A supposer que Zemmour ressente de la "HAINE" (ce qui n’est pas mon impression), en quoi cela regarde ce monsieur ? La haine comme l’amour est un sentiment très intime qui n’a pas à se conformer à une morale publique. Et en plus, la haine ne peut ni se prouver ni se contrôler, bref, c’est absolument personnel et cela n’a rien à voir avec la loi ou la politique. Le débat public doit se porter sur la question du vrai et du faux, du nécessaire et du nuisible, bref sur des notions objectives. Les constats et les raisonnements de Zemmour sont-ils justes ou erronés et à quel degré ? Ce sont les seules questions à se poser. Pour le reste, que chacun s’occupe de la noirceur de sa propre âme sans prétendre fouiller dans celles des autres. Le débat public a perdu toute virilité en France, on ne s’occupe plus de la réalité mais de moraline à la con (la haine, c’est très vilain-pas-beau) et de choquitude ("ça choque mon petit coeur en sucre d’entendre ce méchant monsieur"). Le jour où une armée de citoyens politiquement virils va lever pour de bon, les experts en branlettes intellectuelles et autres prêcheurs de bons comportements vont trouver tout bizarre d’être arrachés à leurs rêveries nuageuses de gamine de 12 ans. Et l’atterrissage dans le monde réel va être douloureux pour leur petit cul de chatons fragiles.
@Garibaldi2 Le titre de l’article induit en erreur. Mais s’il ne s’agit pas d’une proposition d’unisexualité biologique imposée à toute la population (!), on peut raisonnablement comprendre que des situations biologiquement complexes et problématiques méritent des aménagements spécifiques (et une prise en compte dans les débats).
En fait cette femme s’exprime maladroitement et mélange des situations très différentes, ce qui produit une cacophonie complète. Il existe quelques cas, heureusement très rares, où les bébés naissent sans détermination sexuelle physique évidente. Le problème est que la doctrine médicale et juridique a longtemps été de choisir immédiatement à leur place un sexe déterminé. Et l’enfant est alors opéré selon le choix d’orientation sexuelle qu’on a fait pour lui, certes "pour son bien", mais sans évidemment pouvoir le consulter puisqu’il est trop jeune. C’est ainsi parfois qu’une personne qui se sent garçon se réveille à l’adolescence dans un corps de fille ou l’inverse ! Ce problème est réel, mais il est ici fort mal décrit.