Edward Bernays, inventeur de la publicité moderne
Court extrait de "ce soir où jamais" du 7 juin qui donne une illustration des méthodes d’Edward Bernays.
Pour approfondir le sujet, je vous invite à écouter l’émission de "là bas si j’y suis" qui traite d’Edward Bernays commenté par Norman Baillargeon.
Tags : Publicité Manipulation
50 réactions à cet article
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C’est marrant, à chaque fois qu’il est question de Bernays, on croit bon d’ajouter "neveu de Freud". Quand on parle de Marcel Mauss, on n’ajoute pas "neveu de Durkheim"...
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Tout le monde n’a pas ta culture. Descends un peu du perchoir
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Je crois plutôt que cette propension à rajouter "neveu de Freud" dénote une certaine volonté de monter sur un perchoir, jeune éphèbe.
À moins qu’il soit question de rappeler qu’il était juif... -
Freud est connu du grand public comme père de la psychanalyse et ses théories ont servies de base aux idées de Bernays "une foule ne peut pas être considérée comme pensante, seul le Ça s’y exprime".
Sans Freud, pas de livre "propaganda" avec des techniques pratiques pour manipuler la foule (ça aurait été plus dur pour les régimes totalitaires modernes, le neuro-marketing et la société consumériste n’en serait pas là), et le XXéme siécle aurait eu un tout autre visage.Durkheim et Mauss, 3 pelés et 2 tondus doivent en connaître l’existence (d’ailleurs Durkheim, je connaissais d’oreille, et Mauss pas du tout, je suis allé consulter le "Grand Ternet" pour en savoir plus).
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Désolé de vous contredire, mais il y a sûrement plus de gens à connaître Durkheim que de gens à connaître Bernays, beaucoup plus. Le phénomène Bernays ne résulte que d’un récent mouvement complotiste propre au Web cherchant à toute force à déceler en quoi notre belle démocratie aurait été pervertie par de pseudo-élites peu scrupuleuses.
Avez-vous lu Bernays ? -
À moins qu’il soit question de rappeler qu’il était juif...
ça s’appelle de la paranoïa,
Freud est cité, parce qu’il est très bien connu du grand public pour "avoir démonté les mécanismes du cerveau" et que Bernays fait de même avec la foule, la parenté des idées est directe.
En donnant le lien famillial, on s’évite 3h d’explication sur pourquoi "propaganda" marche quand on l’explique au grand public, puisqu’il admet que les théories de Freud ont un fondement. -
Je n’ai pas lu Bernays, mais j’ai vu les exemples des techniques qu’il a employé pour le marketing en documentaire, et le fait que ces techniques peuvent être aussi utilisé pour l’idéologie. Je ne me suis pas intéressé dans le détail scientifique de ses travaux.
Et désolé de vous décevoir, mais à par Bourdieu, je ne connais pas de sociologue et je ne connais pas un seul nom d’anthropologue, je suis peut être qu’un inculte, mais c’est comme ça, on ne peut pas tout connaître. -
Dubitatif tape dans le mille.Si on cite son oncle c’est qu’il travail tout deux sur le "cerveau" humain.
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Je sais très bien qu’on ne peut pas tout connaître, mais le fait que Bernays, très peu connu par ailleurs, soit aussi populaire sur Internet est révélateur, tout comme le fait que l’on s’ingénie à voir en lui un disciple de son oncle. On cherche à sauver les meubles en pointant du doigt des salopards qui auraient corrompu le système.
Bernays est un bon disciple de Machiavel : il mentionnait au prince de son temps l’art de gouverner et voyait les hommes tels qu’ils sont sans qu’on leur en demande davantage, à savoir des moutons, ou des veaux, ou des cochons. On n’a pas à nous pousser beaucoup pour que nous nous comportions, toutes et tous, de telle sorte. -
Bernays est un bon disciple de Machiavel
R / On peut le dire mais les raisons qui ont poussé machiavel à écrire "le prince" sont diamétralement opposées à celles qui ont poussées Bernays à écrire " propaganda ".-Machiavel souhaitait qu’ un prince bon et vertueux unifie l’ Italie ( par les complots et la manipulation certes , mais comment faire autrement ?) , en fasse un Etat ,lui donne une constitution qui dépouillerai ses successeurs d’ avoir le même pouvoir que lui et surtout qui s’ appuierai sur les masses populaire.-Bernays a écrit un livre pour que les dominants puissent berner encore mieux les dominés ... -
Bernays a eu plus d’éclairage à la Télé, et pas seulement sur internet. TV => plus connu.
Et je suis d’accord, le savoir est cumulatif par strate, le nom Machiavel est connu par l’expression Machiavélique, mais moi même je n’ai pas lu "le prince".
Mais autant Machiavel que Bernays ont codifiés des savoirs empiriques (des orateurs "instinctifs" sachant manipuler les foules, il y en a eu tout au long de l’histoire) pour en faire des manuels pratique qui ne sont qu’une observation du comportement instinctivement panurgien de la foule et qui permettent à des orateurs moins "instinctifs" d’arriver au même résultat.
Le savoir a toujours été là, il est juste devenu ""plus accessible"". -
@ Machaivel1983 :
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L’un comme l’autre misent sur le conformisme, et le côté moutonnier des masses à gouverner.
Quant à dire que Machiavel avait en vue un prince "vertueux"... tout dépend de ce que l’on met dans le terme, selon les méthodes même de Machiavel, lui qui a tant œuvré pour le relativisme des valeurs !
En outre, dans Propaganda, Bernays se montre très nettement comme quelqu’un, non pas d’immoral, mais d’amoral, comme Machiavel. Il dit en gros à un moment que "si les gens veulent de la morale, vendons-leur de la morale !" C’est à la fois tout con et extraordinaire de cynisme. C’est surtout miser sur la bêtise, trait de caractère de l’espèce, donc manne fantastique. -
... et la démocratie d’opinions est précisément le régime qui institue la bêtise en norme, ce qui ne pouvait être le cas de la monarchie du temps de Machiavel. Cela dit, ce dernier a incontestablement préparé le terrain aux Bernays et consorts.
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... et la démocratie d’opinions est précisément le régime qui institue la bêtise en norme,
Parce qu’il a zéro effort dans d’éducation populaire (cf spectacles de Franck Lepage) pour que les moutons restent bien des moutons.
"""
Les masses ne se révoltent jamais de leur propre mouvement, et elles ne se révoltent jamais par le seul fait qu’elles soient opprimés. Aussi longtemps qu’elles n’ont pas d’élément de comparaison, elles ne se rendent jamais compte qu’elles sont opprimés.
En résumé, une société hiérarchisée n’était possible que sur la base de la pauvreté et de l’ignorance.
""" 1984, George Orwell -
@dubitatf
Lisez « le prince » mais ensuite lisez « discours sur la première décade de Tite live » si vous voulez vous faire un avis vous-même sur Nicolas Machiavel parce qu’il y’ a une forte propagande diabolisatrice ! Ce sont à mon sens ses deux livres les plus importants !
@Gueguen
-L’un comme l’autre misent sur le conformisme, et le côté moutonnier des masses à gouverner.
R /J’ai envie de vous répondre deux choses :
1. Ils sont tous les deux dans la réalpolitique comme on dit aujourd’hui, c’est à dire qu’ils avaient un projet politique, et leur pragmatisme les a poussé à tenir compte des faits .Alors oui, quiconque tient compte des faits partira des mêmes postulats qu’eux, il reste que leurs projets étaient diamétralement opposés : Machiavel était populiste, Bernays élitiste !
2. Machiavel reconnais de grandes vertus aux masses, notamment des vertus politiques conservatrices !Par contre il ne leur reconnais pas de vertu politique créatrice : Il pense qu’ un Etat ne peut être fondé( ou réformé ) que par un homme fort très vertueux qui recourra à des moyens extraordinaire ( d’ ou « le prince » ) mais que le peuple lui saura conserver mieux que quiconque ce que cet homme aura fondé et ce par des moyens ordinaire( d’ ou « les discours » ).
-si les gens veulent de la morale, vendons-leur de la morale !" C’est à la fois tout con et extraordinaire de cynisme. C’est surtout miser sur la bêtise, trait de caractère de l’espèce, donc manne fantastique.
R / Gueguen, que vous le vouliez ou non les hommes sont des moutons c’est une réalité. La question est de savoir ce que l’on fait de ce constat :
a. Machiavel conseillait de recourir à la religion pour que le peuple respecte ses lois, soit plein de bonté, porté à l’union : « Les princes ou les républiques qui veulent se maintenir à l’abri de toute corruption doivent, sur toutes choses, conserver dans toute sa pureté la religion, ses cérémonies et entretenir le respect dû à leur sainteté ; parce qu’il n’y a pas de signe plus assuré de la ruine d’un État que le mépris du culte divin ».
b. Bernays lui proposait la religion consumériste non pas pour rendre le peuple vertueux mais pour en faire des consommateurs électeurs (d’ ou la vente même de la morale).
Gueguen vous ne pouvez pas les amalgamer, ce n’est pas parce que le constat qu’ils ont fait est le même que leurs objectifs sont similaire. Machiavel souhaitait créer une république populaire alors que Bernays une république oligarchique !
- Cela dit, ce dernier a incontestablement préparé le terrain aux Bernays et consorts.
R / Mais il n’a fait que décrire la réalité. Est-ce en cela qu’il a préparé le terrain ?Il aurait du parler de choses qui n’ existent pas ?
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@ Machiavel1983 :
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"Gueguen vous ne pouvez pas les amalgamer, ce n’est pas parce que le constat qu’ils ont fait est le même que leurs objectifs sont similaire. Machiavel souhaitait créer une république populaire alors que Bernays une république oligarchique !"
=> C’est bien vous qui dites ça ???
Ne me disiez-vous pas, sur un autre fil :"on s’en fout, ce qui compte c’est le résultat et le résultat est le même" ? C’est bien le concret qui vous occupe, non ? Fi des projets, fi des grands principes, fi des déclarations d’intention, le réel, il n’y a que ça de vrai, non ?
Quant à la vertu, je ne dis pas que Machiavel ne s’en est pas réclamé, je dis qu’il n’y a pas cru. Il a fait de la vertu un outil parmi tant d’autres, et surtout il l’a décorellée à jamais de la politique.
Dernière chose : Bernays et Machiavel écrivent à des moments-clés de leurs pays respectif. L’unité italienne a motivé plus que tout le second, la montée des fascismes en réaction à l’euphorie marchande a indéniablement inspiré le premier. Realpolitik, même esprit. -
@Eric Guguen
-Ne me disiez-vous pas, sur un autre fil :"on s’en fout, ce qui compte c’est le résultat et le résultat est le même" ? C’est bien le concret qui vous occupe, non ?
Oui tout à fait la fin justifie les moyens, ce sont les résultats visés qui compte et les deux avaient des fins bien différentes même si les moyens préconisés de part et d’autre découlent des mêmes principes !
- Fi des projets, fi des grands principes, fi des déclarations d’intention, le réel, il n’y a que ça de vrai, non ?
R / Les grands principes ne servent à rien dans le concret, c’est vrai ! Les projets sont des choses importantes mais les moyens utilisés pour les concrétiser doivent être réaliste (au cas où le projet est lui-même réalsable).
-Quant à la vertu, je ne dis pas que Machiavel ne s’en est pas réclamé, je dis qu’il n’y a pas cru. Il a fait de la vertu un outil parmi tant d’autres, et surtout il l’a décorellée à jamais de la politique.
R / Ca dépend de comment vous définissez la vertu, moi, selon la définition qu’il en a, je pense que c’est chez lui la chose la plus importante. Je vous pose une question précise : qu’est ce qu’un politique vertueux selon vous ?Pour finir je dirai que la montée du fascisme n’effrayait pas Bernays et ceux pour qui il travaillait, au contraire !
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Réponse à votre question :
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La politique, originellement, est le souci de la vie bonne, qui doit se faire en communauté.
La vie bonne ne se conçoit qu’en cultivant ses vertus, vertus qui s’appuient en particulier sur le droit naturel, prennent leur source dans une prédisposition et ne se manifestent que dans l’accomplissement d’actes vertueux.
Un homme politique vertueux ne peut décemment pas s’en remettre à la Realpolitik. Son souci n’est aucunement de conserver le pouvoir. Si les institutions ne lui permettent plus d’être vertueux, il se démet de sa fonction. Un homme vertueux est un homme qui a une haute opinion des fins qui sont les siennes, ET qui met son action au service de telles fins.
Si la fin est la vie bonne, c’est-à-dire la vie vertueuse, il ne correspond pas au modèle machiavélien. -
D’ accord j’aurais du deviner que vous m’écririez cela, j’ai posé la mauvaise question j’aurais du vous demander l’exemple d’un homme politique vertueux.
Soit allons-y :
- Un homme politique vertueux ne peut décemment pas s’en remettre à la Realpolitik
R / Alors ça n’existe pas un homme politique vertueux, ou alors ce sont des gens qui n’ont jamais eu aucun résultat politique !
-Son souci n’est aucunement de conserver le pouvoir. Si les institutions ne lui permettent plus d’être vertueux, il se démet de sa fonction.
R / Si les institutions sont corrompues que doit il faire ? Rester au pouvoir pour les réformer par des moyens extraordinaire (extra légaux) ou fuir ? Parce que se démettre de sa fonction quand la situation n’est pas idéale, ça s’appelle la fuite !
Alors vous pouvez me sortir l’exemple de Cinncinatus , cependant pendant qu’ il était aux charges , Rome n’ était pas corrompue. Il n’était tellement pas corrompu qu’en pleine lutte des classes, il a suffit que Cinncinatus fasse des reproches aux uns et aux autres pour que la situation se refroidisse !
Dans une Rome corrompue si Cinncinatus s’était comporté de la même manière il aurait certainement été assassiné …
Il faut tenir compte du contexte !
-Si la fin est la vie bonne, c’est-à-dire la vie vertueuse, il ne correspond pas au modèle machiavélien.
R / Eh bien je vous répondrai que si. Sauf que la réalité ce n’est pas la situation idéale, parfois pour en arriver à la bonne vie, il faut agir, être dans l’action … bref de la réalpolitique : tenir compte du contexte et du rapport de force. Ca vous refusez de le voir …il faut être vertueux même au prix de l’effondrement de son Etat ? Pour moi c’est être vicieux ça !
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Machiavel1983, comme votre pseudo l’indique, vous êtes un grand admirateur de Machiavel, ce qui est tout à votre honneur. Mais vous ne pouvez pas projeter sur lui tout ce que vous aimeriez voir chez le penseur idéal !
Dans l’ancien monde, la philosophie politique misait tout sur la recherche de la vertu, ce qui fait aujourd’hui sourire beaucoup de monde. Dans cette même branche de la philosophie, Machiavel, réputé voir les hommes tels qu’ils sont et non tels que l’on aimerait qu’ils soient - autrement dit vertueux !!! - inverse les perspectives, laisse choir la vertu et amorce le tournant moderne qui fera du détournement des passions le moteur de la politique. Les vertus, de ce point de vue, ne sont plus considérées qu’à partir du moment où elles participent de ce détournement.
Vrai ou faux ?
Être vertueux, c’est croire en des principes transcendants, absolus, car cela nécessite un ethos qui se moque de n’y rien gagner de tangible, et qui se moque de la publicité ou non d’actes vertueux. Toutes choses auxquelles n’y vous ni votre illustre modèle ne croyez !!! Assumez-vous !!!
Ce n’est pas parce qu’il vous répugne de voir certaines proximités de méthode entre Bernays et Machiavel qu’il faut abandonner toute logique dans votre point de vue !
Les Anciens, avec leurs vertus, voulaient précisément éviter l’advenue des Bernays. Trop tard à présent, le ver est dans le fruit... -
Dans l’utopie, je suis d’accord avec Éric Guéguen.
Dans la pratique, je suis d’accord avec machiavel1983 -
Quand on parle de Mauss, on parle aussi de son grand oncle Durkheim. De la même façon quand on parle de Burneys, on parle de Freud.
Pourquoi ?
Pas par snobisme, mais parce que l’un comme l’autre se sont appuyés sur les travaux de leurs grand oncle. -
Bernays a mis en pratique les travaux de Freud pour détourner les désirs des masses vers la consommation. Il n’y a rien de complotiste. Tout est théorisé et assumé par son auteur. Lisez propaganda.
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C’est déjà fait, merci de débarquer.
Et il n’a pas "détourné les désirs des masses vers la consommation", ce serait, une fois de plus, chercher des responsabilités de manière unilatérale.
Ce qu’il a fait, c’est profiter des appétits premiers des masses, donc de leur propension à consommer. Pendant qu’ils consomment, ils ne se tapent pas sur la gueule, en concordance avec les préceptes modernes.
Je ne dis pas que ça me plaît, je dis arrêtons d’ignorer la part de soumission volontaire dans le fait capitaliste. -
@Gueguen
-Je précise que si j’aime bien Machiavel, j’ai des désaccords avec lui et je n’aime pas sa tendance à tronquer l’histoire pour ses démonstrations (il ne le fait pas souvent mais bon …).Il n’est certainement pas un penseur idéal pour moi.
-Moi je comprends que vous en voulez à Machiavel le fait d’avoir voulu ‘ appuyer sur les faits, de voir le monde tel qu’il est et non tel qu’il devrait être, en d’autres terme son pragmatisme.
J’ai une question très sérieuse à vous poser. Vos dites : « dans l’ancien monde, la philosophie politique misait tout sur la recherche de la vertu, ce qui fait aujourd’hui sourire beaucoup de monde ».
Ma question : comment se comportait les politiques de l’ancien monde ? Si vous admettez avec moi que les Péricles , Alcibade , Thémistocle , Nabis etc ne faisaient pas de la politique si différemment qu’ aujourd’hui alors j’ ai une question encore plus importante à vous posez : à quoi servait la philosophie politique des anciens ? A imaginer un monde qui n’existe pas peu importe les résultats s’il s’agissait de penser bien ? Si c’est le cas, je peux comprendre que vous en vouliez à Machiavel d’avoir écris de la philosophie au service des réalités politique et d’en avoir fait quelque chose d’utile !
- inverse les perspectives,laisse choir la vertu et amorce le tournant moderne qui fera du détournement des passions le moteur de la politique. Les vertus, de ce point de vue, ne sont plus considérées qu’à partir du moment où elles participent de ce détournement.
Vrai ou faux ?
R /Vrai.- Être vertueux, c’est croire en des principes transcendants, absolus, car cela nécessite unethos qui se moque de n’y rien gagner de tangible, et qui se moque de la publicité ou non d’actes vertueux. Toutes choses auxquelles n’y vous ni votre illustre modèle ne croyez !!! Assumez-vous !!!
R /Machiavel croyait en des principes transcendant et absolu, moi pas s’ils ne sont pas religieux !Se moquer de ce qu’il y’ ait rien à gagner ? Y compris de la vie bonne ? C’est là que je ne vous suis plus …
- Ce n’est pas parce qu’il vous répugne de voir certaines proximités de méthode entre Bernays et Machiavel qu’il faut abandonner toute logique dans votre point de vue !
R /Je n’ai aucune répugnance, je dis juste que leurs fins sont différentes !- Les Anciens, avec leurs vertus, voulaient précisément éviter l’advenue des Bernays.
R / A leur époque, ont-ils réussi à empêcher l’advenue des Alcibiade et des César ?
Est-ce que vous me comprenez ?
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Je poursuivrai en disant que Machiavel, lui, a donné les clés pour que les Alcibiade et les César moderne n’ émmergent pas !
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Vous essentialisez les désirs profonds de la multitude.Qu’en savez-vous qu’il puisse s’agir de leur appétit premier ? La société de consommation ne date pas de l’époque Neandertal, hiboux.
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@ antipub :
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Pourquoi la presse people, cette presse consommable, aura toujours plus de succès qu’une presse de fond ? Pourquoi la télé-réalité fera toujours plus d’adeptes qu’une émission sur le sens de la vie ? Pourquoi ? Parce que Bernays est passé par là ? Non. Parce que le divertissement demande moins d’effort que la réflexion, parce qu’il y aura toujours moins de gens à se poser des questions que de gens à en demander toujours plus.
Ceci, il nous faut l’assumer. Le confort sans limite est une valeur bien mieux partagée que le travail sur soi. Et qu’a dit Bernays ? "Profitons-en." -
@ machiavel1983 :
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En quelques mots :
Prenons Usain Bolt. Il court le 100 mètres en moins de 10 secondes.
Les Anciens auraient dit : ’l’homme court le 100 mètres en moins de 10 secondes".
Les Modernes leur répondent : "faux, ça c’est le monde tel que vous le rêvez, dans le monde réel, il marche sur ses deux jambes et c’est déjà pas mal".
La rupture se situe là :
Pour les Anciens, le fait qu’un seul homme soit capable d’un trait de génie suffisait à en doter l’humanité, en puissance.
Pour les Modernes, l’impératif d’universalisation, voire de formatage, prime le reste et impose un nivellement par le bas. Ceci permet ET de renvoyer la vertu d’un Socrate aux chimères, ET de s’ouvrir un horizon dédié entièrement à la consommation des articles du progrès. -
Alcibiade n’est pas Bernays, et Machiavel n’a pas empêché Napoléon.
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Alcibade n’ est pas Bernays mais il savait faire preuve d’ une démagogie extraordinaire pour manipuler les assemblées et cela a conduit Athènes à sa perte !Machiavel n’ a rien empêché parce qu’ on le lit pas , au contraire ce sont les napoléons qui le lisent ...si on enseignait " le prince "dans les écoles , ça changerai tout !Concernent la discussion sur les appétits des masses et leur propension à consommer , je suis évidemment d’ accord avec vous. Il faut arrêter de déresponsabiliser le peuple , il est le principal acteur de son propre malheur ! -
Vous n’avez pas répondu à la métaphore sportive...
Commençons par lire Nicomaque dans les école, à l’enseigner et le décortiquer. -
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Mais vous savez Eric Gueguen , je vous comprends et j’ aimerai vraiment être d’ accord avec vous.
Le fait est qu’effectivement tout le monde n’est pas Usain bolt.
Si un prédateur surgit brusquement des entrailles de la terre et qu’il court à du 36 km/h sur une longueur de 100 m, le fait est que la plupart d’ entre nous se feront dévorer. On ne peut pas dire sous prétexte que quelques dizaines d’individus sont capable de leur échapper en courant que la solution à ce problème est la vitesse de pointe de l’humanité, ça n’aurait pas de sens. Il faudrait trouver une solution réaliste à ce problème !
Je veux juste dire qu’à un moment pour résoudre un problème il faut prendre en compte les données réellement existantes...
Ceci dit je suis contre le formatage, je veux q’ Usain Bolt puisse courir un 100 m en 9.58 sec. Oui pourquoi pas enseigner Nicomaque (que je n’ ai jamais lu ) mais ça ne changera pas le fait que nous sommes des macaque et que ça ne résoudra pas nos problème tout comme entraîner tout le monde comme Usain bolt ne servirait pas à grand-chose non plus pour échapper à mes prédateurs imaginaires.
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Si un prédateur surgit brusquement des entrailles de la terre et qu’il court à du 36 km/h sur une longueur de 100 m, le fait est que la plupart d’ entre nous se feront dévorer.
Il faut croire que quand ça arrivait tous les jours, on etait motivés pour courrir.
Empreintes fossiles de pieds dans la boue, et pour une vitesse de 36km/h, et pour chasser apparement, Usain Bolt peut aller se rabiller
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/australiaandthepacific/australia/ 1506198/Fossil-footprints-step-out-of-20000-year-past.html -
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@gueguen
il ne faudrait pas non plus déculpabiliser bernaysmeme s il ne fait que s appuyer sur les traits humains prééxistants,Lui et tout les marketeurs qui l ont suivi n éxacerbent que les pires défauts, les 7 pechers capitaux si propres au capitalisme libéralisé, et jamais les vertus traditionnelles.Dans ce domaine, il y a une hierarchie intellectuelle, dont bernays est le maitre précurseur et les consommateurs moutonniers ses éleves.Si un enfant vous crache dessus devant son pere qui rigole,a qui des deux vous en prendrez vous ? -
Davideduardo, un enfant, lui, n’a pas le droit de vote.
Je veux bien me retourner contre le père, mais dans ce cas, que les choses soient claires, et que l’on considère effectivement les consommateurs comme de simples enfants.
Voyez-vous ce que je veux dire ?... On ne peut pas éternellement ménager la chèvre et le chou. -
Cela dit je n’ai bien sûr aucune espèce de sympathie pour ce genre de personnages, typiquement contemporains. Mais dans l’océan de haine qui se déverse ici sur lui, je me permets d’être la misérable goutte un peu moins salée.
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oui nous sommes des enfants, dans le sens que nous ne sommes pas intellectuellement achevés, nous ne sommes pas des dieux, ou des philosophes dont la sele raison nous guide,
des penseurs nous déterminent (et se déterminent aussi entre eux)avoir le droit de vote ou le choix de consommer ou pas ne change rien au probleme, un enfant a lui aussi des choix a faire....il ne faudrait pas non plus, conclure a la dictature du philosophe roi de platon.Il y a des guides vertueux et des guide interressés (comme ce bernays).Choisir de suivre les premiers et de dénoncer les second dans l optique de faire grandir ces enfants.
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