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O Scugnizzo

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  • Premier article le 26/04/2013
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Derniers commentaires




  • 3 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 20 mai 2013 15:39

    Schweizer, ce que vous dites est cohérent si vous mettez le doigt sur les artisans de ce déplacement des populations, à savoir les praticiens de l’idéologie libérale, où le capitalisme trouve son expression sublimée, c’est-à-dire en tant que fait social total. L’organisation de la société selon les "valeurs" du marché, c’est-à-dire la pseudo liberté d’entreprendre et le droit (se transformant en désir) de propriété, est la première cause de la standardisation de l’identité en tant que destructeur des particularismes. Comme l’expliquent si bien les théoriciens libéraux eux-mêmes, le libéralisme économique et culturel forme l’ensemble en tant que philosophie et doctrine libérale. La culture engendre une économie, et l’économie engendre une culture. Rejeter cette immigration-là - en tant que destructeur des identités particulières - c’est remettre en cause la libre circulation des biens, des flux monétaires et des marchandises (et l’homme est considéré comme une marchandise dans un tel contexte), c’est rejeter le système libéral, qui a tant enrichi la Suisse. Ou alors c’est ralentir cette destruction, la question étant alors : Doit-on foncer la tête droit dans le mur, ou y aller pas à pas ?



  • 12 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 20 mai 2013 14:32

    Elisa, j’aurai bien répondu à vos arguments s’il y en avait....

    "En revanche, il existe une fracture objective entre ceux qui ont intérêt à défendre un ordre économique qui bénéficie à une toute petite minorité et ceux qui se battent pour empêcher les ravages de cet ordre."
    Non, justement. Ou oui, mais justement. Je m’explique. Depuis environ mai ’68, une certaine honnêteté intellectuelle pousse à constater que la gauche n’a jamais pris le parti des travailleurs, mais a été relayée à s’occuper d’affaires sociétales, qui, dans les faits, légitimaient l’avancée du libéralisme. Le dernier exemple est le mariage pour tous, qui amènera inévitablement la GPA, dont les mères porteuses se trouveront en Inde ou au Madagascar (selon la sous-traitance favorite au pays en question). Ceci a déjà lieu aux USA et en Israel, laboratoire du libéralisme, c’est-à-dire de ce qui nous attend.
    Ceci fait que la gauche prétend combattre la droite, en disant se battre contre l’ultra ou le néo-libéralisme, ce qui veut dire qu’elle a déjà accepté le libéralisme. Accepter de limiter les ravages de notre économie, c’est accepter de faire le sale boulot. Tant qu’à faire le sale boulot, autant créer une élite de gauche, qui s’allie avec l’élite de droite, d’être d’accord sur les points principaux (politique financière et internationale). Cela peut très bien être le fruit d’un mouvement inconscient, il n’en reste pas moins réel, et il faut dire que les élites de gauche s’en accommodent très bien.

    Il faut bien comprendre que le socialisme authentique, en tant que système économique et social et non en tant qu’agent limitateur soumis au capitalisme, qu’il soit de Marx, de Pierre Leroux, de Bakounine ou de Malatesta, ne se situait ni à gauche ni à droite.


  • 19 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 20 mai 2013 12:22

    Rien à voir avec la vidéo mais en guise de réponse au commentaire : Le problème c’est que la gauche, par son libéralisme culturel, son "esprit ouvert et progressiste" justifie, légitime les avancées du libéralisme économique, affaire traditionnellement de la droite (depuis qu’elle a renoncé au retour à l’Ancien Régime). Là où la droite est plus ou moins sincère, la gauche ment depuis le début ! Y a qu’à voir le nombre de prétendus socialistes présents dans les institutions financières internationales. Normal que les gens soient dégoûtés.

    Le réac’ n’est plus celui qui critique la gauche mais celui qui pense en des binarités du genre "gauche-droite". La gauche et la droite sont les deux faces d’une même pièce hideuse.


  • 3 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 20 mai 2013 11:14

    Super intéressant le reportage, merci. Ca illustre assez 4 tendances de la société moderne :

    1. Monde désenchanté, où un pilote de ligne est considéré comme un taxi, malgré l’évident gap dans la formation de l’un et l’autre. Le prestige social n’est qu’assurer par le règne absolu de l’accumulation infinie de l’argent. Le dollar c’est vraiment la nouvelle religion.
    2. Plus le libéralisme avance plus les écarts se creusent entre riches et pauvres, malgré ses alléchantes promesses, et paradoxalement on trouve toujours plus de rigolos pour le défendre becs et ongles.
    3. Le Low-cost, on croit que c’est populaire, alors que c’est toujours une petite classe de capitalistes friqués qui nous imposent leurs produits, des produits de merde vendus avec mépris pour la masse. Les gens se croient économes en achetant du low-cost alors qu’ils renforcent le pouvoir de ceux qui les obligent à toujours plus se serrer la ceinture. Le vrai économe c’est celui qui se construit une autonomie, un marché local, de proximité, d’entraide.
    4. Dans une société de ce type, l’intérêt réel est toujours différent de l’intérêt immédiat, et le dernier voile sans cesse le premier. Nous sommes la société la plus voilée au monde après les dictatures de la péninsule arabique (arabie saoudite + pétro-monarchie), chacun porte une burka mentale épaisse, avec grillage pour les yeux.




  • 10 votes
    O Scugnizzo O Scugnizzo 18 mai 2013 16:50

    Bien qu’on sache tout à fait que l’image est au service du discours et non le contraire, le voir concrètement provoque à chaque fois une amertume nouvelle. Ca me fait penser à la BBC qui, voulant montrer des manifestations anti-Khadafi à Tripoli, ont montré une manifestation quelconque qui avait eu lieu... en Inde !!!



    Le journaliste de base est non seulement menteur... mais par surcroit très con ! Y avait une théorie dans les années ’60 aux USA qui prétendait que la démocratie fonctionnait d’autant mieux lorsque le peuple n’était pas éduqué (débats sur le multiculturalisme), les groupes corporatistes s’occupant de la faire fonctionner. Et bien qu’on se moquerait tous aujourd’hui d’une telle théorie, elle est pourtant devenue réalité !
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