Machiavel1983, comme votre pseudo l’indique, vous êtes un grand admirateur de Machiavel, ce qui est tout à votre honneur. Mais vous ne pouvez pas projeter sur lui tout ce que vous aimeriez voir chez le penseur idéal !
Dans l’ancien monde, la philosophie politique misait tout sur la recherche de la vertu, ce qui fait aujourd’hui sourire beaucoup de monde. Dans cette même branche de la philosophie, Machiavel, réputé voir les hommes tels qu’ils sont et non tels que l’on aimerait qu’ils soient - autrement dit vertueux !!! - inverse les perspectives, laisse choir la vertu et amorce le tournant moderne qui fera du détournement des passions le moteur de la politique. Les vertus, de ce point de vue, ne sont plus considérées qu’à partir du moment où elles participent de ce détournement.
Vrai ou faux ?
Être vertueux, c’est croire en des principes transcendants, absolus, car cela nécessite un ethos qui se moque de n’y rien gagner de tangible, et qui se moque de la publicité ou non d’actes vertueux. Toutes choses auxquelles n’y vous ni votre illustre modèle ne croyez !!! Assumez-vous !!!
Ce n’est pas parce qu’il vous répugne de voir certaines proximités de méthode entre Bernays et Machiavel qu’il faut abandonner toute logique dans votre point de vue !
Les Anciens, avec leurs vertus, voulaient précisément éviter l’advenue des Bernays. Trop tard à présent, le ver est dans le fruit...