"...encore un signe comme quoi les mentalités évoluent plus vite et de façon bien plus positive que vous ne pouvez imaginer !"
’tain, le monde de demain qui commence aujourd’hui... S’il n’avait pas déjà commencé cent fois sans suite, on y croirait presque. Cela dit, comme je ne suis pas légumes, si vous entendez parler d’une distribution d’entrecôtes, de rillettes ou de magrets de canard, je suis partant.
"...vous avez une vision bien négative de l’humanité. Heureusement, vous faites parti d’une minorité."
Mais je crois que la lucidité est le privilège du petit nombre...
Papone écrit : "Beaucoup de gens y arrivent déjà dans notre monde actuel..."
Il y a aussi des Mères Thérésa et des abbés Pierre, mais ils sont une infime minorité au sein d’une toute petite minorité.
"...si on supprime le marketing omniprésent sous toutes ces formes qui inculque dés le plus jeune âge qu’être c’est avoir..."
Vous aurez toujours la compétition des mâles pour la possession des femelles et les accessoires - de la Masterdard Or à la Ferrari 458 Spider - de la version humaine de la parade nuptiale.
"...on peut tout à fait imaginer un monde dans lequel les hommes parviennent globalement à maitriser leurs pulsions."
Certes, on peut imaginer tout ce qu’on veut, ça ne mange pas de pain. Trotski, lui, il en était carrément au Surhomme, comme un vulgaire hitlérien :
« L’homme s’efforcera de commander à ses propres sentiments, d’élever ses instincts à la hauteur du conscient et de les rendre transparents, de diriger sa volonté dans les ténèbres de l’inconscient. Par là, il se haussera à un niveau plus élevé et créera un type biologique et social supérieur, un surhomme, si vous voulez. » - « Littérature et Révolution », chap. VIII, « Art révolutionnaire et art socialiste »
"De plus la non violence doit être le principe indépassable à la base de tout."
Je vous renvoie, ici aussi, à la compétition pour la possession des femelles. Ca reste une grosse préoccupation chez bien des mâles
"C’est en ça que cette révolution sera différente des précédentes et que les hommes pourront constater qu’ils ont franchi un palier."
Tous ? Vous ferez comment pour aller porter la bonne parole aux Auvergnats aux Xiongnu, aux Poumpokoles et aux Arapahos, aux Pascouans et aux Inuits, aux Méos et aux Boshimans, aux Chichas et aux Tadjiks, aux Ladins et aux Mapouches, aux Mossis et aux Tahitiens, aux Andalous et aux Tangoutes, aux Gallois et Papous, aux Peuhls et aux Yawalaptis, et j’en oublie quelques-uns qu’il faudra aussi absolument convertir ? Parce que s’il y en a qui jouent pas le jeu, les non-violents, ils vont se faire bouffer tout cru.
Oswald Spengler nous a bien prévenu : "Le pacifisme signifie laisser les non-pacifistes prendre le contrôle. "
"Je vous assure que les solutions dont je fais la promotion n’ont rien à voir avec le bolchevisme !"
Idéologiquement non, mais votre système est également basé sur des illusions au départ. ce qui donne à penser qu’il pourrait fâcheusement se traduire par des massacres à l’arrivée.
Et si vous arriviez à mettre sur pied l’amorce de votre "monde tellement plus pacifié, paisible, relax, cool", vous découvririez avec effarement j’imagine, qu’il comporte toujours autant de jaloux et de frustrés, d’envieux et de voleurs, de concupiscents et d’assassins, de dominants qui s’imposent aux dominés et de lubriques qui convoitent la femme de leur voisin.
Parce que telle est la nature humaine. Et c’est si vous pensiez sérieusement pouvoir la modifier que les déportations, les tortures et les tueries pourraient commencer. Dans l’édification de l’Empire du Bien, la répression sanguinaire n’est pas une déviance, c’est une conséquence inéluctable.
"Vous avez vraiment l’esprit complètement lavé par l’idéologie dominante ! bien sûr que le travail pourrait être un plaisir ."
Les gélules, ce serait quand même pour assurer... Avec les migraineux, les cocus, les hypocondriaques, les stropias... Comme qui dirait avec les marginaux du bonheur universel et obligatoire. Le retour du bolchevisme tel que le décrivait Céline - le bolchevisme, pas le retour -, en direct de Leningrad, "il faut que tout le monde danse, faut plus un boiteux à la traîne.". C’est un peu du réchauffé, votre truc.
"...si nous réussissons à sortir du carcan idéologique de la civilisation de la marchandises, de l’esclavage de la finance, nous pourrions vivre dans un monde tellement plus pacifié, paisible, relax, cool !"
Vous me faites irrésistiblement penser à cet ancien bolcho - on n’en sort pas ! - que j’ai entendu, l’autre jour, sur la chaîne "Histoire" : "On disait que quand il y aurait le communisme, il n’y aurait plus de chagrins d’amour, parce qu’il n’y aurait plus personne d’assez méchant pour faire souffrir quelqu’un d’autre." Aujourd’hui, il en rigole. Ca vous arrivera aussi, dans vingt ou vingt-cinq ans.
"En totale priorité nous EXIGEONS que le travail devienne partout et pour chaque intervenant une récréation, un plaisir, un moment privilégié et agréable pour tous, sans condition."
Je n’ai jamais rien lu de plus puéril... A moins, bien sûr, que vous ne soyez d’ores et déjà en cheville avec un fabricant de médicaments psychothropes. Ca changerait tout !