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Ce grand voyageur, qui vit souvent très loin de France, constate que l’Autre se réduit de plus en plus au Même. Et ce monde qui vient ne lui plaît guère. Sa hantise : voir l’avènement d’un "homme nouveau" partout sur la planète, l’homo economicus, réduit à son pouvoir économique.
C’est pourtant ce que veulent une bonne part des laïcards qui sévit ici et ailleurs, que le monde leur ressemble, que l’Humanité leur emboîte le pas et vienne participer à la grande orgie économique (toujours à leurs détriments) et se débarrassent de ce qu’ils "sont" (tenue correcte exigée pour cette fête très éphémère). Pour ce qui concerne l’étranger, les laïcards occidentaux nient et combattent les différences qui ne leur plaisent pas, en tant que spectateurs, et soutiennent de manière générale les libéraux prêts à vendre pays et culture pour une place dans cette grande "désintégration". D’ailleurs ces laïcards semblent portés uniquement sur eux-même, l’Autre est forcément inférieur, pourquoi s’y intéresser ? Il veut forcément nous ressembler. Bref.
Cette "Grande séparation" est une révolution intellectuelle, si elle permet de sortir sans douleur la main occidentale des pays du Sud.
Non, vous n’avez plus à ressentir ce besoin d’amener le Sud à la Lumière. Débarrassez-vous de votre volonté d’évangéliser, de séculariser et d’occidentaliser le monde.
Nier l’américanisation de la France ... mets-toi à niveau :
Qu’est-ce que l’américanisation ? Un phénomène d’acculturation
idéologique conduit par les élites françaises — politiques, industriels
et intellectuels — dans le contexte de l’après Seconde guerre mondiale.
Exception faite de l’épisode gaulliste, ce processus d’acculturation n’a
jamais été remis en question par les gouvernements qui se sont succédé à
la tête de la France et a fait preuve d’une continuité remarquable. En
cela l’américanisation peut être entendue comme le stigmate inconscient
de la défaite idéologique de la République française, qui a cessé
d’exister en 1940 et qui avait déjà été largement entamée par le
traumatisme inouï de la Grande Guerre.
Le combat contre l’américanisation n’entretient par conséquent qu’un rapport extrêmement ténu avec l’anti-américanisme, l’américanisation étant avant tout le symptôme de la faiblesse française, de son incapacité à reconstruire et à véhiculer sa propre mythologie nationale après la Défaite, à l’exception des intermèdes gaullistes (dans la terminologie lacanienne on qualifierait de « forclusion » les phases de pouvoir du général de Gaulle). Ce mimétisme américanisant est si implacable qu’il en est devenu absolument prévisible : sachant qu’une initiative est prise aux États-Unis maintenant, elle sera adaptée au contexte français dans un laps de dix à quinze ans.
[...]
Sur le plan sociologique, l’américanisation s’assimile à un processus de réticulation et de fragmentation de l’idéologie unitaire de l’intérêt public en un conglomérat d’intérêts privés. Cette fragmentation a déjà signé la mort de la République en tant que mythologie. La liste des symptômes est longue et effarante car elle atteste l’ampleur de la défaite républicaine.
[...]
Autre signe manifeste d’américanisation, le déclin de la langue française au sein des collectivités territoriales, des administrations d’Etat et de l’armée, vient nourrir cette déchéance post-nationale. C’est désormais une forme abâtardie du français, le franglais, qui règne dans le langage médiatico-publicitaire (qui ne prend plus la peine de traduire les slogans anglo-saxons), voire au sein de l’Education nationale, quand l’apprentissage de l’anglais est institué priorité égale à celui du français. De ce point de vue, la hargne des Québécois à défendre leur héritage francophone devrait être pour nous un modèle de conduite.
De même que l’américanisation produit la Médiocratie, forme neutralisée et « politiquement correct » de la Démocratie, Médiocratie et globalisation relèvent d’une économie symbolique similaire : la globalisation est le vecteur d’expansion médiocratique de l’américanisation. La « médiocratie globalitaire », voilà l’eschatologie promise par le sarkozysme.
Je lirai précisément le chapitre 3 de ce document.
En attendant :
Vous nous décrivez plus haut en cours d’américanisation" "dans quelle proportion ? Quelle quantité ? Est-ce qu’il existe des évaluations, des estimations de ces phénomènes" ?
Que vont voir les français au cinéma ? Quelle "cinéma" a leur préférence ? Quels artistes les français écoutent le plus ? Qui caracolent en tête des ventes de CD ? Quelles séries regardent les français ? Quels artistes sont affichés dans les magazines vendus en France ? D’où vient la littérature fictionnelle qui plaît tant au français ? Quelles fast-foods les français plébiscitent ? Quel est le modèle de développement qui a l’attention des start-up ? Et des boîtes plus grosses ? Quel modèle de management utilise les sociétés françaises ? De quel pays ou mentalité vos dirigeants et des personnalités bien en vue vous demande de suivre l’exemple ?D’où viennent les modes que suivent les adolescents et adolescentes ? A quels jeux vidéos jouent-ils ? Quels sont leurs modèles vivants ? Quelles sont leurs références "culturelles" ? Quelles institutions poussent pour que les cours à l’université se font toujours plus en anglais ? D’où viennent les nouvelles technologies dont sont friands les français ? De l’Arabie Saoudite et du Qatar ?
Prenez connaissance des textes de vos intellectuels qui ont justement analysé cette américanisation, ne les ignorez pas. C’est pas avec les q
Évidemment, derrière tout cela nous pourrons trouver des chiffres. Derrière tout cela nous constaterons l’influence sans partage de l’Amérique sur la France, si vous pouvez nier ces observations et constations simples, alors cessons nos échanges. Cessons aussi nos échanges si vous osez mettre sur le même plan américanisation et islamisation, même s’il est vrai que l’américanisation s’est fait en douceur, suffisamment en tout pour que les endormis ne remarquent pas le moindre changement. Pour la mentalité anglo-saxonne et protestante aurait du vous secouer une fois débarquées en France, surtout vu ce que dit Schweitzer plus haut sur " notre civilisation, notre culture, notre identité, nos racines chrétiennes et gréco-romaines", si ces "choses existaient encore en votre for intérieur, ces éléments auraient fait obstacle à l’américanisation, ce ne fût pas le cas. Pourquoi ? Parce que ce ne sont que des mots, que vous n’employez que sur certains sujets, précisément uniquement sur ceux traitant de l’Islam. Ceux qui parlent ainsi sont faux et se bernent.
Vous êtes devenus une copie américaine, extrêmement fade, en même temps que leurs larbins de première désormais. Vos valeurs traditionnelles, certains français peuvent les invoquer honorablement, puisqu’ils ne choisissent pas les sujets sur lesquelles ils se rappellent "tiens, la France c’est ça, ça et ça" et qui le sujet suivant écrase l’intervention précédent qui appel à la Civilisation, la chrétienté et l’Antiquité pour couper tous ces éléments en brandissant la laïcité, ou d’autres éléments et idéologies modernes qui nient ce passé. En gros il y a ceux qui sont cohérents jusqu’au bout, et les opportunistes, qui ne sont que de petites choses flippés.
Regardez-vous dans une glace et faites votre autocritique
Faites-le d’abord pour le modèle dominant que vous essayez de refourguer et qui se casse la figure. Réformez-vous et réformez votre société si l’envie vous prend, mais vos musulmans sont infiniment moins fourbes et vicieux que vous et vos comparses qui déguisez vos paroles et votre volonté d’en découdre.
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