Le jeu de rôle Shadowrun est une bonne préfiguration, je trouve, de ce que pourrait vivre l’humanité structurée par les multinationales (mis à part le volet "magique").
. "Le monde de 2070 est dominé par les mégacorporations, multinationales ayant acquis le droit d’entretenir leurs propres forces armées ainsi que l’extraterritorialité
et qui dictent leur politique à la plupart des pays. La technologie a
grandement évolué depuis plusieurs décennies et les implants cybernétiques ou biotechnologiques sont désormais courants. Le monde virtuel de la matrice, qui a remplacé l’internet,
procure quant à lui une immersion sensorielle totale à ses utilisateurs
et la quasi-totalité de la population mondiale l’utilise
quotidiennement. .
Dans ce monde où se côtoient continuellement technologie et magie, les joueurs interprètent un shadowrunner,
c’est-à-dire un mercenaire qui essaie de survivre en gagnant de
l’argent lors de missions illégales plus ou moins difficiles qui leur
sont confiées généralement par des mégacorporations voulant entraver le
développement d’autres mégacorporations, mais aussi par des
gouvernements, des organisations (légales ou criminelles) ou même par de
riches particuliers. Ainsi, les shadowrunners (coureurs de l’ombre)
font « le sale boulot » pour des employeurs dont ils ignorent tout en
espérant être payés en retour." https://fr.wikipedia.org/wiki/Shadowrun
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Là c’est très résumé mais j’assure que c’est beaucoup plus dense quand on y joue et qu’on prend la peine de s’inspirer du background qui est fort développé.
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Il n’y a rien de fondamentalement original dans shadowrun (mis à part "l’éveil"). La première édition est parue en 1989 et rassemble plusieurs éléments des dystopies cyberpunk des années 70, 80 (K.Dick, etc.). Ce qui y est particulier, c’est surtout le fait que le principe de jeux est entièrement déterminé par l’organisation économique de la société : tout le jeu est une suite de séquence similaires, le joueur incarne un clandestin mercenaire qui s’allie avec d’autres pour mener à bien des contrats dont il ne comprend pas ni les tenants ni les aboutissants (par exemple, allez chercher dans une obscure boite de nuit un enregistrement crypté sur un disk et le remettre à un type qui n’est qu’un intermédiaire, réceptionner un colis impossible à ouvrir et le mettre dans une poubelle à un coin de rue, etc.). Dans shadowrun, vous pouvez incarner une variété d’êtres, avec des compétences et des pouvoirs différents, mais jamais vous ne pouvez avoir un autre job que shadowrunner. Le jeu maintient le joueur à la surface d’un état profond qui a colonisé toutes les infrastructures et toutes les superstructures, au joueur de s’acharner à chercher à comprendre et à s’extirper un minimum de cette état d’aliénation quasi total.
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Ca ne reste qu’un jeu mais il est très inspirant. Sinon je pensais aussi aux univers sciencefictionnesques jodorovskiens :)
On pouvait aussi dire la même chose en plus de 20 minutes et aller moins loin que vous ne l’estimez nécessaire dans le temps imparti. Ce que ce monsieur a fait.
Logan2 Un point de désaccord n’est pas une incompatibilité et il est impossible d’être d’accord sur tout. Si un mouvement se dit pleinement démocratique ses adeptes doivent accepter la différence de point de vue.
Il est impossible de se dire démocrate et de par ailleurs refuser radicalement l’idée de ’fonctionner’ en société avec des gens qui ne partagent pas ta façon de voir les choses même si cette façon te sembles opposée à la tienne, car c’est une contradiction. La seule chose qu’il est nécessaire d’exiger de l’autre en démocratie c’est qu’il respecte les conditions nécessaires à la démocratie. A partir de là, tout est potentiellement acceptable dans le débat.
La démocratie ne veut pas dire que, une fois acquis les fondamentaux législatifs et institutionnels d’une véritable démocratie à la disposition du ’peuple’, tout ce ’peuple’ se développera en société par le seul partage des mêmes idées.
Etant donné cela, il est évident que c’est terriblement difficile de fonctionner en véritable démocratie. Je le ressens particulièrement quand je me dis que fonctionner en démocratie signifie devoir peut être un jour avoir à débattre avec quelqu’un comme toi. Car je constate que tu n’exprimes le plus souvent ta pensée que sous forme de certitudes et tu sembles ne pas pouvoir t’empêcher de devoir catégoriser ton contradicteur, apparemment persuadé de détenir une capacité à reconnaître quelqu’un, à savoir ce qu’il pense, ce qu’il veut, sans même le connaître.
Et là il y a incompatibilité : entre cette attitude que je constate et le sens de l’action que tu prétends mener au nom de l’avènement de l’accession du peuple au pouvoir de s’autodéterminer (puisque tel est logiquement l’objectif du mouvement pour lequel tu prétends militer).
La naïveté, c’est de croire que les désaccords sont des incompatibilités tout en prétendant comprendre ce qu’est la démocratie et militer pour elle. La naiveté c’est de croire que la démocratie a une orientation politique prédéterminée, c’est de croire qu’elle a à priori un ’contenu’ et de penser, par exemple, que son contenu est ’de gauche’ (et je me pense de gauche).
L’espace démocratique est vide à priori, c’est sa condition sine qua non. Cela veut dire qu’aucune parole ne peut être exclue à priori et que personne en démocratie ne peut prétendre déterminer les conditions du débat.
Un FN a le droit d’exclure une personne d’un débat pour des questions de désaccord profond mais ne peut alors plus se prétendre défendre la démocratie. Un PS a le droit d’exclure une personne d’un débat pour des questions de
désaccord profond mais ne peut alors plus se prétendre défendre la
démocratie. Un UMP... Un FDG...etc.
Nous tentons d’adopter une démarche impeccable, mais
nous nous laissons parfois aller à la taquinerie. C’est pourquoi nous ne
répondrons pas ici à l’article d’un certain Jean Robin, agitateur du
site Enquête & Débats,
par respect pour son égo (t’inquiètes pas, Jean, tu l’auras, ton
interview en ligne. Nous n’avons qu’une parole ; soit juste un peu
patient !)."
machiavel1983 : "on peut être très intelligent et vouloir être cohérent mais quand on
est narcissique , on est narcissique un point c’ est tout . Mais c’ est
pas nécessairement un mal de l’ être, ça pousse à se transcender pour se
prouver soi même et aux autres sa valeur." je suis tout à fait d’accord avec le fait que la dynamique du narcissique puisse être bonne. Le culte par contre est contreproductif, je pense.
(je voudrais profiter de ce post pour te remercier, au fait, pour la qualité de tes interventions. Ca pourra te paraître étrange cette soudaine expression de sympathie de la part d’un inconnu, mais ça fait un moment maintenant que je lis systématiquement tes post quand il y en a dans des articles d’AV et j’y retrouve toujours quelque chose d’intéressant, de constructif et toujours sur un ton respectueux. Tu es une espèce d’"antitroll" :D. Merci. Voila, c’est dit.)