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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




  • 2 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 20 mars 2013 21:25

    @ Machiavel1983 :
    -----------------
    Ce que je veux dire, c’est que la politique, chez Marx, n’est ni un moyen souhaitable, ni une fin envisageable. C’est ce que j’appelle un mal nécessaire. En revanche, toute la sociologie s’est construite avec en arrière-plan ce présupposé socio-économique.
    L’immense majorité des sociologues sont d’obédience marxiste, et tous n’ont pas lu le Maître de travers...



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 20 mars 2013 21:16

    N’est-on pas tous des prolos ici ?



  • 2 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 20 mars 2013 20:31

    Le jeune Marx était philosophe, le vieux est devenu économiste.
    Marx n’a-t-il pas pronostiqué la fin de l’histoire ? La fin de l’État, la fin des classes ? N’a-t-il pas voulu tuer le père en s’opposant frontalement à Hegel et en renversant sa dialectique ? Il concevait la politique comme un mal nécessaire à dépasser, et la connaissance comme un supplément d’âme après une lutte acharnée pour le contentement matériel. Suis-je à côté de la plaque ?
    Quant aux derniers écrits de Marx (les posthumes), difficile de savoir ce que l’on y doit avant tout à Engels.
    ---------
    PS : Dans la liste des "accessoires" à l’infrastructure, il y a en plus, bien sûr, la science, ce qui nous renvoie à la vidéo déposée ici. Positivistes et historicistes sont tous progressistes : pour eux, demain sera nécessairement mieux qu’hier, que ce soit grâce au progrès technique où à l’inéluctabilité du devenir social humain. Là aussi, de ce point de vue, certains ont aujourd’hui une bonne gueule de bois... smiley



  • 2 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 20 mars 2013 20:07

    @ Machiavel1983 :
    ---------------------
    Toute la pensée de Marx repose sur le substrat socio-économique et ses accessoires que sont le droit, la politique, l’art, la philosophie et, bien sûr, la religion. Je n’y peux rien, c’est ainsi. Les libéraux assument le même monde. Aujourd’hui, les anciens marxistes tentent de se déprendre de ces références malencontreusement communes en allant chercher ce que peuvent leur fournir les philosophes de la nature, Aristote et Spinoza en tête.
    Le malheur, c’est que le problème des fins sera un passage obligé dans cette reconquête, et il n’est pas sûr qu’ils l’assument en bloc.



  • 4 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 20 mars 2013 16:46

    Merci pour le lien Machiavel.
    Écouté et apprécié. Mais cela nous replonge dans nos sempiternels débats sur l’antériorité de l’œuf ou de la poule... smiley
    En définitive, plus je m’intéresse à Marx, plus je me dis que les gens qui se revendiquent de sa pensée ne sont pas plus fondés à déplorer le bordel actuel que les libéraux, leurs ennemis préférés.
    Résumer toute l’histoire humaine en une succession de moyens déployés uniquement en vue de produire, c’est une chose à laquelle je ne souscris pas.
    Vous savez que je maintiens, quant à moi, que les idées mènent le monde - même si celles-ci se nourrissent inévitablement du vécu de leur auteur.
    De là découle des invariants historiques, des choses valables en tout temps et en tout lieu, ce que l’on pourrait appeler une "logique naturelle".
    Eh bien c’est une fois de plus chez les Anciens que je m’en vais exemplifier ce que je dis :
    J’écoute en ce moment toute une série de cours mis en ligne par l’Université de Genève. L’une est dédiée à Aristote et les cours sont assurés par Jonathan Barnes, passionnant.
    Dans son éthique, Aristote emploie à plusieurs reprises "hôs epi to polu", ce que l’on peut traduire par "dans la plupart des cas". Pour Aristote, la complexité des faits, des phénomènes observés nous réduit à opérer des déductions valables uniquement "dans la plupart des cas". Mais ceci ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’absolu ! Simplement, il est difficilement accessible.
    Ce principe de "généralité" (ou "dans-la-plupart-des-cas"), nécessairement plus faible que l’universalité, m’a interpellé car il est applicable à des sciences que l’on prétend pourtant "dures"...
    Exemple : la médecine. Un médecin va prescrire à son patient un remède suite à un diagnostic de sa part. Mais il n’est absolument pas certain de la guérison de son patient pour autant ! On peut seulement dire : le remède est efficace... "dans la plupart des cas".
    Autre exemple : les sciences de la nature référencent l’homme comme animal quadripède se tenant debout sur ses pattes arrière. Or certains êtres viennent au monde sans jambe. Ne sont-ce pas pour autant des hommes ?
    Je pourrais trouver aussi des exemples en physique. À part les maths et leur logique implacable, tout ce que l’on appelle du nom de "science" n’est en fait qu’une succession de découvertes valables "dans la plupart des cas". Est-ce à dire qu’il n’y a pas de vérité intangible à la racine des phénomènes constatés, étudiés ? Non bien sûr.
    C’est pareil pour la philosophie et les "sciences" humaines.
    Le positivisme a eu la volonté de la remercier à jamais, mais il ne peut se départir du fait que la philosophie a l’immense avantage de prendre en compte ce qu’elle ne connaît pas, ce dont elle n’a même aucun indice, ce qu’elle ne pourra peut-être jamais connaître mais qui existe néanmoins. La science sèche, elle, part du principe que ce qu’elle ne connaît pas ne peut exister que lorsqu’elle en prend connaissance.
    La science ne nous explique pas pourquoi la vie est préférable à la mort, et pourtant l’immense majorité des hommes souscrivent à cette idée.
    Il me semble que l’on a tort de considérer que l’"absolu" équivaut à l’unanimité. La généralité à laquelle nous astreignent aussi bien les idées que les faits n’invalide pas l’absoluité. Le "dans la plupart des cas" est très pertinent.
    Bref, tout ceci pour dire que l’historicisme a beau jeu à notre époque, mais qu’il est loin de tout expliquer. Et Marx en fut l’un des deux ou trois chantres principaux.
    -----
    Désolé, c’est un peu brouillon, mais j’ai vraiment peu de temps devant moi.

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