Où est-ce que je critique les trente glorieuse ? Je ne vois simplement pas l’intervention de l’état dans l’économie et surtout la création monétaire comme une fin en soi...
Sur le salariat : oui, ça me rend triste que l’on continue de croire que l’argent (ou les motivations extrinsèques en général) c’est bien alors que les sciences humaines et ma propre expérience empirique me démontrent le contraire. Je ne parle donc pas uniquement d’abolir le salariat mais aussi toute forme de rémunération.
C’est vrai, il fut une époque où un système monétaire avait du sens car tout le monde ne pouvait "matériellement" pas avoir un palais, une charrette, de la bouffe etc. Une sorte de "ticket de rationnement" si l’on veut, qui contribua à une forme fragile de "paix sociale". A l’époque le problème n’était pas qu’on se trouvait sur une planète finie (la pensée n’allait pas jusque-là) mais plutôt de ne pas avoir accès à ses ressources.
Aujourd’hui, c’est différent. Si nous vivons toujours sur une planète finie, en revanche nous sommes capable d’en extraire quasiment toutes les ressources sans limitations matérielles (et pas financières, ce n’est pas la même chose). En pratique, nous serions capable de subvenir aux besoins de tous les êtres humains intelligemment tout en veillant à ne pas épuiser prématurément les ressources disponibles (ce qui est le cas actuellement), ni dégrader notre environnement de manière irréversible.
Si tu as envie de cracher ton venin sur quelqu’un, vas-y lâche-toi ! Ça ne m’empêchera pas de continuer à dire ce que je crois juste et vrai, mais - soit dit en passant - ça ne rendra pas service à tes idées (les gens se méfient plus du serpent que de la colombe ;)
J’ai envie d’appuyer en partie ce que dit gundrak, même si je trouve aussi que sa vision de la décroissance est simpliste (on devrait plutôt parler des décroissances).
Si nous arrêtions un peu de prendre nos vessies pour des lanternes ?
C’est l’excès de subjectivité qui nous conduit au bord du chaos. Ce qui a contribué à améliorer la condition humaine (plus de bouffe, plus facilement, de l’eau potable en abondance, un confort matériel que beaucoup nous envient, l’accès au savoir, la communication etc.), ce n’est pas la politique, ce n’est pas l’économie non plus, ce ne sont pas de belles idées ou quoi que ce soit de purement imaginaire, non. Ce sont la science et la technologie les amis...
Le problème, c’est que l’attitude scientifique reste confinée dans les labos, en général ; on oriente les recherches et on utilise le fruit de nos découvertes en obéissant aux dictats de notre imagination, de manière complètement déraisonnable.
Oui nous vivons sur une planète finie avec des ressources finies, c’est la science qui nous l’enseigne. Oui nous pouvons créer des objets ayant un maximum d’efficacité, qui dureraient cent ans ou plus et qui seraient entièrement recyclables et/ou biodégradables. Oui nous pouvons nourrir 15 milliards d’êtres humains, sur une seule planète et en la préservant (si si...). Et en plus on peut faire tout ça de manière complètement automatisée ou presque, libérant ainsi l’homme des travaux pénibles et dangereux, et offrant donc la perspective de créer une civilisation fondée sur la recherche de la connaissance et l’Art par tous et pour tous.
Pourquoi on ne le fait pas ? Parce que nous avons imaginé un système socio-économique complètement tordu qui flatte nos instincts les plus grégaires et qui n’a rien, absolument rien de scientifique. La peur, la précipitation, l’individualisme, le gaspillage, le saccage et j’en passe et des meilleures... Tout cela nous conduit droit dans le mur, je ne suis pas le premier, ni le dernier à le dire.
"Apprenez à vivre comme des frères ou vous mourrez tous comme des idiots"
Merci à l’auteur qui, pudiquement, n’aborde pas le fait que l’argent sale est bon pour l’économie, puisqu’il permet aux banques de se refinancer "gratuitement", sans passer par les banques centrales...
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@Ewarnet :
Il s’agit bien sûr de vulgarisation, avec les imprécisions que cela implique. Les états aujourd’hui malheureusement ne servent plus le bien public car ils sont à l’image de ceux qu’ils gouvernent : motivés par le profit matériel et financier pour eux-mêmes et leurs proches.
Moi aussi j’ai confiance en l’être humain pour retrouver le chemin du bon sens, et le bon sens pour moi, ça n’est pas de croire que si chaque individu poursuit ses propres intérêts, alors la société toute entière va miraculeusement se porter mieux.
Dans l’absolu l’affirmation précédente est vraie, ce qui est à l’origine de beaucoup de confusion. Le problème c’est que peu d’entre nous savent réellement quel est leur intérêt... La plupart confondent celui-ci avec le profit à court terme.
C’est bien parce que nous cherchons sans cesse un "berger" pour nous guider qu’on en arrive là où on en est aujourd’hui. "Il n’y a pas de maître sans esclaves" Cela dit, il est probable qu’une transition vers un autre paradigme socio-économique passe quand même par des actions "politiciennes" fortes. Mais nous ne souhaitons pas à terme voir reproduire le système politique actuel. Pour nous, la classe politique a fait son temps et doit disparaître au profit d’une nouvelle forme de "gouvernement" qui n’a rien à voir avec ce que nous avons connu jusqu’ici.