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Le FMI vient de donner ses prévisions pour l’année 2014. La situation des pays industrialisés peut se résumer en quatre mots :
ils sont en faillite.
1- Japon : dette publique de 242,3 % du PIB.
2- Grèce : dette publique de 174 % du PIB.
3- Italie : dette publique de 133,1 % du PIB.
4- Portugal : dette publique de 125,3 % du PIB.
5- Irlande : dette publique de 121 % du PIB.
6- Etats-Unis : 107,3 % du PIB.
7- Espagne : 99,1 % du PIB.
8- Royaume-Uni : 95,3 % du PIB.
9- France : 94,8 % du PIB.
Le FMI ne parle pas de la Belgique. En mars 2013, la dette publique de la Belgique était de 104,5 % du PIB.
A propos de l’Italie :
Italie : la production industrielle en baisse de 0,3% sur un mois, en baisse de 4,6% sur un an.
La production industrielle italienne a continué à se contracter en août avec un recul de 0,3% par rapport à juillet, a indiqué jeudi l’institut des statistiques Istat.
En juillet, elle avait déjà déçu les attentes avec une baisse mensuelle de 1% (chiffre révisé) alors que le gouvernement table sur une progressive sortie de récession de l’Italie vers la fin de l’année.
Le secteur de l’énergie recule de 1,6% en août, tandis que celui des biens de consommation progresse de 2,2%, de même que celui des biens intermédiaires (+1,3%) et les biens d’équipement (+0,1%).
Calculée sur un an et corrigée des variations calendaires, la production industrielle est en baisse de 4,6%.
C’est l’anniversaire de la tragédie grecque.
Le 4 octobre 2009, les élections législatives donnent une victoire au Parti Socialiste en Grèce.
Le 6 octobre 2009, Georgios Papandréou devient Premier ministre.
Onze jours après son arrivée au pouvoir, il annonce, dans un souci de transparence, que l’état réel des finances grecques avait été caché par le précédent gouvernement. Il fait rétablir les véritables données économiques, dont un déficit équivalent à 12,5 % du PIB pour la seule année 2009. La Commission européenne confirmera cette falsification des données quelques semaines plus tard.
En octobre 2009, toute la planète constate que la Grèce est en faillite. Mais les dirigeants européens ne veulent pas que la Grèce quitte l’Union Européenne, ni qu’elle retourne à sa monnaie nationale, la drachme.
Les dirigeants européens décident de tout faire, et même de faire n’importe quoi, pour garder la Grèce dans l’Union Européenne. Alors que la Grèce est déjà surendettée, les dirigeants européens ...
... décident de lui prêter de l’argent, et donc ils la surendettent encore plus !
D’octobre 2009 à octobre 2013, cette politique suicidaire a aggravé la catastrophe, partout en Europe.
Les autres Etats européens n’avaient pas l’argent nécessaire aux soi-disant « plans de sauvetage » de la Grèce : ils ont dû emprunter des dizaines de milliards d’euros sur les marchés internationaux, pour pouvoir ensuite prêter cet argent à la Grèce et pour pouvoir créer des soi-disant fonds de « stabilité » (FESF, MES).
Résultat : les soi-disant fonds de « stabilité » ne stabilisent rien du tout. Les Etats européens sont de plus en plus surendettés. Leur dette publique s’est emballée. Leur dette publique est devenue hors de contrôle.
Quant à la Grèce, sa dette publique atteindra 176 % du PIB à la fin 2013.
C’est comme un tourbillon qui nous entraîne tous vers le fond de l’océan : la Grèce, puis les Etats européens périphériques, les uns après les autres, sont en train de faire naufrage, et ils entraînent tous les autres Etats européens vers le fond de l’océan.
L’Union Européenne, c’est un suicide collectif.
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072013-AP/FR/2-22072013-AP-FR.PDF
Mardi 20 août 2013 :
Pour Schäuble, la Grèce aura besoin d’un troisième plan d’aide.
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a déclaré mardi que la Grèce aurait besoin d’un nouveau plan d’aide international.
« Il faudra qu’il y ait un autre plan en Grèce », a-t-il dit lors d’un meeting électoral dans le nord de l’Allemagne.
Il a toutefois réaffirmé l’opposition du gouvernement à une nouvelle décote (« haircut ») sur la dette grecque.
Jusqu’à présent, Wolfgang Schäuble avait déclaré que les créanciers internationaux d’Athènes pourraient devoir envisager un nouveau plan d’aide pour succéder au plan actuel, qui arrive à échéance fin 2014. Mais il n’avait jamais affirmé que cette issue était inévitable, ce qu’il a semblé reconnaître mardi.
En clair :
- Les deux premiers plans d’aide ont déjà coûté 240 milliards d’euros aux contribuables européens, mais la Grèce est toujours en faillite.
Donc maintenant, les Etats européens qui sont déjà surendettés vont emprunter des dizaines de milliards d’euros supplémentaires, et ensuite ils vont prêter cet argent à la Grèce : ce sera le troisième plan d’aide.
- Dans deux ans, la Grèce sera toujours en faillite.
Donc dans deux ans, les Etats européens qui sont déjà surendettés vont emprunter des dizaines de milliards d’euros supplémentaires, et ensuite ils vont prêter cet argent à la Grèce : ce sera le quatrième plan d’aide.
- Dans quatre ans, la Grèce sera toujours en faillite.
Donc dans quatre ans, les Etats européens qui sont déjà surendettés vont emprunter des dizaines de milliards d’euros supplémentaires, et ensuite ils vont prêter cet argent à la Grèce : ce sera le cinquième plan d’aide.
Etc, etc.
L’Union Européenne, c’est des pays surendettés qui se surendettent encore plus, pour pouvoir prêter de l’argent à des pays en faillite qui ne les rembourseront jamais.
L’Union Européenne, c’est un suicide collectif.
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