Je ne vais pas commenter outre mesure votre réaction extrêmement confuse et dans laquelle il est très difficile de se retrouver.
Je tiens simplement à vous rappeler quelques vérités qui sont frappées du coin du bon sens :
1) le crédit gratuit, ça n’existe pas.
2) la majorité de la dette publique, en France comme ailleurs, n’est pas détenue par des banques, qui seulent "créent de la monnaie", mais par des fonds regroupant l’épargne d’épargnants.
3) il est beaucoup plus facile de croire que les difficultés économiques actuelles sont le fruit d’une escroquerie qui disparaîtraient une fois les malfaiteurs mis hors d’état de nuire que d’affronter la réalité : depuis des décennies, les déficits publics s’accumulent.
Merci de me répondre sérieusement, autrement, ce n’est pas la peine.
Je ne cherche pas à faire peur à qui que ce soit. Je rappelle simplement qu’à l’origine de la critique de la loi de 1973 se trouvent des personnes peu sérieuses, c’est le moins que l’on puisse dire. Et pour certaines d’entre elles, tiennent un discours dangereux et antisémite.
Si cette compagnie vous sied, ma foi, c’est votre problème !
Votre ouverture d’esprit quant à la contradiction laisse rêveur...
Je ne connais pas l’ensemble de vos échanges avec Latigueur ni ce qui explique la visible animosité qui vous animent à son encontre, mais je ne comprends pas bien ce que vous reprochez à son commentaire qui m’apparaît frappé du coin du bon sens.
Lorsque vous dites que la création monétaire n’existe pas, vous vous trompez par exemple, et vous allez d’ailleurs à l’encontre de ce que disent PY Rougeyron, AJ Holbecq et E Chouard.
Lorsque vous écrivez :
"Le système actuel découle directement des conséquences du pouvoir donné aux banques centrales de se substituer à l’État pour la création monétaire. Ce système est une escroquerie au profit de certains organismes bancaires et au détriment des peuples"
On ne peut que sourire : à votre avis, les banques centrales, qu’est ce que c’est ? Jusqu’à preuve du contraire, les banques centrales de chacun des pays du monde sont des organismes tout ce qu’il y a de plus public, appartenant à l’Etat.
Ce que reprochent d’ailleurs les contempteurs de la loi de 1973, c’est justement que le pouvoir de création monétaire aurait été, selon eux, transféré des banques centrales aux banques commerciales (ce qui est faux, la création monétaire a toujours appartenue aux banques privées, la BC régulant ce pouvoir).
Lorsque vous dites :
"Pour le déficit de l’État, si vous ne comprenez pas la différence entre se financer a 0% et se financer a5%, personne ne peut rien faire pour vous"
Vous avez tout à fait raison. Mais Latigueur n’a pas dit le contraire. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le financement à 0% n’a jamais existé au cours de l’histoire. Jamais.
La planche à billet, si. Le seul problème, c’est qu’il ne s’agit pas d’une source de financement, mais d’une fuite en avant génératrice d’inflation.
Je vous invite à lire les liens que j’ai posté plus bas et à vous renseigner sur cette question, que personnellement d’ailleurs je suis loin de maîtriser parfaitement. N’hésitez pas à me répondre si vous le souhaitez.
A peu près tout ce que raconte Pierre-Yves Rougeron sur la loi de 1973 est totalement faux et n’a absolument aucun sens.
La loi de 1973 a été l’occasion de délires conspirationnistes plus ou moins antisémites d’une violence et d’une bêtise inouïe, et Pierre-Yves Rougeron ne fait que surfer sur cette tendance sans rien comprendre aux banques et à la création monétaire.
A l’origine de ces idioties, on trouve Etienne Chouard, qui n’est pas plus professeur d’économie qu’il n’a jamais été professeur de droit, et André-Jacques Holbecq, charlatan bien connu pour sa passion des OVNIS. Et c’est sur ces "travaux" que l’on veut établir la crédibilité de "spécialistes" ?
Vous vous trompez. L’Etat, depuis l’empire romain, emprunte avec un taux d’intérêt... Avant 1973, l’Etat empruntait auprès d’investisseurs divers en payant des intérêts, comme tout emprunteur. On a un peu l’impression, lorsqu’on parle de la loi de 1973, de revenir sur les discussions sur la légitimité des taux d’intérêts, qui avaient agité les débuts de la chrétienté jusqu’à Saint-Thomas d’Aquin, qui avait légitimé l’intérêt de manière définitive.
Ce qui est vrai, c’est que lorsque l’Etat se finançait par la planche à billets, il n’en payait pas. Mais la planche à billets n’a jamais été son seul mode de financement, et heureusement ! Planche à billets qui n’est plus pratiquée aujourd’hui.
La loi de 1973 séduit de nombreux internautes parce qu’elle offre une explication simple au problème complexe des déficits publics et de l’accroissement de la dette collective. En offrant les "banquiers" ou le "système financier" en boucs émissaires, elle évite de se poser trop de questions.