Né en Seine-Saint-Denis, Didier Morville a connu une jeunesse difficile, dominé par un père violent, ultra-autoritaire et incapable d’affection, qui l’expulsera du domicile familial à sa majorité, en 1985. Tout jeune encore, il est retiré à sa mère dès l’âge de cinq ans (il ne la reverra que dix-huit ans plus tard), frappé et harcelé par un père aigri par son passé. Un jour, son père tue violemment (par trente-deux coups de planches) l’animal préféré du petit Didier, un lapin, le met dans une casserole, puis le lui fait manger4.