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Dimanche 14 février 2021 :
L’Union Européenne ne protège pas.
L’Union Européenne protège de rien.
C’est la nation qui protège.
Ce sont les frontières nationales qui protègent.
Covid-19 : l’Allemagne ferme ses frontières pour contenir les très contagieux variants.
11h45. L’Allemagne ferme ses frontières pour contenir les très contagieux variants.
Au poste-frontière de Kiefersfelden entre l’Allemagne et l’Autriche les passages se font désormais au compte-goutte. Masque sur le visage, des policiers emmitouflés dans d’épais anoraks jaunes et bonnets face aux températures polaires filtrent la circulation.
Berlin a en grande partie fermé ce dimanche ses frontières avec la République tchèque et le Tyrol autrichien pour tenter de contenir la diffusion des très contagieux variants du coronavirus, provoquant des frictions avec l’Union européenne.
Seuls autorisés à passer : les Allemands, les personnes résidant dans le pays ainsi que les frontaliers et professions jugées stratégiques, comme le transport de marchandises, sous condition de pouvoir présenter un test PCR négatif très récent au coronavirus.
Le docteur Khalifé Khalifé est le chef du service de cardiologie du Centre hospitalier régional (CHR) de Metz-Thionville depuis 1986. Il déclare que le département de la Moselle vient de voir apparaître « un variant mosellan pur, qui a muté. »
Khalifé Khalifé, 1er adjoint au maire de Metz et président du conseil de surveillance du CHR Metz-Thionville : "La probabilité aujourd’hui est celle d’un variant mosellan pur, qui a muté."
"Quantitativement, ça n’est pas pire qu’ailleurs, on est même à moins de 8% de contamination. C’est surtout le variant qui pose problème. Pourquoi plus ici qu’ailleurs ? On n’a pas de réponse. La probabilité aujourd’hui est celle d’un variant mosellan pur, qui a muté. Il peut ressembler à un variant connu. Mais pour en être sûr, il faut faire des séquençages, une étude globale qui va mettre quelques jours. Il faut surtout que les labos fassent cette étude et qu’on creuse cet aspect-là."
Quant aux décisions gouvernementales : "On a demandé la fermeture des écoles une semaine plus tôt, c’était une précaution raisonnable. Je ne sais pas pourquoi on prend des risques inutiles. Je reste persuadé que le vaccin ne va rien régler avant trois mois."
Vendredi 12 février 2021 :
Olivier Véran a prononcé la phrase la plus importante de la journée : « Il semblerait que ces variants soient capables de passer à travers la protection du vaccin. »
Source :
300 cas de variants brésilien et sud-africain en Moselle : le maire de Metz demande un confinement strict.
Au cours de sa conférence de presse faisant le point la situation épidémique, Olivier Véran a alerté sur la présence de ces deux variants, sur le territoire national et tout particulièrement dans le département de la Moselle.
À titre de comparaison, le ministre a rappelé que "la proportion des contaminations aux variants sud africains ou brésiliens serait de l’ordre de 4 à 5% à l’échelle du pays, alors que 20 à 25% des personnes contaminées seraient porteuses du variant britannique."
Une proportion bien plus faible donc, voire nulle dans certains départements. Mais en Moselle, le nombre de cas commence à augmenter de façon préoccupante et le gouvernement admet ne pas avoir d’explication quant à cette forte présence si localisée.
"En Moselle, la situation est plus inquiétante. Nous avons identifié plus de 300 cas de contaminations présentant des variants sud africain et brésilien. La Moselle est aussi un département où l’incidence est très élevée. "
La présence de ces deux variants doit en effet être tout particulièrement scrutée parce que les médecins et scientifiques les connaissent moins bien. Potentiellement très contagieux, comme le variant anglais, ce sont des variants "pour lesquels nous possédons moins de données", a reconnu Olivier Véran.
"Il semblerait que ces variants soient capables de passer à travers la protection du vaccin", a-t-il encore averti.
Dans le département de la Moselle, l’arsenal pour détecter les clusters a donc été déployé à grand renfort du séquençage et des tests PCR : "Pour traquer ces variants, nous avons déployé de nombreux moyens. Premier moyen : le séquençage. Les PCR multiplex sont la deuxième méthode de diagnostic, ils ont vocation à remplacer les PCR pour savoir directement quel variant est en cause dans chaque cas de contamination", a annoncé Olivier Véran.
Le ministre de la Santé a également annoncé qu’il se déplacerait dès ce vendredi dans le département. "Il nous faut être prêts à agir évidemment, si la situation devait le nécessiter, afin de protéger la population dans un territoire qui a déjà payé un lourd tribut à la pandémie."
Après les propos du ministre, le maire de Metz, François Grosdidier (LR), s’est exprimé au micro d’Europe 1. Face à la situation inquiétante dans son département, il estime qu’il faut "un reconfinement vrai, fort comme en mars-avril".
Pour lui, il doit s’agir d’un confinement similaire au premier que la France a connu, mais localisé à l’échelle des zones les plus touchées. Ainsi, il souhaite que cette mesure concerne "les scolaires et tous les salariés dont la présence sur le lieu de travail n’est pas vitale".
Vendredi 12 février 2021 :
Olivier Véran a prononcé la phrase la plus importante de la journée : « Il semblerait que ces variants soient capables de passer à travers la protection du vaccin. »
Source :
300 cas de variants brésilien et sud-africain en Moselle : le maire de Metz demande un confinement strict.
Au cours de sa conférence de presse faisant le point la situation épidémique, Olivier Véran a alerté sur la présence de ces deux variants, sur le territoire national et tout particulièrement dans le département de la Moselle.
À titre de comparaison, le ministre a rappelé que "la proportion des contaminations aux variants sud africains ou brésiliens serait de l’ordre de 4 à 5% à l’échelle du pays, alors que 20 à 25% des personnes contaminées seraient porteuses du variant britannique."
Une proportion bien plus faible donc, voire nulle dans certains départements. Mais en Moselle, le nombre de cas commence à augmenter de façon préoccupante et le gouvernement admet ne pas avoir d’explication quant à cette forte présence si localisée.
"En Moselle, la situation est plus inquiétante. Nous avons identifié plus de 300 cas de contaminations présentant des variants sud africain et brésilien. La Moselle est aussi un département où l’incidence est très élevée. "
La présence de ces deux variants doit en effet être tout particulièrement scrutée parce que les médecins et scientifiques les connaissent moins bien. Potentiellement très contagieux, comme le variant anglais, ce sont des variants "pour lesquels nous possédons moins de données", a reconnu Olivier Véran.
"Il semblerait que ces variants soient capables de passer à travers la protection du vaccin", a-t-il encore averti.
Dans le département de la Moselle, l’arsenal pour détecter les clusters a donc été déployé à grand renfort du séquençage et des tests PCR : "Pour traquer ces variants, nous avons déployé de nombreux moyens. Premier moyen : le séquençage. Les PCR multiplex sont la deuxième méthode de diagnostic, ils ont vocation à remplacer les PCR pour savoir directement quel variant est en cause dans chaque cas de contamination", a annoncé Olivier Véran.
Le ministre de la Santé a également annoncé qu’il se déplacerait dès ce vendredi dans le département. "Il nous faut être prêts à agir évidemment, si la situation devait le nécessiter, afin de protéger la population dans un territoire qui a déjà payé un lourd tribut à la pandémie."
Après les propos du ministre, le maire de Metz, François Grosdidier (LR), s’est exprimé au micro d’Europe 1. Face à la situation inquiétante dans son département, il estime qu’il faut "un reconfinement vrai, fort comme en mars-avril".
Pour lui, il doit s’agir d’un confinement similaire au premier que la France a connu, mais localisé à l’échelle des zones les plus touchées. Ainsi, il souhaite que cette mesure concerne "les scolaires et tous les salariés dont la présence sur le lieu de travail n’est pas vitale".
Jeudi 28 janvier 2021 :
En 2020, les Etats du monde entier ont été obligés de soutenir leur économie : ces plans de soutien ont atteint un total de 14 000 milliards de dollars ! En clair : toute l’économie mondiale repose sur une gigantesque bulle de dette. Et cette bulle de dette va continuer à gonfler.
Covid-19 : la dette mondiale proche de 100 % du PIB, alerte le FMI.
La crise sanitaire et l’impact économique massif ont fait exploser les déficits publics dans tous les pays.
La pandémie de Covid a mis sous pression les finances publiques. Les États ont dû dépenser massivement pour gérer la crise sanitaire et limiter l’impact désastreux sur l’économie, sur les revenus des entreprises et des ménages. Les plans de soutien ont atteint l’an dernier le montant record de 14000 milliards de dollars, indique jeudi le FMI (Fonds monétaire international) dans son rapport de stabilité financière, soit 2200 milliards de plus depuis la dernière évaluation d’octobre.
La recrudescence du virus ces dernières semaines a entraîné de nouvelles mesures de restrictions et nécessité la prolongation des aides. Ce fut le cas en Europe pour la France, l’Espagne, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ainsi qu’au Canada et aux États-Unis, où le Congrès a approuvé un nouveau soutien en décembre équivalent à 4,3% du PIB, qui s’ajoutait aux plans du printemps représentant 14,8% du PIB.
Le cumul des dépenses et l’effondrement des recettes publiques ont fait exploser la dette publique mondiale à un niveau record de 98% du PIB, évalue le Fonds monétaire, bien au-delà du seuil atteint pendant la crise financière de 2009. C’est dans les économies développées qu’elle est la plus importante, à 122,7%, devant les pays émergents et à revenus intermédiaires (63,3%) puis le monde à faible revenu (48,5%).
La crise a logiquement provoqué une envolée du déficit public mondial, de 3,8% du PIB en 2019 à 11,8%. Les pays les plus riches, disposant d’une marge de manœuvre financière plus importante, ont vu leur déficit se creuser à 13,3% contre 3,3% en 2019. Comparé à 10,3% pour les émergents et 5,7% pour les pays à faible revenu.
Le FMI note que la détérioration des finances publiques pour les économies développées vient pour moitié de la baisse des revenus et des dépenses supplémentaires alors que dans les pays pauvres cela vient surtout de la baisse d’activité économique. Les États-Unis et le Canada battent des records de déficit, à respectivement à 17,5% et 20% du PIB. Alors qu’Ottawa affichait un excédent budgétaire en 2019.
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