@ezechiel "Non il ne fait pas le Mal. S’il vous mange la jambe, c’est par instinct de chasseur, ou parce qu’il a faim, mais ce n’est pas pour faire le Mal."
Je n’ai pas dit que le lion voulait faire le Mal (surtout avec un M majuscule). Vous répétez d’ailleurs ce que j’ai dit moi-même : le lion vous mangera "sans pouvoir faire autrement parce qu’il ne peut pas changer son alimentation et qu’il prend tout ce qui tombe sous ses crocs quand il a faim."
"(il faut faire la distinction entre le Mal, méchanceté gratuite, et avoir mal, la douleur physique que l’on peut ressentir après une morsure)"
Le "Mal" n’est pas forcément une "méchanceté gratuite", sinon le fait d’être payé pour mal agir ou le fait d’en tirer un bénéfice matériel suffirait pour s’exonérer de ce reproche. Observez ceci : si vous torturez et assassinez froidement un innocent, contre de l’argent qui vous servira à nourrir vos enfants, vous faites quand même le Mal, du moins à mon sens, même si ce n’est pas du tout de la "méchanceté gratuite". Ensuite, vous dites que le Mal ne doit pas être confondu avec le fait "d’avoir mal". Je dis que même si ce n’est évidemment pas la même chose, il y a cependant un rapport entre les deux, un rapport qu’il faut considérer avec une subtile attention. Sans doute le lion a-t-il une conscience assez faible du mal qu’il vous fait s’il vous dévore une jambe ; mais en tant qu’être humain, nous pouvons être un peu plus conscients du mal que nous faisons aux autres êtres sensibles. Personne ne sait ce que signifie exactement "faire le Bien", mais nous pouvons plus modestement être attentifs à ne pas produire de souffrances évitables.
"Vous répétez les sornettes des siphonnés de la cause végétarienne lorsque vous écrivez : "les végétariens prennent de la B12 fabriquée en usine et emballée dans des comprimés. Les personnes qui mangent de la viande, tout au contraire, prennent de la B12 fabriquée en usine et emballée dans des animaux."
Les moules (animal marin) qu’elles soient sauvages ou d’élevage contiennent de la B12 et cette B12 des moules n’est pas le résultat de pratiques d’élevage particulières, pas plus qu’elle ne provient de vos usines."
L’information que j’ai publiée concerne les animaux d’élevage terrestres et ne parle à aucun moment des moules ou d’autres coquillages (qu’on n’appelle d’ailleurs généralement pas de la "viande" dans le langage courant). Ne déformez pas l’information pour pouvoir l’accuser d’être une "répétition de sornettes de syphonnés", critiquez l’information réelle si vous le pouvez, mais sans la déformer.
Vous pouvez manger des insectes si vous y tenez vraiment (je veux bien vous installer dans mon jardin pour éliminer mouches et frelons). Rien ne vous y oblige cependant. Vous pourriez aussi continuer à manger raisonnablement de la viande, une ou deux fois par semaine, sans inconvénient pour l’environnement, l’économie mondiale ou votre santé.
Ce que vous dites est erroné : le végétarisme n’est ni une "hérésie" (?) ni particulièrement lié au protestantisme. Son origine identifiable puise dans l’Antiquité grecque et passe par l’Orient pour se rediffuser en Occident (par l’influence du yoga et du bouddhisme). Concernant le christianisme, les documents historiques attestent que la philosophe et la pratique du végétarisme étaient courantes chez les grands fondateurs :
"... à en croire les indications remontant au début du christianisme, le végétarisme aurait alors été très répandu. Les pseudo-clémentines contiennent des citations de l’enseignement de l’apôtre Pierre. Celui-ci, dans son sermon XII, déclare tout net : « Manger de la viande est tout aussi toxique que la pratique païenne consistant à vénérer des diables par des sacrifices et des fêtes impures. En participant à de telles pratiques, l’homme partage le repas des diables. » L’apôtre Pierre décrit sa propre alimentation comme suit : « Je vis de pain et d’olives, auxquelles je n’ajoute que rarement un légume. »
Clément d’Alexandrie indique que Mathieu s’était nourri uniquement de végétaux et ne touchait pas à la viande (Paedagogus II,1). Quant à Eusèbe, écrivain ecclésiastique et évêque de Césarée (264-349), il cite dans son histoire de l’Eglise (II,2,3) l’écrivain ecclésiastique Hégésippe, qui aurait précisé que Jean ne se nourrissait jamais de viande. La même source évoque Jacques le Jeune, le considérant comme divin dès sa naissance, n’ayant jamais consommé de boissons enivrantes ni d’êtres vivants (II,23,5.6). Jacques dirigeant la première communauté chrétienne de Jérusalem. Les évangiles le considèrent comme le frère de Jésus, les catholiques comme son cousin. Il semblerait même que Paul, qui selon la Bible laisserait aux hommes le libre choix de leur alimentation, aurait précisé : « Jésus m’ordonna de ne pas manger de viande et de ne pas boire de vin, et de me nourrir uniquement de pain, d’eau et de fruits, afin que je sois considéré comme pur lorsqu’il souhaite me parler », conformément au Toledoth Jeschu, une collection d’anciennes sources juives portant sur la vie de Jésus.
Des déclarations semblables se trouvent dans les écrits de pères fondateurs de l’Église. Tertullien (160-222), le plus ancien père fondateur, vers l’an 200, divisa même les chrétiens en deux groupes : les uns, végétariens, étaient considérés comme les vrais chrétiens, les autres mangeaient de la viande et étaient appelés les « corps sans âme »." https://www.swissveg.ch/christianisme?language=fr
La ration des ruminants est composée en moyenne de 64 % d’herbe, de 20 % de maïs ensilé, de 10 % de céréales, de 5 % de tourteaux et de 1 % de minéraux et vitamines (soit incorporé dans la bouffe de l’étable, soit sur une pierre à lécher).