La révolution culturelle chinoise, c’est la meilleure chose qui soit arrivée au capitalisme : ou comment transformer un peuple de haute culture avec une histoire bimillénaire en une armée "d’hommes nouveaux" acculturés et exploitables à merci dans les camps de travail du néolibéralisme mondialisé...
Il aura suffi de remplacer "vive le grand timonier" en "vive l’argent" (au sens littéral, hein, les chinois sont réellement passés par ces deux phases) aussi simplement qu’on modifie une ligne de code dans la programmation d’un robot.
Et ça continue... ça doit être la dixième vidéo de ce genre : "cette fois le pouvoir veut ma mort, on m’interdit de travailler". La seule certitude c’est qu’il sera encore là l’année prochaine avec un nouveau spectacle, une nouvelle provocation méticuleusement calibrée et un nouveau DVD à vendre sur le net - là encore, le même spectacle pas drôle utilisant les mêmes ressorts usés, mêmes si ses fans sont trop impliqués émotionnellement dans son système pour oser se l’avouer.
Il faut aussi remercier la clique socialo-communautariste au pouvoir pour sa contribution exceptionnelle à la fabrication sur mesure d’un troll institutionnel qui prend avantageusement la place de Jean-Marie Le Pen à l’heure où "l’antisémitisme littéraire" de grand-papa est en perte de vitesse, et où il faut donc bien se renouveler pour s’adapter au niveau du nouveau public (jeune, urbain et souvent inculte).