Ça me fait penser à un passage du livre d’Arnauld de Tocquesaint : La face cachée de l’école.
"Aux futurs papa-poule pomponnés, la société féministe à même accordé en 2002 un "congé de paternité" de deux semaines pour qu’ils puissent pouponner, surtout lors de la "journée de la femme". Ils ont intérêt à adopter profil bas maintenant que les femmes n’ont plus besoin d’eux pour faire des enfants et qu’il leur suffit de se faire inséminer avec du sperme congelé acheté sur internet. [...] Mais attention, lors du divorce, plus question de jouer à la poupée : la femme obtiendra, de facto, la garde des enfants, la pension et le "droit de secours" qui vont avec. [...]"
Ah ces socialistes, les démolisseurs de l’extrême !
On pensait d’ordinaire que le socialisme était une sorte de libéralisme augmenté d’une morale. L’État allait prendre votre vie économique en charge et vous libérerait de la crainte de la pauvreté, du chômage, etc., mais il n’aurait nul besoin de s’immiscer dans votre vie intellectuelle privée. Maintenant la preuve a été faite que ces vues étaient fausses.George Orwell.
Le socialisme, c’est une attaque tantôt directe, tantôt indirecte mais toujours continue aux principes mêmes de lapropriétéindividuelle ; c’est une défiance profonde de laliberté, de la raison humaine ; c’est un profond mépris pour l’individu pris en lui-même, à l’état d’homme ; ce qui caractérise [les systèmes qui portent le nom de socialisme], c’est une tentative continue, variée, incessante, pour mutiler, pour écourter, pour gêner la liberté humaine de toutes les manières ; c’est l’idée que l’État ne doit pas seulement être le directeur de la société, mais doit être, pour ainsi dire, le maître de chaque homme – que dis-je ! son maître, son précepteur, son pédagogue ; que de peur de le laisser faillir, il doit se placer sans cesse à côté de lui, au-dessus de lui, autour de lui, pour le guider, le garantir, le retenir, le maintenir ; en un mot, c’est la confiscation de la liberté humaine. À ce point que si en définitive j’avais à trouver une formule générale pour exprimer ce que m’apparaît être le socialisme dans son ensemble, je dirais que c’est une nouvelle formule de la servitude...
Nous entrons dans l’air de "la guerre de tous contre tous" au nom de "la lutte contre toutes les discriminations". Telle est la logique du libéralisme culturel.
Je suis pour la liberté d’expression. Mais après l’affaire Dieudonné, je ne peux que te dire : bien fait pour ta gueule, Nicolas. Eh oui, toi aussi tu heurtes des sensibilités, et l’individu-roi que la société libérale a fabriqué, c’est lui qui fait la loi aujourd’hui. Nous devons remercier les hommes de Gauche de ton acabit, et de tous les individus-rois de ce monde de participer à l’anéantissement de toute convivialité chez les être humains.
Comme le fait remarquer Michéa dans son dernier livre Les Mystères de la Gauche, à propos de la liberté de pensée et d’expression, les intellectuels de Gauche contemporains ont de plus en plus tendance à la considérer comme un délit punissable par la loi. Il parle aussi des lecteurs candides du Monde et de Libé, et du jeune public moutonnier du Grand Journal de Canal+ incapables de distinguer les liens qui oppriment des liens qui libèrent. C’est à lire, je vous assure ! ce livre est une énorme quenelle dans le cul de la Gauche libérale et du libéralisme. Jouissif.