@agent ananas Nous parlions des combattants pour le compte de Daesh, or la France fait partie d’une coalition contre Daesh. Il y a en effet d’autres mouvements rebelles anti-Assad, le cas sera plus complexe pour ceux qui vont revenir (ils n’ont pas combattu dans une armée ennemie de la France), mais ceux d’entre eux qui sont capturés là-bas devront répondre aux autorités locales.
Il y a eu une série très intéressante sur les questions coréennes il y a quelques années sur une chaine publique (je n’ai hélas pas retrouvé de lien).
Au début des années 2000, il y a eu une phase de détente entre les deux Corée. Mais lorsque GWB a parlé de l’"axe du mal" et y a inclus la Corée du Nord, les dirigeants de ce pays ont été sidérés, et ont interprété qu’il s’agissait d’une volonté de détruire le pays ou en tout cas mettre fin par la force à son existence en tant qu’état, d’où le repli nationaliste belliqueux auquel nous assistons, avec quelques épisodes de détente relative. ref https://fr.vikidia.org/wiki/Relations_entre_la_Cor%C3%A9e_du_Nord_et_la_Cor%C3%A9e_du_Sud#1998-2003_:_une_r.C3.A9unification_manqu.C3.A9e
Les combattants qui ont mené la guerre sur le territoire irakien ou syrien et les personnes y ont collaboré sont justiciables devant les tribunaux de ces pays. Le fait de s’être battu dans les rang d’une armée que la France contribue à combattre (donc la clause de "temps de guerre" est applicable) constitue une trahison, celles et ceux qui reviennent devraient automatiquement être conduits devant une cours martiale.
Le
fait, en temps de guerre, par tout Français ou tout militaire au
service de la France, de porter les armes contre la France constitue un
acte de trahison puni de la réclusion criminelle à perpétuité et de 750
000 euros d’amende.
Aux USA, la justice sert de bras armé à l’état pour appliquer des mesures protectionnistes ou encore des rétorsions commerciales. Après tout, l’idée pourrait être reprise par nos gouvernants pour faire raquer les multinationales qui délocalisent leurs profits dans les paradis fiscaux.
Si le drapeau de l’UE est discutable dans notre parlement, ce n’est pas du fait de significations présumées sur son origine, mais par la notion de souveraineté nationale plutôt qu’inféodation à une instance englobante (du reste, le drapeau de l’ONU ne serait pas plus approprié).