Si les BAD à la bonne échelle existent déjà (effectivement un village
peut relativement rapidement revenir à l’autonomie : eau, bois,
nourritures, lien social..) pourquoi s’embêter à créer la sienne dans
son coin alors ?
Tout le monde n’a pas l’occasion de vivre dans un village BAD aussi, il faut proposer différentes configuration de BAD. A chacun de voir ce qui lui convient.
Certains villages peuvent effectivement redevenir autonome, pas tous. Je crois que Giorgio n’est pas complétement isolé dans la montagne, il y a d’autres fermes autour de lui.
Nous sommes conçus pour vivre, pour vivre ensemble, pas pour survivre chacun de notre côté.
On peut vivre dans une BAD, bien sûr ça dépendra de plusieurs facteurs, dont le contexte politique et militaire local, et ça dépend aussi de ce qu’on appelle ’vivre’ (la survie des uns et une vie normale pour les autres sur notre planète) même si je te l’accorde l’art, la science... ne sera pas une priorité, surtout dans le cas d’un effondrement ! Après, le suicide est aussi une solution, moins chère que la BAD !
Et une chose qui me semble important vis-à-vis des BAD : elles fonctionneront d’autant mieux qu’il y aura moins de monde dedans (survie plus facile) et moins de monde dehors (sécurité plus facilement assurée). Même si ceux qui se mettent à une BAD n’en ont pas conscience, ils tablent sur une saignée, ils en ont besoin. Et la solidarité à l’intérieur sera souvent un vain mot, je pense.
Je ne suis pas d’accord, regarde nos ancêtres, ils ont créé des super BAD, les villages (réseau de BAD très localisées), et ils avaient même pas lu Piero ! C’est plus efficace que des BAD en réseau dispersées géographiquement. Ils étaient pourtant bien solidaires à l’intérieur de leur village (sauf exception), et se défendaient ensemble en cas d’attaque.
Quand Soral parle des réseaux il explique que manifester dans la rue n’a aucune espèce de conséquence. Ce qu’il faut s’est organiser une résistance armée qui frapperait les point stratégique du système actuel.
Il faudrait que le système te laisse faire, c’est à dire pas d’infiltration ni de démantelement. En France, c’est impensable, sauf peut-être à petite échelle genre FLNC. Regardez la Syrie, sans le fric du Qatar et les très nombreux soutiens occidentaux, ils auraient duré une semaine. A la limite, il est possible de faire des attentats par-ci par-là, mais ça n’ébranlera pas bcp le système, surtout un système mondialisé. On ne peut pas affronter ce système, parce qu’on se fait écraser.
Si tous les résistant potentiels se la joue solo en se cachant dans des BAD on ira pas bien loin. Ils finiront par se faire coincer et les mondialistes auront gagnés. D’autant plus que la méthode de Piero San Giorgio est assez répudier dans le milieu survivaliste. Ceux qui essayent de sauver leur cul et celui de leur famille en se cachant dans une petite BAD seront les premier à partir... C’est une méthode à l’américaine qui consiste à se réfugier dans un bunker en carton avec trois tonnes de bouffe et de munition... Tout dans l’excès rien dans l’efficacité. La perfection c’est pas quand il n’y a plus rien a ajouter mais quand il n’y a plus rien à enlever. Or la technique de Piero pour survivre c’est "toujours plus". Dans le milieu on appelle ça un "gros bill".
Toujours plus ? Une BAD/ferme est ce qu’il y a de plus durable et de plus efficace, c’est loin de la logique bunker.
Piero fait l’hypothèse d’un effondrement, donc il propose une solution pour cette hypothèse. Il n’y aura pas de solidarité spontanée durant l’effondrement, ni tout de suite après. La solidarité ça met du temps à se construire, toujours dans l’hypothèse que ça ne tourne pas en guerre civile de longue durée. Une BAD ne répond pas (ni ne prétend répondre) à tous les problèmes, mais c’est une des moins mauvaises solutions, il faut faire des compromis, c’est tout. Quand tu dis, "il finira par se faire coincer", peut-être, mais la probabilité de se faire coincer sera plus faible que celui qui ne se sera pas préparé (rien que sur le fait de pouvoir se nourrir par ex).
Il faut aussi développer son réseau (dans plusieurs domaines), l’idéal encore serait un réseau de BAD, Piero en parle peu, mais il l’a déjà abordé. Il ne s’agit pas de tirer sur le premier inconnu qui s’approche de la BAD, ça serait caricatural. Mais tout cela ça se construit, ça prend du temps, et ce n’est pas pendant l’effondrement que ça se mettra en place, ça sera plutôt la loi de la jungle.
une BAD n’est pas forcément une ferme dans le forêt, ça c’est top du top, la configuration optimale qui permet d’augmenter ta probabilité de survie au maximum.
Dans d’autres conférences de lui et de Michel Drac, il parle de moyens simples, peu couteux, qui augmenteront la probabilité de survie de manière tout à fait acceptable. Si tu as des provisions d’eau et de nourriture pour trois mois par ex, ainsi que pour l’hygiène, bougies, frontale, allumettes, une bat de baseball etc, tu as un avantage considérable. Et ces provisions tu n’es pas obligé de les acheter d’un coup. Étalé dans le temps, c’est tout à fait envisageable pour l’immense majorité des gens.
Une BAD n’est pas forcément une ferme !
Regarde les vidéos de Vol West, et tu peux t’en inspirer pour acquérir des moyens de survie à moindre coût.
D’ailleurs, je crois que San Giorgio et West vont sortir un bouquin pour survivre dans un milieu urbain.