique ou en Irlande.


    Quelle dangerosité ?


    Ce variant est surnommé « double mutant » car il contient deux mutations : une mutation L452R, que l’on retrouve dans le variant californien et une autre E484Q, qui est proche de la mutation E484K présente dans les variants sud-africain et brésilien. Mais l’appellation de « double mutant » est controversée. La souche B.1.617 comporte aussi d’autres mutations qui préoccupent les chercheurs.

    Pour l’instant, ce virus reste majoritairement présent dans l’État du Maharashtra, où se situent les villes de Nagpur et de Bombay. La prévalence du variant serait de 55 % dans cet État, alors qu’elle oscille entre 2 et 10 % dans le reste du pays. « Il a l’air d’être particulièrement contagieux, mais les études ne disent pas si sa forme est plus grave que les autres », affirme l’épidémiologiste Catherine Hill à 20 minutes.

    « Certaines des mutations qu’il porte ont été décrites dans d’autres lignées de variants et pourraient être associées à une contagiosité plus élevée voire à un échappement immunitaire » précise au Huffington Post Samuel Alizon, directeur de recherche au laboratoire maladies infectieuses et vecteurs du CNRS.


    Quelle résistance aux vaccins ?


    Si la contagiosité du variant semble plus élevée, il faut encore rester prudent sur sa résistance aux vaccins. « Personne ne connaît à ce stade la dangerosité du B.1.617, ni sa résistance ou non aux vaccins », assure au Monde Rakesh Mishra, directeur du Centre de biologie moléculaire et cellulaire (CCMB). « A priori, l’immunité développée par une première contamination ou par le vaccin paraît à même de faire barrage à ce double mutant, mais cela demande confirmation « , ajoute-t-il.

    Si le variant indien comporte plusieurs mutations de virus, il n’est pas pour autant un recombinant de deux autres types de virus. Le variant comporte « une mutation qui le rend plus contagieux et une mutation qui le rendrait moins accessible au système immunitaire. C’est-à-dire à la protection vaccinale » explique à RFI le microbiologiste Patrick Berche. Là encore, il faudra attendre avant d’en savoir plus.


    Quelles mesures internationales ?


    Face aux inquiétudes, le Royaume-Uni vient d’interdire les voyageurs en provenance d’Inde, à l’exception de ses résidents. Le gouvernement français réfléchit pour sa part à mettre en place des restrictions. « Si nous devons prendre une mesure sur l’Inde, nous la prendrons », a affirmé Clément Beaune, Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes sur Franceinfo.


    https://www.sudouest.fr/sante/coronavirus/monde/covid-19-que-sait-on-sur-le-variant-indien-qualifie-de-double-mutant-2209216.php

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