On peut comprendre. Si on laisse les gens avoir accès aux masques, vous allez avoir des clients masqués dans les supermarchés, boulangerie, cabinet médicaux, pendant que les caissières , les policiers,les postiers, voire les personnels soignants ne seraient pas équipés. Cela ferait tâche... Déjà, qu’en ce moment c’est la démerde et le bricolage pour en avoir et que l’Etat se mêle même de réquisitionner des commandes de collectivités territoriales. Ils écopent autant qu’ils peuvent pour éviter que tout les employeurs privés et les particuliers aient des masques pendant qu’ils seraient incapables de protéger le personnel soignant et leurs fonctionnaires obligés de travailler. Un Etat incapable de protéger ses citoyens perd sa légitimité et en haut on doit effectivement se ronger un peu les ongles. Et oui, effectivement sur internet on peut commander tous les masques nécessaires. Après il faut voir pour les délais, léger détail...
Mal, très mal. Encore plus mal que nous si c’est possible. Tout ce que j’ai lu sur ce sujet est assez déprimant mais sera pédagogique pour beaucoup de monde (sans doute pas "Spartacus" néanmoins).
@sls0 En même temps, on a presque tout inventé, la colonisation à coups de pieds au cul, l’apartheid, les chambres à gaz, la guerre mondiale, l’essai de bombes atomiques sur populations civiles, la déportation massive, la ségrégation raciale, , le terrorisme d’Etat, un système économique qui rend l’esclavage un peu plus présentable tout en pillant le patrimoine collectif de l’humanité pour le cramer en quelques générations et un peu tout saloper pour laisser un souvenir aux générations qui viennent. Alors être un peu dépassé sur des choses aussi subalternes que la santé, n’est pas bien grave...
Le message qu’il veut porter est que le mode opératoire chinois pour lutter contre le virus, semble avoir marché, en Chine, alors confrontés au même problème, à moins d’avoir une meilleure idée, peut-être que nous aussi... Pour le traitement, se souvenir qu’il a fallu des années pour aboutir aux tri-thérapies contre le virus du SIDA. Là, il aura fallu quelques semaines pour détecter l’effet de la chloroquine et faire les premières mises en pratique cliniques. Elle est déjà donnée, ici et là , en protocole compassionnel, faute de mieux, mais a priori, si les études en cours confortent les études chinoises, on a un premier médicament contre ce virus. On est 65 millions et on n’a pas en ce moment une personne sur mille porteuse du virus sur le territoire. Par ailleurs, les "forces de l’ordre" ne sont pas censés nous serrer la main, nous faire la bise ou nous postillonner à 30 cm. Sachant que 80% s’en sortent sans passer par la case "hôpital" et que les personnes âgées et/ou présentant des pathologies antérieures représentent une très forte majorité des cas critiques voire mortels, on peut supposer que les képis de 60 ans et plus ne sont pas légions et qu’on n’envoie pas dans la nature des gens malades. Cette crise nous montre l’épouvantable manque d’anticipation de nos sociétés modernes, où tout est fait pour fonctionner en flux tendus dans tous les secteurs, ce qui n’est optimal qu’aussi longtemps que rien ne se passe de désagréable ou d’imprévu. Il se trouve que dans le monde réel, des tas de choses peuvent se passer, on en a une illustration. La stratégie française, bien que discutable derrière un clavier (on n’aura pas à gérer des milliers de plaintes pour"mise en danger de la vie d’autrui"), ne vise qu’à lisser le nombre de cas graves, vu qu’on a sabré dans nos moyens hospitaliers pour être plus "efficace" quand il ne se passe rien. Si on ne lisse pas le nombre de cas graves, on va avoir des morts prématurées en pagaille. Après, arrêter la vie économique d’un pays est comme arrêter un coeur pendant une opération chirurgicale. Cela peut servir, mais le doute existe que le coeur ne reparte pas.Inévitablement il faut du monde pour assurer la fourniture énergétique, faire marcher le réseau, produire et approvisionner en nourriture, soigner, etc. Tout le monde ne peut être confiné, c’est impossible. On gagne du temps pour une maladie qui ne fera probablement pas plus de morts qu’une grippe sévère, malgré ses particularités.