• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Bournazel

Bournazel

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 31/03/2015
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 2 41 57
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0


Ses articles classés par : ordre chronologique





Derniers commentaires




  • vote
    Bournazel Bournazel 26 mars 2015 16:10

    @Hijack ... Merci monsieur le professeur. Si c’est pour écrire des âneries, tais-toi. Avec toi il n’y a aucune possibilité de discussion, les faits ne t’intéresse pas. Tu te permets de juger alors que tu ne sais rien.
    « Rien n’est plus dangereux que la certitude d’avoir raison. »
    Tu passe ton temps à réécrire l’histoire, tu n’écoutes pas. On n’est pas émigrés et personne ne nous empêchera de crier la vérité. Ta morale et ta psychologie de comptoir je m’en tape Bonne route



  • 1 vote
    Bournazel Bournazel 26 mars 2015 10:17

    @Hijack ... Tu ne sais rien tu ne connais pas le dossier mais tu parles, tu parles....



  • vote
    Bournazel Bournazel 26 mars 2015 10:11

    @Hijack ... Je me bats pour la vérité historique, contre les mensonges, les magouilles, la justice pour nos parents, la reconnaissance tout simplement. Je trouve normal que l’on indemnise les harkis et leurs enfants que l’on a laissés pourrir dans les camps pendant 20 ans, ce qui n’est pas mon cas. j’ai eu plus de chances que mes compatriotes ; Quel privilège, se faire insulter par des immigrés arrogants.
    "Il y a eu des indemnisations importantes pour ceux qui ont perdu des biens en Algérie, certes tardivement." la grosse blague ! Un scandale étouffé par les partis politiques et ce n’est pas la seule... On attend une commission d’enquête depuis 30 ans. la voilà la vérité ! 

    1 Aout 1991 :

    L’ONASEC est la fusion de deux autres organisations ayant, pour l’essentiel, le même but : accélérer le processus d’intégration des Harkis dans la communauté nationale. Il y a d’abord l’ADOSOM - Association pour le développement des œuvres sociales d’outre-mer. Créée en 1943, l’ADOSOM était chargée de l’accueil des rapatriés d’Indochine avant de gérer, à partir de 1962, les fonds destinés aux Harkis. Sa gestion est "épinglée", c’est le moins qu’on puisse dire, par la Cour des comptes.

    Il y a ensuite l’ALASEC - Association laïque pour l’action sociale éducative et culturelle -, déclarée d’utilité publique. L’ALASEC se transforme en 1984 en établissement public, donnant naissance à l’ONASEC. Elle sert d’abord de support financier pour le financement de la construction à Carcassonne des bâtiments où est installée l’ONASEC. "Édification d’un immeuble, achat d’une trentaine de voitures, encadrement souvent issu d’un recrutement "local et familial à Carcassonne" payé à l’échelon le plus élevé de la fonction publique, frais de mission démesurés entacheront le fonctionnement de l’ONASEC à un point tel que le successeur de Raymond Courrière jugera opportun d’en ouvrir publiquement le procès ", rapporte Michel Roux ("les harkis, oubliés de l’histoire").

    En effet, dès son entrée en fonctions en mars 1986, le nouveau secrétaire d’état du gouvernement Chirac, Santini, prescrit une enquête de l’I.G.A., remise trois mois plus tard.

    Les conclusions sont accablantes. Le rapport de l’IGA met en évidence une administration dont la gestion est digne "des républiques bananières" selon l’expression même des enfants de Harkis qui se sont révoltés l’été 1991.

    Que révèle le rapport ?

    Il met en cause le choix de la ville de Carcassonne comme siège de la nouvelle administration alors que le conseil d’administration se tient lui à Paris. Dès lors, comment s’étonner que les frais de mission atteignent quarante mille francs par personne et par an ... uniquement pour les déplacements Carcassonne-Paris ?

    Comment ne pas établir aussi la relation entre ce choix et les différentes fonctions électives du secrétaire d’État aux Rapatriés, R. Courrière, qui est également président du conseil général de l’Aude et ensuite sénateur du même département ?

    Le Rapport de l’IGA découvre que "les postes clefs sont, à une ou deux exceptions près, confiés à un noyau dur de cadres émanant de milieux professionnels de même sensibilité : enseignement primaire et mouvements associatifs locaux ... Ils se sont engagés politiquement dans la même direction et ne s’en cachent pas ... L’existence de solides liens d’amitié entre les principaux cadres, l’évidence d’une sensibilité politique commune ont créé une sorte de caste dirigeante qui s’est octroyé des avantages de carrière substantiels mais qui est progressivement coupée du personnel exécutant ... On peut se demander si, au-delà même de sa mission, l’ONASEC n’a pas une autre raison d’existence qui serait d’assurer le maintien d’une situation matérielle particulièrement avantageuse pour ses propres personnels."

    Le rapport met en relief, et à tous les niveaux, l’origine familiale du recrutement. Ce que résume le journaliste Michel Demelin par le titre "L’ONASEC, une "affaire de famille" socialiste" .

    Dans ses conclusions, le rapport souligne : "Les conditions du fonctionnement ont suscité de nombreuses critiques, qu’il s’agisse de la gestion du personnel ou de l’emploi des différents moyens qui sont mis à la disposition de cet Office."

    En effet, outre la dénonciation du népotisme, les rapporteurs relèvent que les moyens destinés au fonctionnement de cette administration étaient employés à d’autres fins :

    - utilisation d’un parc automobile pléthorique à titre privé,

    - emploi, au tiers de son potentiel, du matériel informatique qui a coûté plus d’un demi-million de francs,

    - édition, par l’imprimerie de l’Office, de documents frappés du logo du PS et destinés à valoriser la politique du conseil général de l’Aude auprès des artisans et commerçants, des sapeurs-pompiers du département, du syndicat des chasseurs, etc., soit plus de 150 000 exemplaires dactylographiés par le personnel de l’établissement public.

    Plus grave encore, les rapporteurs révèlent la distribution "tous azimuts" de subventions à des associations qui n’ont strictement aucun lien avec la mission de l’Office : emploi, formation, éducation, logement, en bref l’assimilation de la population harki.

    Le rapport dresse la liste des organismes et associations ayant bénéficié de subventions de l’ONASEC alors qu’elles n’ont aucune vocation à défendre la cause des Harkis et plus précisément à favoriser son enracinement et son osmose au sein de l’unité nationale :

    - L’association "Coup de Soleil" à Paris, co fondée par le président du conseil d’administration de l’ONASEC, Georges Morin, et parrainée par Guy Bedos, Roger Hanin, Jean Daniel, Jules Roy ... personnalités miraculeusement touchées par la compassion envers le drame de la communauté harki ... et la grâce du repentir. "Coup de Soleil" reçoit une subvention de 100000 francs pour le financement d’une manifestation musicale de Français issus du Maghreb. Organisé le 1er mars 19861, le concert s’est soldé par un déficit qui est aussitôt couvert par une "rallonge" de 20000 francs.

    - L’association "Informatique, formation professionnelle des femmes" à Paris reçoit 100000 francs en janvier 1986 mais le versement est bloqué par A. Santini.

    - L’Association pour la promotion de l’action interculturelle (APRAI) à Paris reçoit 40000 francs en 1983 et 70000 francs en 1984 directement du secrétariat d’État. En 1985 la subvention de l’ONASEC atteint 150000 francs. "Cette association, qui vise à développer les identités culturelles, n’a pas grand-chose à voir avec les Harkis et leur volonté maintes fois manifestée d’être mieux intégrés dans la société française ", note M. Demelin.

    - L’association des pieds-noirs d’Algérie-Méditerranée à Toulouse reçoit une subvention de 50000 francs en 1986 pour lui permettre d’envoyer à Alger une quarantaine d’enfants algériens. Où sont les Harkis ?

    - L’association" Échange et Culture" à Narbonne et Montpellier qui œuvre pour le rapprochement de l’Occitanie et le Maghreb reçoit 100000 francs en 1985 et 55000 francs en 1986 ; à son programme un voyage en Algérie avec la visite du monument des martyrs algériens du FLN morts pendant la guerre. Quid de la mémoire des 150000 Harkis victimes du massacre massif, collectif et systématique perpétré après le 19 mars 1962 ? "Les Harkis ne peuvent pas aller en Algérie alors que les membres d’Échange et Culture sont allés en Algérie sur les fonds qui étaient destinés aux Harkis. Faut-il se taire parce que le rapport nuit à certains membres du Parti socialiste ? Je n’en ai pas l’intention. Si la Cour des comptes accepte d’ouvrir une information judiciaire, on va savoir si, depuis 1986, d’autres fonds consacrés aux Harkis ont été détournés et par qui ... ", déclare l’avocat G. Collard.

    Parmi les nombreuses associations mises en cause par les enquêteurs de l’IGA, figurent également France-Plus et SOS Racisme.

    - France-Plus, qui "n’a pas pour vocation de défendre les intérêts des rapatriés et des Harkis", souligne Maurice Benasssayag, délégué aux Rapatriés, reçoit 100000 francs. Le rapport précise : "L’association France-Plus reçoit également 100000 francs, sans dossier et sans que soit connu le nombre de ses adhérents - décision du conseil d’administration du 10 mars 1986. La somme paraît avoir été immédiatement engagée, mais le visa du contrôleur financier non encore obtenu."

    - SOS Racisme bénéficie également d’un financement pour la marche des Beurs et d’une somme non négligeable pour l’achat des badges Touche pas à mon pote. Certains fonds de l’ONASEC servent à constituer des comités de SOS Racisme dans la région de Narbonne, Montpellier et Carcassonne.

    Tout en s’étonnant que le conseil d’administration de l’ONAASEC se soit hâté d’engager en mars 1986 - la veille des législatives -la plus grande partie des crédits ouverts au budget 1986, soit 1739000 francs sur 1800000, les rapporteurs de l’IGA se demandent si "la responsabilité du conseil d’administration ne pourrait pas être engagée devant la Cour de discipline budgétaire".

     

    La publication du rapport de l’IGA soulève l’indignation générale et l’écœurement de la communauté harki, principale victime.

    "Les fonds ont bel et bien été dilapidés dans des directions non seulement différentes de leurs objectifs légaux - ce qui serait déjà grave - mais diamétralement opposées aux Harkis, ce qui est doublement écœurant :

    " - film réalisé sur les femmes immigrées,

    "- accueil d’enfants algériens de la nomenklatura FLN,

    " - subventions incontrôlées, cadeaux divers,

    "- location d’appartements parisiens dans le I5e arrondissement,

    " - versements au profit de mouvements "orientés" allant de "SOS Sahel" de Marthe Mercadier à "Espace 89" et à "Ici et maintenant" de Mme Castro-Fabius, l’épouse fortunée de l’ex- Premier ministre dont chacun sait la mouvance socio-révolutionnaire.

    "On finit même par aboutir à une "Isère-connexions" au profit du couple Morin-Mermaz et de ses activités politiciennes locales. "Le scandale éclate en vraie grandeur.

    "Inutile de nous attarder. La vase ... ", écrit B. Moinet. ("Ahmed, connais pas...")

     

    Malgré le réquisitoire accablant de l’IGA, le scandale de l’ONASEC fait long feu. Selon Michel Roux, un accord tacite semble bien avoir été conclu entre André Santini et Raymond Courrière pour étouffer l’affaire. On peut supposer que la gestion pour le moins suspecte des fonds publics de l’ONASEC prolongeait les pratiques en usage depuis de longues années par l’ADOSOM. Point de vue que partage B. Moinet : "Si vous insistez dans vos attaques nous sortirons vos dossiers s’écrie la gauche ... Les allusions fusent, des opérations sont évoquées. Fourmis rouges et fourmis noires s’entrecroisent. L’ADOSOM, elle aussi, a connu des fuites et des ombres pendant vingt ans ... Alors on étouffe l’affaire. On étrangle. On se tait ou l’on fait se taire."

    Mais c’était oublier la vive indignation soulevée au sein de la communauté harki et en particulier sa jeunesse traumatisée par ce qu’elle a ressenti comme une injustice insupportable et qui est restée profondément ancrée dans sa mémoire.

    Et ce scandale rebondit l’été 1991 par la seule volonté des enfants de Harkis en révolte qui, dans la nuit du 1er au 2 août, occupent les locaux de la direction départementale du Travail de Carcassonne, ancien siège de l’ONASEC, et s’emparent du fameux Rapport intégral de l’IGA.

    " Trois milliards de francs ont été dilapidés, la seule couleur qu’on en ait vu, ce sont des stages bidon d’évaluation de niveau, organisés dans des municipalités socialistes subventionnées au prix fort ", dénoncent les révoltés de l’été 1991.

    "Nous demandons le remboursement intégral des sommes qui se sont éparpillées à travers des campagnes électorales ... Il faut que la France et les Français soient juges ... Nous sommes des Harkis indignés. Certains d’entre nous vivent avec dix francs par jour. Nous désirons seulement qu’on nous rende justice", clament -ils en colère et désespérés.

    Voulant que justice soit enfin rendue, les enfants et petits enfants de Harkis en révolte, constitués en coordination nationale, remettent le rapport de l’IGA à Me Collard du barreau de Marseille, et le chargent d’engager des poursuites sur le plan civil, afin d’exiger le remboursement des fonds détournés de leur destination. "A la lecture du rapport de l’IGA, on touche le fond de l’abjection, estime Me Collard. Ces fonds ont très bien pu alimenter des associations qui distribuent des badges, qui chantent partout que leur raison de vivre est la défense du citoyen et qui en réalité font des voyages."

    Me Collard ajoute : "Les noms de ceux qui ont puisé dans la caisse pour se faire plaisir, au nom des Droits de l’homme, seront aussi connus et signalés à l’opinion publique", précisant que la somme "dépasse largement les 300 millions".

    Le réquisitoire accablant dressé par le rapport de l’Inspection générale de l’administration sur la "gestion" des fonds destinés à sortir la communauté harki de son ghetto psychologique, social, économique, témoigne au grand jour cette fois-ci, du traitement réservé par les gouvernements de 1981 à 1986, à une population tragiquement abandonnée vis-à-vis de laquelle, souvenons-nous, les plus hauts responsables s’étaient engagés à "réparer l’oubli et faire justice".

    Politique honteuse que les enfants de Harkis révoltés ont stigmatisée par la formule : "Des copains et des coquins ont sucé le sang des Harkis."

    "Non contents d’avoir parqué, isolé les Harkis comme des lépreux, non contents de n’avoir jamais évoqué leurs combats courageux, exemplaires - pas un seul film objectif et crédible sur l’Algérie -, non contents d’avoir caché le génocide qu’ils ont subi les responsables de ces problèmes manipulaient, à d’autres fins, les crédits pourtant bien limités destinés aux Français-musulmans.

    "Après l’insulte et l’oubli, savamment dosés, on n’a pas hésité en hauts lieux, à détourner les maigres ressources budgétaires de cette communauté à qui rien, vraiment rien, n’aura décidément été ... épargné. "

    "Après les trahisons, la honte ", rapporte avec émotion B. Moinet. Politique honteuse, tristement semblable à celles qui l’ont précédée et à celles qui suivirent... à une exception près, celle menée durant la courte période de la cohabitation de 1986 à 1988 par le gouvernement Chirac et son ministre chargé du dossier Rapatriés, André Santini.

    Colonel Abd-el-Aziz Méliani, "Le drame des Harkis", ISBN 2-262-01035-8



  • 1 vote
    Bournazel Bournazel 26 mars 2015 01:50

    @Hijack ...Tu ne sais même plus ce que tu dis, tu t’emmêles les pinceaux garçon le mytho. Surtout n’oublis pas de liker tes posts, pignouf



  • vote
    Bournazel Bournazel 26 mars 2015 01:18

    @Hijack ... Je t’ai donné mon prénom et mon nom sur Facebook contacte- moi on va se rencontrer pas de problème.

Voir tous ses commentaires (20 par page)

Les thèmes de l'auteur

France Histoire Algérie Témoignage


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité