Ne pas franchir la ligne rouge est peut être plus constructif au fond : Zemmour a mis de l’eau dans son vin mais il a su ainsi se faire entendre par beaucoup de monde et faire évoluer les idées dans le débat publique. Soral lui n’est entendu que par une poignée d’internaute, il se plaint de ne plus être invité des plateaux télé mais il le cherche un peu : chacune de ses apparition vire au conflit, il ne sait pas s’exprimer autrement que par la violence. Ses apparitions chez Taddei étaient nulles et n’ont aboutit à rien au final. Ce n’est pas le tout d’avoir raison, encore faut-il savoir se faire entendre.
Encore une fois Soral s’amuse à flinguer tout ce qui bouge... ça en devient même caricatural. Il a sans doutes raison sur de nombreux points, mais il s’enferme dans une logique purement conflictuelle qui en définitive n’aboutira jamais à rien. Il y a un côté assez pathétique, et aussi paradoxal avec la "réconciliation" prônée par son mouvement. Mais peut être est-ce aussi une façon de rester dans une position confortable d’éternel contestataire et de ne jamais entreprendre un dialogue certes plus laborieux, mais sûrement plus constructif...
J’aimerai bien voir un débat Mélanchon-Soral, Zemmour-Soral ou pourquoi pas Nabe-Soral... mais forcément ça n’a jamais lieu puisque Soral les insulte de tout les noms d’oiseau sans même entreprendre de dialogue.
Oui, ça revient au même problème de l’américanisation : "Bruxelles" est un euphémisme de "Washington" aujourd’hui, puisque comme pour notre modèle de société, c’est le modèle anglo-saxon qui a largement piloté la construction européenne. Pourtant j’ose encore croire à un sursaut européen, l’axe Chirac-Shroeder-Poutine n’est pas si lointain, et même l’Allemagne de Merkel donne quelques signaux positifs : Merkel aura été la première chef d’Etat à reconnaitre l’échec du "multikulti". Même si l’on peut penser que c’est purement electoraliste, ça marque quand même un précédent et c’est une claque pour le sacro-saint modèle anglo-saxon. Dommage que les autres chefs d’Etat ne lui aient pas emboité le pas, mais ça viendra sans doutes : c’est le sens de l’Histoire.
Cette "young leader" enfonce des portes ouvertes : ça fait plus de 30 ans que nos élites américanophiles tente d’imposer un modèle d’immigration à l’anglo-saxonne. Et ça fait justement depuis 30 ans que ça ne marche plus et que la guettoisation devient de plus en plus marquée en France. Le modèle assimilationniste français n’était certes pas parfait mais il avait fait ses preuves avec les vagues d’immigrations antérieures (italiennes, espagnoles, portugaise, etc.) et il était en bonne voie pour gérer les nouveaux flux d’immigration : faut-il encore rappeler que Gaston Monnerville était le second personnage de l’Etat dans les années 60 ? Sur ces questions, la France avait une très large longueur d’avance sur les USA qui en étaient encore à un modèle ségrégationniste. Et on aurait sans doutes conservé cette avance si on n’avait pas enrayé la machine au tournant des 70-80s avec des mouvements comme SOS-Racisme, directement sous influence anglo-saxonne. . Rokhaya Diallo cite pour références le Cosby Show et le Prince de Bel-Air... qu’elle aille plutôt visiter les guettos américains pour cottoyer les gangs communautaires, ou dans l’amérique profonde où les Tea Parties et les confédérations racistes sont à 2000 lieues du pseudo-racisme qui régnerait soi-disant en France. Obama n’est que l’arbre qui cache la forêt : les USA sont dans une tension communautaire permanente qui ne peut aboutir à un modèle de société stable. . Bref, l’américanisation on en a assez mangé (et à tous les niveaux, à commencer par l’Europe qui crève de l’influence anglo-saxonne) l’heure est plutôt à tirer les leçons de l’échec du "multikulti" et à réfléchir cette fois par nous même à un modèle de société stable.
Ces touristes auraient au moins pu lire la page Wikipedia de leur pays de destination : "L’islam est religion d’État aux Maldives et la législation est basée sur la charia. Les autres croyances sont interdites aux citoyens et les étrangers ne doivent pas les exhiber en public." . Pas ettonant donc que venir y célébrer un mariage, même laïque, apparaisse comme de la provocation. Que dirait-on si un couple de Maldiviens venait célébrer un mariage musulman dans une église à Zurich ? Ces Suisses font sans doutes partie de ces "citoyens du monde" qui pensent que chacun est libre de faire ce qu’il veut là où il veut, au mépris des lois et des traditions des pays. Pour le coup, bien fait pour leurs gueules ^^