"Mais supplante –t-elle la question sociale, à savoir qu’une infime minorité de fermier possède 73% des terres arables ?"
Et si on parlait de la question "capacitaire", à la lumière de l’expérience zimbabwéenne. ?
"...à savoir celle de la réforme agraire."
Qui se complique, en Afrique du Sud, par le clivage entre ceux qui savent produire et ceux qui ne savent pas...
Cela dit, je n’ai guère de compassion pour les Sud-Africains blancs. Ceux qui avaient compris ce qui allait se passer se sont tirés à partir de 1994. Les autres étaient des utopistes, qui vont payer leurs illusions très chères.
" je n’entends rien sur la souffrance des noirs qui représentent 80% de la population de l’AFS."
La souffrance, et la haine, viennent du fait que ces ploucs se sont imaginé qu’il suffirait d’un bulletin de vote et d’un régime noir pour être comme les Blancs. Les townships sont toujours là, en plus grand, et ils en sont à faire la chasse aux immigrés des pays voisins.
Le plus grand problème des Blancs est lié à la perte de valeur de la monnaie qui les empêche de migrer dans de bonnes conditions vers des pays civilisés comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande, où des bosseurs compétents ont toujours leur place. On parle aussi de l’accueil de 15’000 fermiers en Russie...
"Heureusement que les criminels soient maghrébins semble t-il ..."
Si ça avait été l’inverse, on en aurait eu pour dix ans... Et même bien plus, si on pense que l’affaire Bouaram remonte à 1993...
Ce coup-ci, les Français auront davantage entendu parler, dans leurs médias, de l’oeuf jeté par des gamins désoeuvrés sur une athlète italienne nigériane. à Turin, que du crime raciste de Meylan. Vraisemblablement, parce que les parents n’ont pas eu le réflexe de foutre le feu à une vingtaine de bagnoles.
...à partir du XVIIe siècle, à une époque où la région était tellement peu peuplée, qu’il fallut aller acheter des esclaves à Madagascar pour la travailler