lors de ce reportage, le spartiate est clairement décrit comme un
esclave au service de l’état, n’ayant que le choix d’être très fort et
obéir ou mourir.
R / Mais parfois pour rester libre il faut obéir et mourir ... par
exemple quand une armée étrangère cherche à vous réduire en esclavage .
Bien sur, la liberté exige des efforts, c’est très bien décrit dans la fable de Lafontaine : le chien et le loup.
Cependant, Sparte n’était pas envahi et sa liberté n’était pas menacée. C’est elle qui a envahi son voisin et qui a renoncé à toutes ses libertés pour assurer durablement sa domination sur les messéniens et transformer la Messénie en un gigantesque goulag pendant 3 siècles.
Ceux qui se battaient pour leur liberté c’était les messéniens, pas les spartiates qui eux étaient les tyrans, les bourreaux, les assassins des messéniens.
Les Thermopyles ne doivent pas faire oublier les 3 siècles de goulag messénien.
> Pour être libre , il faut paradoxalement renoncer à certaines liberté , c’ est la complexité de la vie .
C’est bien joli cette grand phrase, mais elle n’explique pas où est la liberté du spartiate : lors de ce reportage, le spartiate est clairement décrit comme un esclave au service de l’état, n’ayant que le choix d’être très fort et obéir ou mourir.
Pour tout dire, l’extrait de Rousseau me semble en total contradiction avec le documentaire. Rousseau avait-il la même vision de Sparte que celle donnée dans ce documentaire ? J’en doute ...
> Personnellement je préférerais vivre comme un spartiate que comme une
chiffe molle occidentale aliéné par le consumérisme si je pouvais
choisir !
Mais pourquoi ne peux-tu pas choisir ?
Le consumérisme te déplais ? Limite tes achats au strict minimum, adopte un mode de vie spartiate. Personne ne vas débarquer chez toi pour t’imposer ton mobilier ou les chaînes de télé que tu dois regarder.
Tu veux vivre à la dure ? Tu peux t’engager dans un corps d’élite de l’armée ou devenir sportif de combat de haut niveaux.
Nous ne sommes pas à Sparte, tu as donc le choix. Alors pourquoi ne l’utilises-tu pas ?
Parler de liberté après un documentaire aussi explicite, c’est à se demander si vous l’avez vu.
Pour mémoire, Sparte a adopté ce mode de vie aussi singulier afin de maintenir en esclavage un peuple voisin 25 fois supérieur en nombre. Il ne s’agit donc pas du prix de leur liberté mais du prix de leur DOMINATION, et quel a été ce prix :
- renoncer à la liberté de faire du commerce
- renoncer à la liberté de s’exprimer artistiquement
- renoncer à la liberté de posséder une oeuvre d’art
- renoncer à la liberté de s’exprimer autrement que laconiquement
- renoncer à la liberté de choisir son épouse
- renoncer à la liberté de vivre avec son épouse
- renoncer à la liberté de voyager à l’étranger
- renoncer à la liberté de réfléchir à la politique
- renoncer à la liberté de se distinguer des autres, de faire preuve d’originalité
- renoncer à la liberté de meubler son foyer comme on le veut
- renoncer à la liberté d’avoir un domaine de sa vie qui ne soit pas dirigé par l’état
- ...
- pour résumer renoncer à la liberté d’être autre chose qu’une performante machine à tuer.
Alors franchement où est la liberté des spartiates ?
Au final pour pouvoir réduire à l’esclavage tout un peuple, les spartiates ont du s’imposer un style de vie très proche de l’esclavage.
Quelques décennies ? Je doute fort que la situation actuelle puisse durer aussi longtemps. La remise en question totale de notre société aura lieu bien avant ça.
> Vous voulez dire que ceux qui nous ont prété 1700 milliards se sont
assurés quelque part > et sont sûr de retrouver leur argent en cas de
faillite ?
Non je dis que l’intérêt est l’assurance. Les intérêts versés depuis 1973 pour la dette française sont à peu égaux à la dette elle même. Il s’agit donc d’un jeu à somme nulle. Je veux dire aussi que investisseur est un métier à risque et que le risque majeur est d’être ruiné. Il n’y a jamais aucune certitude.
> On parle de la faillite d’ états majeurs, pas de l’ emprunt de madame Michu > ou des avoirs de la multinationale Craignos.
Exact, je dirais même plus : on parle de la faillite de la quasi totalité des états en même temps (ou presque). Quand l’Argentine a fait faillite, elle s’est rapidement remis sur pied grâce au dynamisme du marché extérieur. Inversement le Japon tente depuis des années de rembourser sa colossale dette et ne se maintient la tête hors de l’eau que grâce au dynamisme du marché extérieur. Nous allons vers un moment inédit dans notre histoire où il n’y aura pas de marché extérieur qui permet de se rattraper. Que va-t-il en sortir ? Je suis incapable de le dire...
> Si
chaque état fait faillite, l’ argent se fera rare, les conséquences
sont plus importantes pour > chacun qu’ on ne veut bien le dire.
Surtout que l’argent est créé à partir des dettes. Donc plus de dettes, plus d’argent. C’est même pire que ça car l’argent de l’intérêt de la dette n’est pas créé. Il est possible de voir resurgir l’argent indexé sur l’or ou l’émergence des monnaies fondantes.
> 39
personnes ont trouvé positif les insultes qu’ un interlocuteur m’ a
adressé. > Il est vrai que c’ est plus facile que de réfléchir un peu