Le problème de la dette française, c’est précisément qu’elle n’est pas souveraine. Les Japonais - qui sont globalement beaucoup plus endettés que nous - sont principalement endettés auprès... des Japonais (75% de la dette est détenue par des institutions financières nippones). Les Anglais - qui sont globalement plus endettés que nous - sont principalement endettés auprès... des Anglais (près de 50% détenu par le système financier domestique). Même aux Etats-Unis, contrairement à l’idée reçue, la dette fédérale - qui est beaucoup plus importante que le nôtre - est détenue à hauteur de 50% par des institutions nationales même si le modèle de financement est plus complexe. L’idée selon laquelle ce sont les Chinois qui détiendraient la dette américaine est totalement fausse, et ce d’autant plus que la Chine réduit de plus en plus ses achats d’obligations américaines :
Il est clair que si la Chine était le principal détenteur de la dette américaine, les choses se passeraient autrement...
A noter qu’aujourd’hui la BELGIQUE est le troisième détenteur de dette américaine, derrière la Chine et le Japon, mais devant les Caraïbes et les pays du Golfe :
L’Allemagne est détentrice de 46% de sa dette, mais beaucoup moins endettée que la France.
Puis vient l’Italie, à 41%.
La France, elle, détient environ 30% de sa dette dite "souveraine" et ce seul fait suffit à expliquer certaines orientations douteuses de notre politique étrangère (ne pas broncher face à la Chine qui nous espionne ouvertement, lécher le cul des émirs et laisser l’islam sunnite s’installer en France...) et la docilité de nos hommes politiques - qui, eux, connaissent le rapport de force - face aux institutions financières, ou la raison exacte de leurs mystérieux allers-retours à Dubaï.
Cela relativise donc la méthode Coué qui consiste à se rassurer en regardant l’épargne relativement haute des Français. A vrai dire, il serait préférable que les Français détiennent davantage de dette française, ce qui nous rendrait sans doute un peu de lattitude politique. Avec cet argent, les Français investissent ailleurs, finançant le développement des autres, sans parler du fait qu’en cas de défaut nos créanciers n’hésiteront pas à se servir sur les comptes.
Stalonien dans Rocky 4 quand il se bat contre le Russe, ce film a une
dimension christique, quand Balboa s’avance sous les coups du géant
russe et lui lance encore en signe de défi : frappe ! Frappe ! Vas-y
cogne !
J’ai l’habitude de pondre des pavés argumentés auxquels, le plus souvent, je n’ai pas d’autres réponses que des sarcasmes ou une "critique, facile et éculée" (car je suis souvent en désaccord avec le consensus local).
Si j’ai le malheur de rédiger une petite critique iconoclaste de 5 lignes, là on me dit qu’il faut argumenter... n’ayant pas que ça à faire non plus, je vous renvoie aux vidéos ou interventions où Collon se dédouane à peu de
frais sur le dos des "complotistes antisémites du net" des griefs que
d’aucuns seraient tentés de lui imputer... attitude qui contraste avec
l’arrogance professorale qu’il affiche sur les plateaux télé.
Par ailleurs, je suis en désaccord avec nombre de ses analyses. Quand il raconte qu’Israel est l’instrument de la France, c’est juste n’importe quoi ou, encore une fois, une façon de biaiser pour éviter les thèmes compromettants.
Malheureusement, Michel Collon fait partie de ces personnalités qui traîne un fan club de gens incapables d’accepter la moindre critique ou remise en question (au même titre qu’Asselineau...).
Personne sait. Trop conspi pour être mainstream, trop mainstream pour être conspi, un peu d’extrême gauche, mais pas de trop, alter, anti... Collon est atteint du même syndrome qu’Asselineau, mais à gauche, il attire à lui un lectorat dont il a un peu honte et qu’il fait semblant de ne pas voir ou de rejeter de peur d’être taxé de conspirationnisme ou d’antisémitisme. Bref, Collon ne veut pas rompre avec son petit milieu universitaire trotskyste. On ne peut pas vraiment lui en vouloir, mais cela relativise parfois ses postures de pourfendeur du "système" et de dénonciateur un peu pontifiant des "médiamensonges".