L’Ukraine est très dépendante de ses fournisseurs d’armements et de munitions, elle doit donc intégrer l’érosion de leur ardeur pour la soutenir, et s’engager dans l’alternative d’un compromis, avant que les conditions ne lui soient plus défavorables, le temps joue contre elle.
@Equus zebra Qui a créé le Hamas ? Il a été créé par les Frères Musulmans, mais le gouvernement israélien l’a instrumentalisé pour affaiblir l’Autorité Palestinienne, et éviter la solution à deux états que le Hamas refuse aussi pour son compte.
Il n’est pas plausible que les autorités israéliennes aient sciemment laissé commettre les attaques terroristes contre sa propre population, Netanyahou
est discrédité pour n’avoir pas su l’éviter et sera viré à la prochaine élection (pour l’instant la population serre les coudes, mais l’accusent), et le prestige de Tsahal est effondré. Trop de confiance en soi, et la garde a été baissée lors de fêtes religieuses, mises à profit par les attaquants. Les rodomontades des dirigeants israéliens sont un discours obligé, mais personne ne croit possible qu’ils puissent détruire le Hamas et les autres forces palestiniennes, il y aura une n ième opération contre Gaza avec la même absence d’efficacité durable mais hélas de nombreuses victimes. Donc aucun intérêt pour Israël et ses sponsors dans ce nouvel épisode violent du conflit ; au contraire, le rapprochement entre Israël et l’axe sunnite -désormais avorté- aurait été préférable pour eux.
@herve_hum Le but d’une guerre est généralement de garder ou prendre le contrôle d’un territoire en combattant les forces armées adverses, non d’en exterminer les populations (ainsi, bien que condamnant l’attaque russe sur l’Ukraine, je ne prétends pas que leur objectif soit de tuer les civils). Il peut être également d’éliminer le potentiel militaire d’un territoire d’où proviennent des attaques à son encontre.
Israël n’a pas de visée d’annexion de Gaza, il s’agit pour eux de réduire les forces qui attaquent leur territoire national, et dont l’objectif est de les en exclure. Comme la bande de Gaza est une région très densément peuplée, il n’y a pas de ’’champ de bataille’’ contrairement au front sud ukrainien, toute action militaire entraine inéluctablement des victimes civiles non ciblées, comme lors des bombardements alliés sur les poches de résistance allemandes lors de la 2ème guerre mondiale (sur le front Est comme sur le front Ouest).
La question de l’éradication pour remplacement se pose dans ce conflit de manière différente qu’il s’agisse de repousser vers des territoires voisins, ou éliminer de la région. Si l’option de l’élimination des ’’non Palestiniens’’ devait prévaloir dans cette région, cela donnerait le branle à des expulsions massives de ’’retour à l’envoyeur’’ des populations d’implantation récentes partout dans le monde.